dimanche 23 septembre 2018 06:34:21

NOUVELLES D’ORAN

Le déficit budgétaire passe de 106 à 22 milliards la fiscalité remonte

PUBLIE LE : 05-07-2018 | 0:00
D.R

Grâce à la stratégie de développement de ses ressources financières et valorisation de son patrimoine conformément aux directives du ministère de l’intérieur, des collectivités locales et de l’aménagement du territoire, le déficit budgétaire de la commune d’Oran a nettement reculé cette année en passant de 106 milliards de Cts en 2015 à 22 milliards en 2018 alors qu’il avait été estimé  en 2016 à 60 milliards et en 2017 à 40 milliards de Cts.

Ces chiffres ont été révélés récemment par le président de la commission des finances et vice-président de l’assemblée communale Ouaed Mohamed lors de la 3e session ordinaire tenue au siège de l’APC et à laquelle ont pris part des représentants du syndicat et de la société civile. Ainsi, concernant les recettes communales inhérentes à l’exercice de 2017, les données font état d’un montant de 406 milliards de cts générés de la fiscalité, 57 milliards correspondant au rendement de l’exploitation du patrimoine communal et 43 milliards collectés du paiement de la taxe d’assainissement, sachant que la commune a bénéficié d’une subvention de 76 milliards de cts, totalisant l’aide accordée par la wilaya et le FCCL ( Fond commun des collectivités locales). Pour illustrer l’importance de l’effort déployé par l’ APC en vue de développer ses ressources financières et valoriser son patrimoine, M. Ouaed Mohamed rappelle que le budget de l’APC d’Oran avant la crise financière (2014-2015) ne dépassait pas les 13 milliards contre 83 milliards grâce aux mesures décidées par l’assemblée. «Nous sommes en train de réfléchir pour céder, éventuellement, et dans le cadre des concessions,  l’exploitation des espaces verts, des salles de sports et les stades de proximité appartenant à la commune. Cela nous permettra d’augmenter davantage nos ressources financières», a confié le responsable à notre journal. Selon lui, «la commune d’Oran n’est plus la deuxième commune après Hassi Messaoud en terme de recettes, car elle a été dépossédée d’un nombre important de ses ressources financières. Elle ne gère plus certaines infrastructures sportives, ni les salles de cinéma qui sont exploitées depuis plus d’une année par l’ONCI. Certaines gares routières ont été délocalisées vers des sites relevant d’autres communes. Tous ces changements ont fait baisser les rentrées d’argent de la commune», assure notre interlocuteur avant de souligner que 90% du budget communal est dédié à la masse salariale. Il y a lieu de noter, par ailleurs, que la précédente  assemblée communale a traité de  nombreux dossiers et a délibéré sur un nombre de conventions. Les élus ont délibéré sur une  convention du FCCL d’un montant de 30 milliards de cts consacré aux grandes opérations d’embellissement de la ville. D’autres conventions non moins importantes ont été approuvées dont celles portant sur un montant de 2,6 milliards destiné au financement de l’installation des chauffages dans les écoles et 30 milliards de cts pour la prise en charge d’une partie des dettes communales et la révision tarifaire des contrats de location des biens communaux  notamment à caractère commercial. Dans ce registre il y a lieu de noter que l’assemblée communale sortante qui a vu la réélection de son président pour un nouveau mandat, avait décidé d’une série de mesures visant à augmenter les ressources financières de la ville. Dans ce registre, les élus ont adapté des anciens textes avec les dispositions de la loi de finances, ce qui va leur permettre de procéder au recouvrement de la taxe sur les plaques professionnelles. Ainsi ce sont, désormais, les secteurs urbains qui vont prendre en charge l’opération de recouvrement de cette taxe générée de l’affichage des plaques de l’activité professionnelle libérales à l’instar des cabinets de médecins, d’avocats et des commissaires aux comptes, etc. L’autre mesure prise par l’éxécutif sortant est relative à l’augmentation de droits de la table à hauteur de 50% et dont le montant varie entre 400 et 800 DA/jour en fonction de l’endroit.
L’assemblée communale avait, aussi, délibéré sur une décision permettant au trésorier de la commune de percevoir les droits pour l’affichage urbain à caractère publicitaire. Cette délibération devait permettre à la commune le recouvrement d’un passif de créances estimé à 28 millions de DA et la réalisation d’une recette supplémentaire de l’ordre de 100 millions de DA/an  à compter de 2017.


