dimanche 24 juin 2018 19:51:04

Souk Ahras : Le shopping nocturne crée l’effervescence

A la veille de la célébration de l’Aïd El fitr, les magasins de vêtements de la wilaya de Souk Ahras connaissent une affluence remarquable des ménages, créant une grande animation jusqu’à des heures tardives de la nuit.

PUBLIE LE : 14-06-2018 | 0:00
D.R


A la veille de la célébration de l’Aïd El   fitr, les magasins de vêtements de la wilaya de Souk Ahras connaissent une   affluence remarquable des ménages, créant une grande animation jusqu’à des heures tardives de la nuit.  Que ça soit au chef-lieu de wilaya, à Sedrata, à Medarouech ou encore Taoura, l’engouement des familles pour le shopping a transformé les nuits habituellement calmes en soirées animées, bruyantes et illuminées de mille feux par les enseignes des magasins de vêtements et chaussures pour enfants, qui affichent, cette année encore, des prix exorbitants pour des ménages qui sortent de quatre semaines de jeûne. S’il faut dépenser en moyenne entre 6000 et 10 000 DA par enfant pour une tenue de qualité moyenne, des milliers de parents font tous les soirs du   lèche-vitrine dans l’espoir de dénicher une bonne affaire et y laisser le peu de pécule qui leur reste de ce mois de ramadhan. Un fonctionnaire, père de 5 enfants, confiera que sa condition financière ne lui permet pas d’offrir à sa progéniture des habits neufs pour l’Aïd, au moment même où une mère de 4 enfants, âgés de 10 à 17 ans, exprime son   désarroi face à la cherté des prix des vêtements. "Je dois débourser entre 8 000 et 10000 DA pour chacun de mes enfants. Entre la préparation des gâteaux de l’Aïd et l’achat de nouveaux vêtements, il me faudra dépenser prés de 60 000 DA. C’est beaucoup", se désole-t-elle. Commerçant au centre ville de Souk Ahras, El Hadj Rachid Zafour a, pour sa   part, souligné le travail effectué cette année par les associations de protection du consommateur, la direction du commerce et autre médias pour sensibiliser les citoyens à la rationalisation des dépenses au cours du mois de ramadhan et la préservation de l’équilibre financier des ménages. Fonctionnaire et père de deux enfants, Anouar Kelmami a indiqué, de son   côté, qu' "entre la saison estivale, le ramadhan, les deux Aïd, les fêtes   de mariages et les préparatifs pour la rentrée scolaire, cet été sera difficile à négocier pour les familles à revenu modeste". Ces derniers jours du mois de ramadhan restent très durs pour les pères et mères de familles désireux d’acheter des vêtements neufs et faire ainsi la joie de leurs enfants, d’autant plus que cette tradition reste parmi les plus ancrées dans l'esprit des habitants de la wilaya de   Souk Ahras.

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