samedi 23 juin 2018 01:34:30

Clôture des soirées de l’ONCI : Sur une belle note algéroise

Chaque chose a une fin. Ce fut le cas mardi soir avec les soirées culturelles organisées par l’Office national de la culture et de l’information (ONCI) durant tout le mois de Ramadhan 2018. Tous les soirs, des rencontres musicales et bien d’autres évènements culturels et artistiques ont animé plusieurs endroits d’Alger, tels que les salles Ibn-Khaldoun, El-Mouggar, Echabab (ex-Casino), le TNA et la Tahtaha des artistes, à la Pêcherie d’Alger.

PUBLIE LE : 14-06-2018 | 0:00
D.R

Chaque chose a une fin. Ce fut le cas mardi soir avec les soirées culturelles organisées par l’Office national de la culture et de l’information (ONCI) durant tout le mois de Ramadhan 2018. Tous les soirs, des rencontres musicales et bien d’autres évènements culturels et artistiques ont animé plusieurs endroits d’Alger, tels que les salles Ibn-Khaldoun, El-Mouggar, Echabab (ex-Casino), le TNA et la Tahtaha des artistes, à la Pêcherie d’Alger.

La dernière soirée a été animée à la salle El Mouggar d’Alger par Nourredine Allan, Toufik Aoun et Karima Seghira.

Une soirée de variétés

Le style musical de la soirée a été très varié, entre le chaàbi, très en vogue pendant le mois béni, et le hawzi, l’algérois et la musique populaire très répandues lors des fêtes nuptiales, ce qui a conquis le public dans une ambiance conviviale.
Nourredine Allan a tout d’abord annoncé la couleur, en interprétant plusieurs chansons de style néo-chaàbi, c'est-à-dire sans el istikhbar (introduction poétique sans musique). Ayant entre autres interprété Yamna, une de ses merveilles, l’artiste a plongé l’assistance dans une osmose parfaite, notamment avec les thématiques de ses chansons qui évoquent l’amour, la vie et le partage. Toufik Aoun a pour sa part plongé l’assistance nombreuse dans une ambiance des plus chaleureuses, en interprétant un florilège de chansons algéroises à caractère festif. Le nombreux public a applaudi simultanément aux rythmes de ses musiciens virtuoses, a chanté avec lui et plusieurs femmes ont poussé des youyous. Une standing-ovation a eu lieu après la fin de son interprétation, lui artiste à capacité réduite qui assure à travers sa voix mélodieuse  à plusieurs octaves. En somme, Karima Seghira a fait sensation dans une ambiance de fête en interprétant plusieurs chansons du répertoire algérois souvent chantées dans les fêtes de mariage, ce qui a fait énormément plaisir à la gent féminine présente en force pendant cette soirée de clôture. La chanteuse a, entre autres, interprété «Dour biha ya chibani», «Ya el moknin ezzine» et d’autres chansons puisées du terroir que nos ancêtres ont chantées pour célébrer la joie et l’amour de son prochain, notamment pendant le moisbéni du Ramadhan qui rassemble les gens après la rupture du jeûne.
Une grande programmation cultuelle a animé la capitale pendant les soirées du mois de Ramadhan, ce qui a énormément plu aux Algérois qui ont répondu présents aux soirées organisées à la salle Ibn Khaldoun, El Mouggar, Echabab (ex-Casino), le TNA, la tahtaha des artistes à la pêcherie d’Alger, ainsi que les spectacles de rue, ce qui prouve, encore une fois, qu’Alger pourrait continuer après le Ramadhan sur cette lancée de ville nocturne par excellence.
Kader Bentounès
 

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