dimanche 22 juillet 2018 17:35:53

Formation professionnelle : L'expertise suisse en débat

Une rencontre sur la formation professionnelle et l'apport des entreprises suisses intitulée «Un modèle gagnant» organisée par l'ambassade de Suisse et le Club d'affaires algéro-suisse, s'est tenue, hier, à l'hôtel El-Aurassi, en présence de M. Mébarki, ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnels et de l'ambassadeur de Suisse, Mme Muriel Berset Kohen.

PUBLIE LE : 28-06-2018 | 0:00
D.R

Une rencontre sur la formation professionnelle et l'apport des entreprises suisses intitulée «Un modèle gagnant» organisée par l'ambassade de Suisse et le Club d'affaires algéro-suisse, s'est tenue, hier, à l'hôtel El-Aurassi, en présence de M. Mébarki, ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnels et de l'ambassadeur de Suisse, Mme Muriel Berset Kohen. Cette rencontre, auquel ont pris part des chefs d'entreprises suisses et algériennes qui s'impliquent dans la formation professionnelle ainsi que Nicola Bürgisser, député au Grand Conseil du Canton de Fribourg en Suisse et professeur à l'école de formation professionnelle, a présenté le modèle suisse. Exposant l'expérience de son pays dans le domaine de la formation professionnelle, Mme Muriel Berset Kohen, a précisé que «la formation professionnelle en Suisse est une tâche commune des autorités et des organisations du secteur privé et cela contribue à sa haute qualité».
Elle indiquera que «le système dual de formation professionnelle est caractérisé par l'alternance entre théorie et pratique, entre l'école professionnelle et l'entreprise». Mettant en avant l'importance du secteur privée dans l'équation de la formation professionnelle helvétique, la diplomate suisse estimera que «le secteur privé est de loin le partenaire le plus important et qui apporte le plus de ressources au modèle suisse». Et d'ajouter que ses représentants sont chargés de définir et de mettre à jour en permanence le contenu des compétences. «Les entreprises proposent des places d'apprentissage aux jeunes et couvrent la partie pratique de la formation», dira-t-elle. Dans son discours, le ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnels a indiqué que la rencontre est une opportunité pour se concerter et d'échanger sur les problématiques de la formation professionnelle dans la formation aux métiers dans la formation continue des salariés des entreprises.
Il soulignera que «la formation de la ressource humaine qualifiée est un élément incontournable dans toute politique de développement socioéconomique et de compétitivité des entreprises. La fonction formation est un élément fondamental pour préparer les compétences nécessaires». Il rappellera à l'occasion les investissements consentis par l'Etat algérien dans le secteur de la formation professionnelle, qui s'est, selon lui, considérablement développé, ces dernières années, mais aussi les résultats enregistrés dans le même secteur. «L'évolution significative des principaux indicateurs quantitatifs et qualitatifs du secteur de la formation est, dans une large part, le fruit du partenariat avec le monde économique, que nous avons ancré en tant que principe fondamental dans notre politique nationale», a expliqué le membre du gouvernement. Il ajoutera que l'objectif de son département est d'accroître les capacités du système de formation et d'enseignement professionnels, pour répondre aux besoins des personnes et des entreprises, par une meilleure adaptation de l'offre de formation à la demande économique». Selon elle, les entreprises suisses en Algérie sont actives dans la formation et prêtes à partager leur expérience alors que l'Algérie développe son système de formation professionnelle, tout en soulignant que le taux de chômage dans la Fédération helvétique ne dépasse pas les 3%.
De son côté, Leïla Aimouche, présidente du Club d'affaires algéro-suisse, a souligné que la création de nouveau club d'affaires a pour objectif de dynamiser et promouvoir les échanges économiques entre la Suisse et l'Algérie, soutenir la mise en contact entre les entreprises suisses et les entités économiques en Algérie, partager l'expérience des membres du Club avec les entreprises suisses nouvellement installées ou intéressées à investir en Algérie et encourager la formation professionnelle et la coopération entre la Suisse et l'Algérie. En présentant l'expérience suisse, Nicola Bürgisser, député au Grand Conseil du Canton de Fribourg en Suisse, a affirmé que la formation professionnelle permet aux jeunes de prendre pied dans le monde du travail et assure la relève en formant des professionnels et cadres dirigeants. Il dira que deux tiers des jeunes en Suisse optent pour une formation professionnelle initiale avec un choix entre près de 230 formations en apprentissage. Pour lui, ce modèle suisse prend en compte les capacités et les souhaits des jeunes et implique une forte orientation vers le marché du travail : les formations proposées correspondent à ses besoins.
De plus, selon lui, des formations et des procédures de qualifications nationales permettent de suivre ultérieurement des études dans une haute école de niveau universitaire : «la formation professionnelle n'est pas une voie de garage». Le professeur de la formation professionnelle affirmera cependant que l'implication active des entreprises dans la formation professionnelle «est une situation win-win» : en Suisse elle contribue à l'un des taux de chômage les plus bas au monde (3%)».
Mohamed Mendaci

 

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