mardi 13 novembre 2018 02:34:29

Morsures de scorpion : 1.751 victimes à Biskra

1.751 personnes ont été victimes de morsures de scorpions durant le premier semestre 2018 dans la wilaya de Biskra, a-t-on appris lundi auprès de la Direction de la Santé et de la Population (DSP).

PUBLIE LE : 12-07-2018 | 0:00
D.R

1.751 personnes ont été victimes de morsures de scorpions durant le premier semestre 2018 dans  la wilaya de Biskra, a-t-on appris lundi auprès de la Direction de la Santé et de la Population (DSP). Le premier décès, enregistré en mai dernier, concerne une fille âgée de 14 ans originaire de la localité de Sidi Okba, tandis que le second cas, enregistré en avril dernier, concerne un enfant résidant dans la région d’El Okla (wilaya de Khenchela) qui a été transféré aux services hospitaliers de la wilaya de Biskra où il a rendu l’âme suite aux complications de l'envenimement scorpionique, a indiqué le chef du service Prévention, Djamal Nadji.
La dernière vague de chaleur qu’a connue la wilaya de Biskra a contribué à l’augmentation de l'activité de cet insecte qui tente de trouver des zones humides et froides pour se protéger et chercher de la nourriture à proximité des habitations et des vergers, le soir, constituant ainsi un danger pour les habitants, a expliqué le même responsable. «L'arrivée tardive des victimes de piqûres scorpioniques aux services hospitaliers aggrave la situation et peut entraîner la mort», a affirmé, par ailleurs,
M. Nadji, soutenant que la blessure au niveau de la partie supérieure du corps et des membres augmente les risques d’autant que, a-t-il dit, l'état émotionnel de la victime provoque la propagation rapide du poison dans l’organisme.
Concernant le recours à certaines méthodes traditionnelles pour traiter la piqûre du scorpion comme tenter d’aspirer le poison à l’emplacement même de la piqûre, ou en utilisant du gaz et des plantes médicinales, M. Nadji a indiqué que «tout cela accentue la gravité de la situation.» Selon lui, le seul traitement efficace demeure le transfert rapide des personnes touchées aux structures de santé pour recevoir le vaccin approprié.
La lutte contre ce phénomène reste tributaire de la sensibilisation des populations rurales quant à la nécessité de prendre des mesures préventives pour enlever les ordures, d’élever des animaux tels que les chats et les poules qui se nourrissent de ce type d’insectes, en sus de la lutte avec des produits chimiques et la collecte de scorpions.

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