Après le FLN, Le RND appelle le président de la République à briguer un 5e mandat

Après le FLN, c’est au tour du Rassemblement national démocratique d’appeler, par la voix de son SG, le Président de la République à briguer un 5e mandat, lors de la présidentielle de 2019, et à poursuivre sa mission et son «sacrifice» au service de l’Algérie.
PUBLIE LE : 23-06-2018 | 0:00

Après le FLN, c’est au tour du Rassemblement national démocratique d’appeler, par la voix de son SG, le Président de la République à briguer un 5e mandat, lors de la présidentielle de 2019, et à poursuivre sa mission et son «sacrifice» au service de l’Algérie.

Une annonce qui sonne tout sauf à une surprise, tant ce parti n’a jamais fait mystère de son soutien indéfectible et inconditionnel à Abdelaziz Bouteflika. «Je suis heureux de constater que notre Conseil national entend appeler le moudjahid Abdelaziz Bouteflika à poursuivre sa mission et son sacrifice au service de l’Algérie et que le RND l’assure de son soutien pour l’accomplissement d’un nouveau mandat à la Présidence de la République», a indiqué en effet, jeudi dernier, Ahmed Ouyahia lors de l’ouverture des travaux de la 5e session du Conseil national du parti. Chose d’ailleurs faite hier lorsque ce même CN du RND demande ouvertement au moudjahid Abdelaziz Bouteflika de «répondre aux appels nombreux qui s’élèvent de la société, pour qu’il continue sa mission à la direction du pays en se portant candidat aux élections présidentielles de 2019». Pour Ouyahia, ce sera là un engagement «digne» de sa formation pour la «continuité» et la «stabilité» et pour l’Algérie. «Il faut dire que notre pays fait face à une conjoncture internationale, économique, politique et sécuritaire des plus incertaines et c’est dans tout ce contexte que notre pays se dirige vers les élections présidentielles de 2019, un rendez-vous qui suscite une activité politique accrue», a-t-il tenu à rappeler en déplorant à cette occasion le «déferlement» de critiques et même d’insultes «indignes» contre les symboles de l’Etat. «Ce n’est pas normal ça. Les élections de 2019 ne peuvent justifier cet acharnement. Pourquoi ces appels répétés pour une période de transition comme si le peuple souverain n’a pas droit à la parole. Ce sont des manœuvres politiciennes ou occultes ayant pour but de déstabiliser le front social au détriment du droit des citoyens au service public», a-t-il regretté en assurant que le RND ne se reconnaîtra jamais dans ces voix algériennes qui s’élèvent également pour «soutenir les attaques» contre notre pays et émanant d’organisations internationales autour de motifs «infondés» comme les migrants africains, le droit à l’exercice syndical ou encore la liberté de la presse.   Le SG du RND assure que des voix très nombreuses s’élèvent pour «rendre grâce à Dieu et hommage au Président de la République» pour tout ce que notre peuple a enregistré comme «progrès». «L’Algérie c’est aussi des voix nombreuses qui s’élèvent pour demander au Chef de l’Etat de poursuivre sa mission à la direction du pays. Le RND, dont toute l’existence n’est qu’engagement patriotique, se reconnaît dans ce camp, celui de l’Algérie qui avance, celui de l’Algérie de l’effort, de l’espoir et de la solidarité. Cet engagement patriotique de notre parti s’est notamment cristallisé depuis 1999 et en toute circonstance, aux côtés du Président de la République», a poursuivi le Secrétaire général du RND qui soutient mordicus que notre pays «progresse sur le chemin du redressement et de la reconstruction nationale» en dépit, a-t-il ajouté, d’un environnement extérieur tout sauf serein. Et d’enchaîner : «Le monde d’aujourd’hui est trop marqué par l’injustice, l’instabilité et même l’incertitude pour que cela interpelle notre vigilance et notre mobilisation. La sécurité, nous la devons aux sacrifices et à la vigilance de nos Forces de sécurité, à leur tête l’Armée nationale populaire, dont nous saluons la mémoire des martyrs du devoir national. Nous la devons également à la réconciliation nationale vers laquelle Bouteflika a guidé notre vaillant peuple, à cette politique promue au fil des décennies».

Combien de pays peuvent distribuer 50.000 logements en l’espace de quelques jours ?

