samedi 23 juin 2018 01:37:44

Dans la lucarne : Il était temps !

On ne peut vivoter éternellement dans «l'anarchie» où l'on ne sait pas qui fait quoi dans une structure donnée, notamment au niveau de nos clubs d'élite et même ceux relevant du Championnat national amateur.

PUBLIE LE : 14-06-2018 | 0:00
D.R

On ne peut vivoter éternellement dans «l'anarchie» où l'on ne sait pas qui fait quoi dans une structure donnée, notamment au niveau de nos clubs d'élite et même ceux relevant du Championnat national amateur. Dans tous les pays du monde, tout se fait suivant des règles bien  précises afin de ne pas tomber dans l'«à-peu-prés» et l'absence d'une vision basée sur la droiture et la clarté des choses. Le résultat forcément ne sera qu'une illusion et l'échec est quasi-assuré. Car, dans un tel cas, on navigue à vue et cela ne peut donner de bons résultats. C'est plutôt le contraire qui se produirait en fin du compte. Si l'on ne pose pas d'emblée les jalons et les règles concernant le déroulement d'une compétition, on n’arrivera à rien. Eu égard à cette flagrante carence, nombreux sont les entraîneurs  qui changent de club  comme l'on «change de chemises». C'est-à-dire que tout le monde a profité de l'absence d'une règlementation claire et surtout appliquée. Il faut dire qu'on a vécu presque une situation de non-droit, puisque un entraîneur peut prendre indéfiniment un club durant la même saison. Il n'y a aucune entrave juridique ou règlementaire pour l'empêcher de faire ce qu'il a envie de faire. On est en face d'une situation où l'entraîneur n'opte pas pour un club dans l'optique de faire quelque chose de probant, mais franchement pour se remplir les «poches». Car avant de signer un contrat avec un président de club il exige au minimum trois mois de salaires payés d'avance. S'il fait plusieurs clubs en une saison, on peut dire que «frèha» («c’est dans la poche»). Il est évident que l'absence d'un volet juridique clair n'a fait qu'encourager ceux qui avaient l'habitude de «nager en eaux troubles». Pourtant il y avait par le passé une règlementation qui interdisait aux entraîneurs et même aux clubs d’engager plus de deux entraîneurs par saison et l'entraîneur n'avait pas le droit de signer avec plus de deux clubs durant la même année. Cette situation que vit notre football a atténué grandement le «turn-over» qui sévit depuis peu dans nos clubs. Ce qui par ricochet influe négativement sur le travail de nos techniciens au niveau des clubs. Du coup personne ne s'embarrasse avec la formation et encore moins la prise en charge des jeunes talents. On ne pense plus qu'au «fric». Il est très «chic» à leurs yeux. Il faut impérativement réagir pour que les choses redeviennent «normales» et que nos clubs assurent une certaine stabilité, même de façade. Car à ce rythme on fonce directement vers le mur. En 2006, l’ex-ministre de la Jeunesse et des Sports, le professeur Guidoum avait interdit aux clubs de recruter plus de deux entraîneurs durant une saison. Toutefois, les clubs ont eu raison d'une telle directive et on est retombé dans les mêmes travers. Puis, face au «matraquage» de la presse sportive concernant le «turn over» au niveau de nos clubs d’élite, on a instauré des règles qui obligent les clubs à ne pas recruter plus de deux entraîneurs par saison. De plus, à la LFP, on ne pouvait pas leur octroyer plus de deux licences par saison. Cela a donné ses fruits, mais…Durant la première année de l'intronisation de Zetchi, à la tête de la FAF, on a  abandonné cette règle. Voilà qu'on revient à la charge pour la «calquer» sur ce qui se faisait déjà par le passé. C'est d'ailleurs ce qui ressort du dernier communiqué publié par la LFP et qui stipule que «la Fédération algérienne de football a pris, par le biais de sa direction technique, une importante décision au sujet de l'engagement des entraineurs au niveau des  clubs des Ligues 1 et 2 en catégorie seniors. Seulement 02 licences par saison seront délivrées aux entraineurs de la L1 et L2. Les clubs professionnels auront droit à deux licences par saison pour l'engagement d'un entraineur séniors. Autres nouveauté, l'enregistrement de la licence se fera uniquement pendant la période du mercato, c'est-à-dire durant l'intersaison et durant la trêve hivernale». Aussi bien les clubs que les entraîneurs, ils seront mis devant leurs responsabilités afin de lutter avec acharnement contre le «cirque» qui se déroule à «ciel ouvert». On en a marre  d'une telle situation, on vit dans une «jungle presque en folie» !
                      Hamid Gharbi

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