mardi 13 novembre 2018 20:06:42

Résolution du conflit entre l’éthiopie et l’érythrée : Engagement pour la mise en œuvre des accords d’Alger

L'accord d’Alger, signé en 2000 entre l’Érythrée et l'Éthiopie, vient de trouver, avant-hier à Asmara, toute son application, avec une déclaration conjointe entre les deux pays, formalisant leur rapprochement et stipulant l’arrêt d’une guerre, dont le spectre était jusqu’ici menaçant.

PUBLIE LE : 10-07-2018 | 0:00
D.R

L'accord d’Alger, signé en 2000 entre l’Érythrée et l'Éthiopie, vient de trouver, avant-hier à Asmara, toute son application, avec une déclaration conjointe entre les deux pays, formalisant leur rapprochement et stipulant l’arrêt d’une guerre, dont le spectre était jusqu’ici menaçant.

Au lendemain d'une rencontre historique entre le président érythréen, Issaias Afeworki, et le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, les deux dirigeants ont signé une «déclaration conjointe de paix et d'amitié», a indiqué M. Yemane Gebremeskel, ministre érythréen de l’Information.  Ce texte déclare notamment que «l'état de guerre qui existait entre les deux pays est arrivé à sa fin. Une nouvelle ère de paix et d'amitié s'ouvre». «Les deux pays œuvreront à promouvoir une étroite coopération, dans les secteurs de la politique, de l'économie, du social, de la culture et de la sécurité», ajoute ce document.  Il confirme l'essentiel des annonces effectuées dimanche, à savoir la reprise du commerce, des transports et des télécommunications entre les deux pays, le rétablissement des liens diplomatiques et la mise en œuvre de l'accord international sur le respect de la frontière.  La rencontre de dimanche —la première depuis 20 ans entre les deux plus hauts dirigeants érythréens et éthiopiens— faisait suite à l'annonce par M. Abiy en juin de la volonté de l'Éthiopie d'appliquer l'accord de paix signé en 2000 à Alger avec l'Érythrée et les conclusions de la commission internationale indépendante sur la démarcation de la frontière. L'Éthiopie et l'Érythrée se sont livré de 1998 à 2000 une meurtrière guerre conventionnelle qui a fait quelque 80.000 morts, notamment en raison d'un désaccord sur leur frontière commune. Le refus éthiopien d'appliquer une décision en 2002 d'une commission soutenue par l'ONU sur le tracé de la frontière a ensuite, entre autres, entretenu l'animosité entre les deux pays. En décidant de tourner la page du conflit, en respectant l'accord de paix d'Alger, les deux dirigeants offrent ainsi à l’Afrique un joli présent celui de rendre ce continent, qui vient de tenir sont 31e sommet avec pour axe principal l’intégration régionale, résolument tourner vers l’avenir.
M. T.

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