     A propos toujours de la stabilité, Ouyahia évoquera les réformes politiques accomplies par le Chef de l’Etat et la politique de la reconstruction menée au niveau social ou de la relance économique mise en place. A ses yeux, les résultats de cette politique présidentielle sont plus que probantes. «Combien de pays du sud de la planète disposent de la liberté de la presse qui existe dans notre pays ? Combien de pays du sud de la planète ou même du nord, peuvent distribuer 50.000 logements en quelques journées, comme vient de le faire l’Algérie récemment, au mois de Ramadhan ? Et combien de pays dépendant des hydrocarbures ont pu résister à la grave chute des prix du pétrole comme l’a fait l’Algérie sans recourir à l’endettement extérieur et sans voir reculer la croissance économique ? », s’est-il à ce sujet interrogé non sans souligner que la politique patriotique décidée par Bouteflika s’illustre également dans le domaine économique.
     Il rappellera que l’Algérie a opté, il y a près de dix années de cela, pour la «préservation» de son espace économique en «préférant» le partenariat aux investissements directs étrangers «qui ne venaient d’ailleurs pas». Cette stratégie, «quoique critiquée», a permis à notre pays, selon le SG du RND, d’engranger de plus en plus de partenariats entre opérateurs étrangers et nationaux dans le respect de notre souveraineté économique.

« L’Algérie est aujourd’hui en mesure de prendre des mesures de sauvegarde de son marché national »

     «Il y a quelques années, l’Algérie a demandé et obtenu le report de l’entrée en vigueur de la zone de libre-échange économique avec l’Union européenne qui devait commencer en 2017 et c’est grâce à cela que nous sommes actuellement en mesure de prendre des mesures de sauvegarde de notre marché national et de notre balance des paiements extérieurs», a-t-il assuré en rappelant qu’en 2017, notre pays a entamé le recours aux emprunts du Trésor auprès de la Banque d’Algérie pour «maintenir» la dynamique de développement national.
     «Une mesure qui avait provoqué une vague de critiques et certains avaient même pronostiqué d’une catastrophe économique ainsi qu’une inflation insoutenable. Force est de constater que près d’une année plus tard, l’Etat a payé près de 1.000 milliards DA aux entreprises publiques et privées qui détenaient des créances, le gel a été levé sur des centaines de projets de développement, les programmes d’investissements publics ont repris, et les complexes industriels sont remis à flot, à l’image du complexe d’El Hadjar. En parallèle, l’inflation recule et les organismes internationaux nous annoncent une croissance économique pour cette année supérieure à celle de l’année dernière», s’est-il félicité. Evoquant le volet social, Ouyahia admet que «beaucoup» reste à faire au niveau de la société pour le «développement» de l’esprit civique, du vivre ensemble dans le cadre de la loi, et de la réconciliation des Algériens avec eux-mêmes et avec la patrie et estime que cette œuvre «reste à parachever» pour plusieurs raisons. Les unes sont des retards internes, alors que les autres sont des conséquences de faits extérieurs sur lesquelles notre pays n’a aucune prise.
S. A. M.


« L’Algérie paye le prix de sa fidélité à ses principes
et son indépendance de décision »


     Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a affirmé jeudi dernier à Alger que l’Algérie est en train de payer le prix de «sa fidélité» à des principes en politique étrangère, ainsi que son attachement «constant» à son indépendance de décision dans le concert des nations. «Parce que l’Algérie n’accepte pas d’être un centre de rétention des migrants africains au bénéfice de l’Europe, elle est la cible d’attaques d’organisations extérieures qui osent même l’accuser de racisme», a indiqué M. Ouyahia à l’ouverture des travaux de la 5e session du Conseil national du parti, soulignant qu’«à tout cela s’ajoute pour notre pays, le prix qu’elle doit payer à sa fidélité à des principes en politique étrangère, ainsi que son attachement constant à son indépendance de décision dans le concert des nations». Il a déclaré que «la solidarité de notre pays avec le peuple sahraoui suscite de viles accusations contre l’Algérie de la part de notre voisin de l’Ouest qui par son comportement insulte surtout l’avenir commun du Maghreb». «En outre, devant la solidité de notre unité nationale face à toutes les manœuvres qui ont ciblé l’Algérie, depuis l’agression terroriste jusqu’au complot du ‘‘Printemps arabe’’, nous sommes de plus en plus la destination d’un flot de drogue pour détruire notre tissu social et surtout notre jeunesse, une agression à laquelle nos forces de sécurité opposent leur vigilance», a-t-il dit. «C’est donc face à toutes ces réalités que nous devons apprécier chaque jour l’importance de la sécurité, de la stabilité et du développement que connaît notre pays», a-t-il poursuivi. Il a déclaré que «le monde d’aujourd’hui est trop marqué par l’injustice, l’instabilité et même l’incertitude pour que cela interpelle notre vigilance et notre mobilisation». S’agissant de l’injustice, il a relevé que «les récents massacres de l’occupant sioniste contre le peuple palestinien en sont la plus flagrante illustration dans l’impunité totale garantie à Israël». Pour ce qui est de l’instabilité, il a noté que «le Sahel et le Maghreb en subissent toujours le fardeau, avec de surcroît le repli de terroristes de Daech venant du Moyen-Orient».
     Concernant l’incertitude, il a cité notamment «la volatilité des prix des hydrocarbures qui sont otages des lois implacables du marché mondial mais aussi des calculs froids de la géopolitique internationale».


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