samedi 17 novembre 2018 12:48:25

ORGANISATION NATIONALE DES MOUDJAHIDINE : La carte des pieds- noirs « ne servira pas de moyen de pression »

L'Organisation nationale des moudjahidine a affirmé, hier à Alger, que les menaces de faire sortir le dossier de restitution des prétendus biens des colons et des pieds-noirs en Algérie, et le retour des harkis au pays «ne serviront pas de moyens de pression et de chantage» contre l'État algérien

PUBLIE LE : 11-07-2018 | 0:00

L'Organisation nationale des moudjahidine a affirmé, hier à Alger, que les menaces de faire sortir le dossier de restitution des prétendus biens des colons et des pieds-noirs en Algérie, et le retour des harkis au pays «ne serviront pas de moyens de pression et de chantage» contre l'État algérien. Dans un communiqué, l'ONM a estimé que le dossier relatif à la restitution des prétendus biens des colons et des pieds-noirs, évoqué à tout bout de champ par la partie française, «ne pourrait en aucun cas servir de moyen de pression et de chantage, eu égard aux grands sacrifices consentis par le peuple algérien durant la Révolution». Ces biens dont parlent les Français «ont été spoliés de leurs   propriétaires légitimes par la force et en vertu de lois iniques», a indiqué l'ONM. L'État algérien a veillé à traiter ce dossier à travers la mise en place d'un système juridique qui a consacré le droit du peuple algérien à la restitution de ses biens spoliés, conformément à la légalité internationale qui «n'approuve pas la spoliation comme outil de confirmation du droit de propriété, aussi bien pour les individus que pour les États». «Le dossier des harkis a été clos définitivement pour l'État algérien, et, par conséquent, il ne fera en aucun cas l'objet de chantage. C'est une question qui concerne la France seule et n'a aucune relation avec notre   État». L'ONM a rappelé la position de l'État français vis-à-vis des Français qui «ont choisi, au lendemain de l'occupation de leur pays par les nazis, de coopérer avec l'occupant. Bien que plus de 70 ans soient passés, ils continuent à faire l'objet de poursuites et de sanctions, outre leur   privation de leurs droits civils». L'ONM a déploré le fait que certains responsables d'institutions françaises officielles «sont toujours nostalgiques de "l'Algérie française", au point de revendiquer des droits illégitimes sur lesquels l'histoire à d’ores et déjà tranché». (APS)  
 

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