lundi 18 novembre 2019 23:47:26

Finance islamique et de l’assurance «Takaful» : Renforcer l'inclusion financière

Un symposium de la finance et l’assurance islamiques se tiendra les 24 et 25 novembre prochain au Palais de la culture à Alger. Sollicité par nos soins, Ezzedine Ghlamallah, consultant co-fondateur du cabinet de conseil et de formation en finance islamique SAAFI, organisateur de l’évènement, souligne que ce symposium vise à «assurer la meilleure implantation possible de la finance islamique et de l’assurance Takaful en Algérie».

PUBLIE LE : 18-07-2018 | 0:00
D.R

Un symposium de la finance et l’assurance islamiques se tiendra les 24 et 25 novembre prochain au Palais de la culture à Alger. Sollicité par nos soins, Ezzedine Ghlamallah, consultant co-fondateur du cabinet de conseil et de formation en finance islamique SAAFI,
organisateur de l’évènement, souligne que ce symposium vise à «assurer la meilleure implantation possible de la finance islamique et de l’assurance Takaful en Algérie».

Véritable carrefour et point de convergence de l’expertise et des compétences, ce rassemblement d’experts nationaux et internationaux, ajoute-t-il, «doit permettre d’apporter aux institutionnels et aux professionnels du secteur bancaire, assurantiel et financier de la place d’Alger toute l’expertise indispensable à la réussite de ce nouveau défi».
L’objectif, enchaîne M. Ghlamallah, également chargé de l’enseignement dans des universités françaises, est «d’accompagner les efforts des pouvoirs publics dans leur rôle d’intégration des produits de la finance islamique, dits alternatifs, et conformes aux préceptes de l’Islam dans le système financier national en vue de l’élargissement de la bancarisation et l’inclusion des ressources financières disponibles». Pour l’universitaire, l’ensemble des mesures prises dans le cadre de la finance islamique sont appelées à permettre à l’Algérie à «mieux financiariser son économie affaiblie par des exportations insuffisantes et le poids du marché informel».

Finance islamique : 3700 milliards USD d’actifs en 2022

L’utilisation des Sukuk, à titre d’exemple, «va permettre à l’Algérie de diversifier ses sources de financement externes en lui donnant accès aux investisseurs institutionnels islamiques, mais elle va aussi contribuer au financement de ses entreprises nationales qui pourront, une fois que le marché sera mature, trouver en ces titres hybrides participatifs une solution de financement à leurs problématiques de trésorerie sans pour autant passer par une introduction en bourse ou avoir recours à des émissions obligataires». Quant à l’offre de produits bancaires grand public, M. Ghlamallah précise qu’elle aura pour premier effet de «soutenir le marché de l’immobilier et de la construction grâce à l’octroi de nouveaux crédits». Les banques arriveront, quant à elles, «à drainer de nouvelles ressources dormantes thésaurisées hors circuit bancaire ou en circulation sur le marché informel». Par ailleurs, l’universitaire précise que la finance islamique représente aujourd’hui moins de 2% du secteur financier mondial, avec plus de 2 200 milliards d’euros d’actifs. Un chiffre que serait selon les prévisions de l’ordre de 3700 milliards USD en 2022. Dans une contribution publiée récemment au journal français La Tribune, M. Ghlamallah a indiqué que «la régulation des banques islamiques doit refléter la nature des risques auxquels ces dernières sont exposées». Quant à l'infrastructure financière nécessaire à une réglementation et à une supervision efficace, «elle nécessite des pratiques régulationnelles supplémentaires ou spécifiques pour gérer les risques inhérents aux opérations bancaires islamiques». D’autre part, M. Ghlamallah expliquait que la stabilité financière «garantit qu'un système financier résiste aux chocs économiques afin de remplir ses fonctions». En raison de la nature différente des actifs et des passifs des banques, un système bancaire islamique «devrait être plus stable par rapport à la banque conventionnelle. Néanmoins, un suivi est également nécessaire. Surtout dans un monde financier où les institutions et les produits sont interconnectés et où les phénomènes de contagions peuvent survenir à tout moment».
Fouad Irnatene

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