jeudi 19 juillet 2018 06:17:34

Stratégie nationale d’exportation : Sortir de la dépendance aux hydrocarbures

«De nouvelles règles économiques sont nécessaires pour mener à bon port la stratégie nationale de l’exportation», a déclaré, hier au siège d’Algex à Alger, le ministre du Commerce qui a présidé les travaux du 4e atelier de consultation des acteurs.

PUBLIE LE : 27-06-2018 | 0:00
Ph : A.Asselah

Réduire la vulnérabilité économique du pays.
De nouvelles règles économiques sont nécessaires.
Le gouvernement a déjà pris une série de mesures de facilitation.


«De nouvelles règles économiques sont nécessaires pour mener à bon port la stratégie nationale de l’exportation», a déclaré, hier au siège d’Algex à Alger, le ministre du Commerce qui a présidé les travaux du 4e atelier de consultation des acteurs. L’émergence des exportations hors hydrocarbures, explique Saïd Djellab, «n’est pas uniquement une question technique ou de levée de contraintes, elle suppose une culture nouvelle qui s’appuie, entre autres, sur la prise du risque, le compter su-soi». Dans sa communication, le ministre précise, de prime abord, que l’élaboration d’une SNE à moyen terme «vient répondre à une problématique économique qui remonte à près d’une vingtaine d’années», précisant que «les exportations hors hydrocarbures n’ont jamais réussi à franchir la barre des 3 milliards de dollars». Et rappelle que la chute des prix de pétrole de 2014 et la contraction drastique des recettes «ont entraîné un sursaut dans la conscience nationale». Aujourd’hui, la donne est claire, aux yeux du premier responsable du Commerce. «Sortir de la dépendance aux hydrocarbures, réduire la vulnérabilité économique du pays ne sont pas un choix, mais une obligation».

 « Libérer l’initiative privée »

Aux nouvelles règles économiques nécessaires, s’ajoutent, selon le ministre, l’émergence dans les meilleurs délais et à moindre coût, «des exportations hors hydrocarbures compétitives à haute valeur ajoutée», ainsi que l’impératif de valoriser le potentiel existant et de «le cerner d’une manière sectorialisée et territorialisée, pour le traduire en idée de projets». M. Djellab préconise de libérer l’initiative privée, «pour aller à la rencontre des idées de projet à l’export». Pour ce faire, s’impose, en général, «l’amélioration du climat des affaires et en particulier de celui de l’export». À ce sujet, le ministre rappelle que le gouvernement a déjà pris une série de mesures de facilitations, d’autres le seront au moment opportun. À propos du projet, M. Djellab relève le mérite de cette démarche «d’amorcer un processus de réflexion autour des contraintes, ainsi que le lancement de la mise en œuvre de la SNE autour d’une vision globale à moyen terme et d’une série de 8 plans stratégiques et opérationnels».
Ces plans concernent quatre secteurs- pilotes qui ont un potentiel avéré pour l’exportation. Enchaînant, le ministre dit qu’il «est temps de se projeter vers la mise en œuvre de la stratégie à partir de 2019, tout en indiquant que le plus grand soin «devra être accordé aux dispositifs institutionnels de mise en œuvre de la SNE».
Dans cette optique, il explique que le système de suivi et d’évaluation «permettra d’assurer la remontée de l’information sur la mise en œuvre de ladite stratégie, ainsi que les résultats obtenus». Il y a moins d’une semaine, le ministre du Commerce a présidé à Alger la deuxième réunion du groupe de travail chargé d’œuvrer à la réalisation du plan national pour le développement durable des exportations agricoles.

Ne pas confondre vitesse et précipitation

La rencontre était consacrée à l’étude des propositions des différents secteurs, organismes et associations, à savoir les ministères en charge de l’Agriculture, du Transport, de l’Industrie et des Finances, ainsi que les Douanes algériennes, la Banque d’Algérie, la Chambre algérienne de Commerce et d’Industrie (CACI), l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (ALGEX) et la Société algérienne des foires et exportations (SAFEX). Les travaux de ce groupe de travail consistent à concrétiser les instructions du Président de la République aux participants aux Assises nationales de l’agriculture, tenues le 23 avril dernier à Alger, relatives à l’élaboration d’un plan d’action national pour accompagner les exportateurs dans les filières agricoles et agroalimentaires.
De son côté, Smaïl Lalmas, président de l’association nationale «Algérie conseil export», a recommandé de faire le distinguo entre vitesse et précipitation, et de prendre en compte les exigences de la compétitivité du marché international. Aussi, il explique que la profitabilité de l’opération d’exportation doit être au cœur de cette vision.
Fouad Irnatene   
 


Appliquer les recommandations des Assises de l’Agriculture


Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi, a présidé, hier à Alger, une réunion des cadres de l’autorité phytosanitaire ayant traité le renforcement des mesures de facilitation initiées par le secteur, pour encadrer les opérations d’exportations de produits agricoles, a indiqué un communiqué du ministère.
Cette réunion a regroupé les cadres du ministère, les inspecteurs phytosanitaires de toutes les wilayas, ainsi que ceux exerçant au niveau des postes frontaliers terrestres, maritimes et aéroportuaires, a précisé la même source. Elle vient en application aux recommandations issues des Assises nationales de l’Agriculture tenues, le 23 avril 2018, sous le haut patronage du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, liées aux renforcement des mesures de facilitation initiées par le secteur afin d’encadrer au mieux les opérations d’exportation.  
 Le communiqué a rappelé, par ailleurs, que les services phytosanitaires, qui contribuent d’une manière «substantielle» dans le développement durable de l’agriculture, jouent un rôle «important» dans le contrôle des produits végétaux à l’exportation, en veillant à ce que les exigences phytosanitaires des pays d’importation soient respectées, facilitant ainsi leur entrée et contribuent par la même à leur promotion.
Ceci s’inscrit en droite ligne avec la politique du gouvernement qui vise à promouvoir les exportations, compte tenu des rentrées de devises qu’elles génèrent.
Le ministère é également souligné qu’à ce jour, plusieurs mesures ont été prises par le secteur de l’Agriculture visant à rendre l’acte d’exportation «plus fluide», entre autres, celle du contrôle et les analyses réglementaires des marchandises au niveau de la wilaya de production, rendant leur passage au niveau du poste frontalier «que simple formalité».

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