dimanche 22 juillet 2018 17:26:09

énergies renouvelables : Un programme ambitieux

L’annonce a été faite par le directeur général du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), à la radio Chaîne III. M. Nourredine Yassaa, après avoir souligné que notre pays se positionne, sur le plan international dans «les tops», notamment en Afrique, qualifiera le programme des énergies renouvelables «d’ambitieux».

PUBLIE LE : 25-06-2018 | 0:00


L’annonce a été faite par le directeur général du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), à la radio Chaîne III. M. Nourredine Yassaa, après avoir souligné que notre pays se positionne, sur le plan international dans «les tops», notamment en Afrique, qualifiera le programme des énergies renouvelables «d’ambitieux». Il fera remarquer que  des actions viennent d’être lancées pour accélérer la cadence des réalisations et conforter ainsi le modèle de transition énergétique au bénéfice de nombreux secteurs économiques et sociaux dans le pays. Il ne s’agit «pas uniquement de la production d’électricité, mais également la production de chaleur», affirme-t-il, citant, à titre d’exemple, «le déploiement des chauffe-eau  solaires, le froid et la climatisation solaire, le transport, etc.». En somme, autant d’idées à concrétiser en vue de généraliser l’utilisation des énergies renouvelables dans les différents secteurs d’activité. «Il est question dans ce sens d’aller  d’une approche sectorielle vers  une approche plus systémique pour toucher l’ensemble des secteurs.» Évoquant l’expérience algérienne dans le domaine des énergies renouvelables, le Pr Yassaa, qui s’exprimera à propos du programme révisé et actualisé en 2015, lequel prévoit d’installer une capacité de 22.000 mégawatts à l’horizon 2030, signale que, jusque-là, on a réalisé 400 mégawatts, en majorité en énergie solaire photovoltaïque. L’invité de la rédaction, qui rappelle, en cette même occasion,  les différents projets réalisés dans le sud du pays, citera le raccordement en électricité d’origine solaire de pas moins de 3.000 foyers au Sud, ainsi que l’installation de 3.300 pompes solaires et la réalisation de l’éclairage public dans plusieurs wilayas. «Nous connaissons la spécificité des régions du Sud, ainsi que les aléas climatiques et l’impact de la température, ainsi que les problèmes de l’ensablement et de la poussière désertique, et même le comportement des citoyens de ces régions», a-t-il observé.
À propos de financement des projets pour le développement davantage de ce modèle de consommation énergétique (panneaux photovoltaïque pour le solaire), le directeur du CDER  déclare que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, à travers la direction générale de la recherche scientifique et de développement technologique, a inscrit les énergies renouvelables en tant que «domaine de recherches prioritaire». En fait, poursuit-il, le ministère vient de financer pas moins de 28 projets de recherche pour l’accompagnement des différents secteurs et l’accompagnement de la mise en œuvre des programmes des énergies renouvelables. Aussi, précise-t-il, le centre a eu «une part très importante en termes de financement». Interrogé, à propos de l’enveloppe dégagée aujourd’hui pour la recherche dans les énergies renouvelables, l’intervenant fera savoir que «juste pour ces 28 projets, nous avons plus de 200 millions de DA », ajoutant qu’il existe aussi «des enveloppes pour l’acquisition des équipements qui dépassent les 500 millions de DA». Les projets de recherches cités accompagneront les différents projets d’énergies renouvelables des nombreux secteurs afin de répondre au mieux aux besoins des ministères de l’Énergie, de l’Intérieur et de l’Agriculture. «Nous sommes en train d’orienter nos recherches selon les besoins des secteurs d’activité», a-t-il conclu.
On saura par ailleurs qu’outre les nombreux projets en matière d’utilisation des énergies renouvelables (écoles-pilotes alimentées en énergie solaire, intégrer cette énergie pour l’éclairage public, les tables solaires intelligentes au niveau des plages, notamment pour charger les portables, etc.),  il y aura «bientôt», une station de dessalement d’eau de mer qui sera entièrement alimentée par l’énergie solaire. Le projet est prévu pour cette année, en partenariat avec la société Miyah Tipasa, qui gère l’usine de dessalement de Fouka dans la même wilaya. «Le partenariat entre l’Unité de développements des équipements solaires (UDES), et Miyah Tipasa est le fruit d’une stratégie visant la fusion de la sphère de la recherche avec le monde socioéconomique.»
Il faut retenir, enfin, que la moyenne annuelle d’ensoleillement du territoire national est estimée à plus de 2.500 heures, et qu’elle dépasserait les 3.600 heures au niveau des Hauts Plateaux. Cette énergie constitue l’axe majeur du programme actualisé en 2015, et consacre, au solaire thermique et au solaire photovoltaïque, une part essentielle. En effet, outre l’énergie solaire, le programme n’exclut pas l’éolien qui constitue le second axe de développement. M. Yassaa fait part de la production d’éoliennes 100% algériennes qui seront exposées au Salon de la recherche, du 2 au 4 juillet.    Soraya Guemmouri
 

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