dimanche 16 dcembre 2018 01:12:47

Marché hebdomadaire d’El-Hamri : Propice aux bonnes affaires

Les ménagères oranaises trouvent toutes les peines du monde pour s’en sortir à l’approche des fêtes de l’Aïd El Fitr, synonymes de fortes dépenses pour l’achat des vêtements pour les enfants et des ingrédients indispensables à la préparation des gâteaux.

PUBLIE LE : 14-06-2018 | 0:00
D.R


 Les ménagères oranaises trouvent toutes les peines du monde pour s’en sortir à l’approche des fêtes de l’Aïd El Fitr, synonymes de fortes dépenses pour l’achat des vêtements pour les enfants et  des ingrédients indispensables à la préparation des gâteaux.
A Oran, le «Souk» hebdomadaire qui s’installe chaque vendredi au quartier  d’El Hamri devient du coup la destination préférée et propice notamment  pour les chefs de famille aux revenus moyens ou limités. Il s’agit là de  l'espace le plus indiqué pour acquérir vêtements et bien d’autres articles et produits à des prix raisonnables.
Vendredi dernier, le Souk d’El Hamri a fait le plein. Jouxtant le stade  Ahmed-Zabana, les passants croiront qu’il s’agissait d’un match de football important qu’allait abriter l’enceinte footballistique. Mais la réalité est toute autre. C’est tout simplement le jour des «affaires» qui attire la  grande foule, pas uniquement les habitants d’El-Bahia, mais aussi ceux des  wilayas limitrophes.
«Ce marché est connu partout à l’Ouest du pays. Il est même ancré dans les  habitudes des Oranais et même des wilayas limitrophes. Chaque vendredi, il  devient la destination privilégiée de milliers de personnes en quête de  bonnes affaires", commente Houari, un employé d’une banque retraité, qui ne  rate aucun vendredi ou presque pour se rendre au marché quitte à revenir  bredouille.
A l’approche des fêtes de l’Aïd El Fitr, l’affluence est naturellement nombreuse. Pour ce qui devrait être le dernier vendredi du mois de carême,  il y a mille et une raisons pour que les chefs de famille et même les  jeunes prennent la direction de ce marché.
Sur place, différents articles sont exposés à la vente. Le «stand» des vêtements est naturellement le plus fréquenté pour l’occasion. «Les prix  qu’on trouve ici sont largement imbattables. En ces temps de disettes, cet  espace nous permet de souffler un peu et satisfaire par là même nos  enfants, car c’est devenu pratiquement impossible de s'offrir des vêtements de l’Aïd dans les grandes boutiques et autres centres commerciaux de la ville», commente pour sa part Saïd (45 ans), chauffeur de taxi de fonction.

Prix imbattables  
 
Le marché hebdomadaire d’El Hamri devient du coup le «refuge» des ménages oranais déjà fortement ébranlés par les dépenses faramineuses effectuées  depuis le début du mois de ramadhan.
«Il n y a pas seulement que les couches défavorisées qui trouvent leurs comptes ici, mais au fil du temps, on se rend compte que le marché est  envahi notamment par la classe moyenne et même au-delà», fait remarquer  Mahieddine, un habitué de ce «site» depuis près de deux décennies.
Et si par le passé, ce marché était réputé pour être fréquenté  exclusivement par les hommes, la gent féminine est en train d’y conquérir  une bonne  place à son tour. Pourtant, aucun article de vêtements destinés  aux femmes n’est exposé sur place.
L’approche des fêtes de l’Aïd explique en partie la présence de femmes  dans le marché qui offre pour l’occasion des opportunités de s’approvisionner de certains modèles de gâteaux de surcroît avec des prix abordables.
«On est habitués à venir ici chaque vendredi de Tlemcen spécialement pour vendre nos produits de gâteau traditionnel. La vente marche à merveille  pour nous, grâce aux prix imbattables que nous proposons. Il est clair que  notre chiffre d’affaires augmente lors des fêtes religieuses, comme c’est  le cas cette fois-ci avec l’approche des fêtes de l’Aïd El Fitr», se réjouit Malek qui se prépare à rentrer chez lui, du côté de la ville de  
Sidi Boumediene, après avoir épuisé tout le produit que sa femme et ses  deux filles avaient préparé la veille.
Cet intérêt particulier de certaines femmes pour ce «Souk» trouve son explication dans le peu de temps qu’elles disposent désormais pour préparer  elles-mêmes leurs gâteaux. Tiraillées entre leur travail à l’extérieur et  la préparation de la table du «ftour», elles n’ont plus de temps pour  confectionner les gâteaux de l’Aïd.
Une pratique qui se généralise au fil des années, en raison de la cherté de la vie qui pousse les femmes à investir le monde du travail, a justifié, pour sa part, Aïcha, qui a retrouvé son poste de travail dans une agence d’assurances privée après s’être rendu compte qu’il était devenu impossible  de faire face à la flambée des prix dans tous les domaines avec le seul salaire de son mari.
 

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