dimanche 24 juin 2018 19:52:54

Recrutement à l’éducation nationale : 740.000 candidats au concours national externe

Grand pourvoyeur de postes d’emploi, le secteur de l’Éducation nationale recrute de nouveau.

PUBLIE LE : 13-06-2018 | 0:00
D.R

Grand pourvoyeur de postes d’emploi, le secteur de l’Éducation nationale recrute de nouveau. En effet, le concours pour le recrutement de 8.586 travailleurs devant occuper différents postes pédagogiques et administratifs devait avoir lieu hier.

Convié à s’exprimer sur cette question qui intéresse de nombreux jeunes fraîchement émoulus des universités, M. Kamal Hamadou, directeur chargé de la formation au sein du ministère, a indiqué que «ce concours concerne essentiellement plus de 740.000 candidats pour assurer tant l’aspect pédagogique qu’administratif». Donnant plus de précisions sur les besoins du secteur en matière de ressources humaines, M. Hamadou qui était l’invité de la rédaction de la Chaîne 3, précisera qu’il ne reste pas moins de 49.000 postes pédagogiques à pourvoir pour les enseignants du primaire et plus de 7.000 autres pour les postes administratifs lesquels postes sont répartis sur les conseillers d’orientation scolaire, les intendants et sous-intendants, les superviseurs, attachés administratifs et attachés principaux de laboratoire.
Le responsable a également mis en relief lors de cet entretien, l’engouement de l’ensemble des demandeurs d’emploi vers le secteur de l’éducation, ce qui démontre — si besoin est — qu’outre le fait de la garantie de l’emploi sur une carrière professionnelle pour les sortants des universités et des instituts, il s’agit d’une profession assez considérée par la société algérienne dans son ensemble.
S’exprimant ensuite à propos de la crédibilité, de l’équité et de la transparence de ce concours de recrutement organisé par le ministère de l’Education nationale, M. Hamadou souligne que les garanties y afférentes sont indiscutables. Il citera notamment à ce propos, l’inscription volontaire des postulants au niveau de la plateforme numérique du ministère mais aussi l’organisation de ce concours qui est, en fait, «très minutieuse et qui prend beaucoup de temps». Le jour J, soit aujourd’hui, tout est garanti autant sur le plan éthique que sur le plan de la transparence, à commencer par le déroulement des épreuves au niveau des différents centres répartis à travers le territoire national jusqu’à l’annonce des résultats en passant par les opérations de surveillance, de correction et de sécurité de l’anonymat. Le responsable fera remarquer, par ailleurs, que 80% de ces nouvelles recrues bénéficieront systématiquement et obligatoirement de sessions de formation, compte tenu des profils pour lesquels ils auront été retenus. Poursuivant ses propos, il souligne que «ceux qui seront retenus pour occuper un poste d’enseignant d’arabe, de tamazight ou de français, suivront une année de formation pédagogique préparatoire qui va commencer d’ailleurs au mois de juillet». Ces derniers — poursuit ce haut cadre au ministère de l’Education — sont appelés à suivre des cours dispensés au sein des instituts de technologie de l’éducation. Il convient de rappeler dans ce contexte que dans une récente déclaration à la presse, la ministre de l’Education nationale a mis en avant toute l’importance de la plateforme de recrutement, maintenue ouverte toute une année. Une plateforme qui «a permis aux wilayas d’y puiser leurs besoins en enseignants dans différentes matières», a-t-elle signalé. Enfin dans le détail, le nombre de postes à pourvoir sur concours concerne les professeurs d’enseignement primaire qui est de 3.378 postes, les conseillers d’orientation scolaire et professionnelle de 239 postes, les intendants de 213 postes, les intendants adjoints de 694 postes, les superviseurs de l’éducation de 2.265 postes, les laborantins principaux de 300 postes et les laborantins de 1.407 postes.
L’on retiendra également qu’en prévision de la prochaine rentrée scolaire, le ministère de l’Education nationale a mobilisé pas moins de 300 postes budgétaires pour les enseignants du tamazight, comme mis en exergue récemment par le secrétaire général du Haut-commissariat à l’amazighité (HCA). «Ces postes seront réservés aux diplômés des instituts de la langue et de la culture amazighes des universités de Tizi Ouzou, Bouira, Batna, Bejaia et Alger».
Soraya Guemmouri

 

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