Suppression des paraboles sur les terrasses et balcons de 100 immeubles
Les façades prennent de la couleur

Dans le cadre des actions d’aménagement, de traitement de l’environnement et l’embellissement de la ville, une opération de suppression les antennes paraboliques individuelles sur les façades des immeubles situés sur les grands boulevards a été lancée récemment, indique un rapport établi par les services de la wilaya, communiqué aux services de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire. Ces paraboles individuelles ont été remplacées par une unité gérante installée sur la terrasse de chaque immeuble. L’on apprendra ainsi qu’une centaine d’immeubles ont été débarrassés de ces antennes et 19 autres ont bénéficié des travaux d’embellissement.
Le même document fait état de création de 5,6 km d’espace vert sur les grands axes menant au chef lieu de la ville, notamment celui de l’aéroport d’Es Sénia et une autre superficie de 65 m2 répartie sur différents sites. Dans le même registre, 100.000 arbres ont été plantés à travers les communes de la wilaya. Il est à noter, par ailleurs, que le taux   d’avancement des travaux de ravalement des façades des immeubles au centre ville d’Oran a atteint 75% selon les informations communiquées par la cellule de communication de la direction du Logement de la wilaya, maître d’œuvre du projet.
Cette dernière a fait savoir que six entreprises ont été désignées pour assurer les travaux de ravalement de façades de 15 immeubles situés dans les principales artères de la ville. Dans le quartier 870 logements à Yaghmouracen, l’avancement est estimé à 90% après la sélection de quatre entreprises pour assurer l’opération concernant dix immeubles, a-t-on indiqué. Quant à l’immense chantier de réhabilitation du patrimoine immobilier représentant une haute valeur architecturale, qui est à l’arrêt depuis plus d’une année, l’on croit savoir d’une source autorisée qu’il sera bientôt relancé.
 Depuis 2012, l’ambitieux programme de rénovation du patrimoine immobilier à haute valeur architecturale menée par l’OPGI, engendre une refonte en profondeur du centre ville d’Oran, contribuant ainsi, à changer son image, à l’embellir et à lui donner plus d’attractivité. En effet, même si le programme tâtonne pour des raisons liées à la crise financière, n’empêche que de nombreux chantiers ont été livrés, précisément sur le boulevard Maâta, la rue Larbi Ben M’hidi et le boulevard «la Soummam». Le résultat obtenu par la rénovation et restauration de certains immeubles est juste spectaculaire. Il faut dire que certains immeubles du centre ville sont, en effet, des joyaux architecturaux qui suscitent, à la fois, émerveillement et curiosité.
Malheureusement, leur entretien n'a pas été pris en charge et des décennies après, ce patrimoine immobilier, s'est gravement dégradé et les façades de certains édifices ont subi des métamorphoses repoussantes, parfois hideuses, d’où le lancement, par le gouvernement d’un vaste programme de réhabilitation de 600 immeubles à Oran dont une centaine au centre ville. Cette opération a bénéficié initialement d’un budget global de 750 milliards de centimes et a été scindée en deux tranches de 200 et 400 immeubles. Dans un premier temps, les travaux ont été confiés à des entreprises étrangères, notamment des sociétés espagnoles, françaises et italiennes spécialisées dans la restauration du vieux bâti. Les travaux portent, essentiellement, sur l’entretien de l’étanchéité, le traitement des façades et celui des parties communes.


Diversification des ressources financières de la wilaya d’Oran
Un cahier de charges pour mettre en location des locaux


Dans le cadre de la valorisation et l’exploitation rationnelle des biens publics appartenant à la wilaya et en application à une directive du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et l’Aménagement du territoire, les services de l’Administration locale et en coordination avec les élus de l’assemblée populaire de wilaya, ont précédé à l’élaboration d’un nouveau cahier de charges pour mettre en location des locaux commerciaux appartenant à la wilaya. Cette opération s’inscrit dans le cadre de diversification des ressources financières
 


Bir El Djir
Réouverture de l’antenne administrative de Haï Khmisti


L’antenne administrative de Haï Khmisti a rouvert ses portes aux citoyens, après une année de fermeture pour travaux de réhabilitation et d’extension. Cette opération a bénéficié d’un financement à près de 2,7 milliards de cts, prélevés du budget communal. La structure qui s’étendait sur un terrain de 80 m2, a bénéficié d’une extension d’une superficie de 400 m2. Pour le moment, seul le 1er étage sera exploité. Les travaux du deuxième étage n’ont pas encore été achevés et devront bénéficier d’une enveloppe supplémentaire, ont indiqué les responsables de la commune.

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