dimanche 22 juillet 2018 17:12:22

Prise en charge médicale des migrants subsahariens : Un engagement exempt de tout reproche

Les résultats d’une enquête nationale seront révélés en septembre.

PUBLIE LE : 10-07-2018 | 0:00
D.R

Le Centre interministériel chargé du suivi et de l’analyse des problèmes migratoires vient d’achever son enquête nationale traitant de l’ensemble des prestations médicales dont ont bénéficié, depuis 2014, les migrants subsahariens, (femmes et enfants plus particulièrement) qui ont accédé clandestinement au territoire national. «Le travail effectué dans le cadre de cette enquête a permis de lever le voile sur le nombre important des ces prestations médicales, assez considérable et variés» a indiqué hier, M. Hassen Kacimi, cadre supérieur au ministère de l’Intérieur et coordinateur de l’action du Centre interministériel cité plus haut. Contacté par El Moudjahid, notre interlocuteur informe que les résultats de cette enquête seront communiqués le mois de septembre prochain. «Cette enquête est très importante et ses résultats seront révélés à l’opinion en septembre, au cours d’une conférence de presse à laquelle prendront part plusieurs ambassadeurs accrédités en Algérie, notamment les représentants du Haut commissariat des réfugiés de l’Onu (UNHCR) et de l’Organisation internationale de migrations (OIM)» précisera en outre M. Kacimi. «Des walis de la République —notamment ceux à la tête des wilayas frontalières du Sud concernées par l’afflux des migrants vers l’Algérie — seront également conviés à participer à cette conférence. M. Kacimi ajoutera : «nous souhaitons organiser cette conférence sous les auspices d’un événement grandiose, c’est-à-dire à la hauteur de la mobilisation sans faille de nos infrastructures de santé au profit des migrants» Il insistetz surtout sur la présence du wali de Tamanrasset, Djilali Doumi à cet événement médiatique un des plus attendus de la prochaine rentrée sociale. Cette wilaya de l’Extrême sud, frontalière avec le Niger est la première destination d’afflux de migrants se comptant par des centaines, voire des milliers qui déferlent sur son territoire. Ils sont aidés en cela par des passeurs au nombre de 7.000  à partir de la ville nigérienne d’Agadez où ils tirent profit des dividendes certains en expédiant successivement des convois de migrants clandestins vers l’Algérie. Déjà dépourvus de moyens élémentaires d’une vie décente au sein même de leurs pays qu’ils «fuient» pour des raisons d’instabilité chronique mais aussi compte tenu de leur situation socio-économique délétère, les migrants qui parviennent à rejoindre Tamanrasset après une traversée du désert exposée bénéficient aussitôt d’une prise en charge pluridisciplinaire à Tamanrasset. Ils sont nourris et hébergés au sein du Centre d’accueil des migrants situé au chef lieu où ils reçoivent un traitement humanitaire à la hauteur de l’engagement exempt de tout reproche qu’assurent les autorités algériennes depuis 2014 à ce jour.

40% des prestations au profit des migrants à Tamanrasset

Dans la capitale de l’Ahhagar, 40 % des prestations médicales assurées par les différents services de santé opérant au niveau de cette wilaya sont au bénéfice des migrants, majoritairement des femmes et des enfants. Ce taux a été récemment communiqué par le premier magistrat de la wilaya, lors d’une opération de rapatriement de plus de 350 migrants clandestins dans leur pays d’origine.
Il expliquera aussi dans le cas où l’état de santé des migrants fait l’objet de complications nécessitant un transfert vers le nord, les frais du transport par voie aérienne sont à la charge de l’Etat. Ces opérations des prises en charge des migrants dans les structures de santé du nord du pays ont déjà couté la bagatelle de 2,6 millions de dinars.
Une enveloppe de 100 millions de dinars a été allouée au service d’hémodialyse de Tamanrasset où la prise en charge des migrants souffrants d’insuffisance rénale est de plus en plus considérable. Autant de ressources financières déboursées dans le secteur de la santé à Tamanrasset ont fait dire au wali M. Djilali Doumi que «la prise en charges médicales des migrants subsahariens pèse sur de le budget de l’Etat».
C’est le cas de le souligner en effet, sachant qu’au niveau national, l’Etat a déjà consentis par moins de 12 millions d’euros depuis 2014 pour assurer une prise en charge des migrants subsahariens dont plus de 33.000 ont été rapatriés dans leurs pays d’origine après avoir fait l’objet d’une assistance humanitaire et d’un traitement assuré dans le strict respect de la dignité humaine en vertu des instructions du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika.
    Karim Aoudia

 

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