mardi 18 juin 2019 08:58:56

Législatives et municipales en Mauritanie : Quant souffle l’harmattan

Au pays de l’Harmattan, le champ politique s’anime et les différents partis d’opposition s’empressent d’affuter leurs armes en vue des prochaines échéances électorales.

PUBLIE LE : 06-08-2018 | 0:00
D.R

Au pays de l’Harmattan, le champ politique s’anime et les différents partis d’opposition s’empressent d’affuter leurs armes en vue des prochaines échéances électorales.
L’annonce du président Mohamed Ould Abdelaziz de ne pas briguer un second mandat en 2019 conformément à la Constitution, a aiguisé les appétits des différents acteurs politiques qui s’affairent à esquisser des alliances pour une future pôle position.  
Ainsi, une centaine de partis politiques mauritaniens ont déposé des dossiers de candidature auprès de la Commission nationale électorale indépendante (CENI) pour participer aux élections législatives et municipales prévues le 1er septembre prochain. Selon les observateurs, les partis l'Union pour la République (au pouvoir) et Tawassoul sont les principaux favoris de ces élections qui permettrait la mise en en place d'une Assemblée nationale, ainsi que des conseils communaux et régionaux.
En respectant l’ordre constitutionnel le président mauritanien a crée une situation inédite et dans laquelle les partis ont été pris au dépourvus. L’opposition s’est retrouvée à court d’élan.  Les déclarations du président Ould Abdelaziz lui ont retiré le seul argument qui la fédère.
D’autant qu’en ignorant le nom du dauphin, les formations politiques se retrouvent désarmées pour cause d’absence de cible qui donnerai un certains sens aux attaques politiques. D’où l’impératif de remettre les troupes en ordres. Côté majorité, la guerre de leadership et le jeu des clans s’organisent. Mais en véritable timonier le Chef de l’état veille au rajeunissement du parti (Union pour la République).
Dans l’opposition, l’incapacité d’élaborer un projet de société attractif, et la guerre des ego, ont dessiné l’échec déjà palpable lors du referendum constitutionnel du 5 août 2017, qui n’avait pas provoqué l’engouement escompté par les dirigeants du pays et dont l’opposition n’a pas su tirer profit.
En soufflant comme à chaque début de l’automne sur les côtes mauritaniennes, l’harmattan réussira t-il cette fois ci à drainer avec lui les prémices d’une nouvelle alternative démocratique ?
M. T.       
 

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