dimanche 19 aot 2018 16:13:49

Grand angle : Sortir de l’impasse

Le processus politique en Syrie et la situation humanitaire qui prévaut dans ce pays seront le 27 juin prochain à l’ordre du jour des membres du Conseil de sécurité.

PUBLIE LE : 12-06-2018 | 0:00
D.R

Le processus politique en Syrie et la situation humanitaire qui prévaut dans ce pays seront le 27 juin prochain à l’ordre du jour des membres du Conseil de sécurité. Les quinze membres de l’organe onusien réussiront-ils à redynamiser le processus de paix qui se trouve dans l’impasse ? Il est difficile d’anticiper sur les résultats auxquels aboutira cette séance de consultation, tant la situation est de plus en plus floue. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir tenté. Mais la multiplicité des acteurs syriens et les ingérences étrangères ont fait que les deux processus de paix, censés se compléter se sont au final neutraliser, conduisant ainsi à une impasse complexifiant davantage un conflit sur lequel chancelleries et experts sont unanimes pour dire que seule une solution politique et négociée pourra en venir à bout, écartant ainsi l’option défendue par les
va-t-en guerre d’une solution militaire, qui ne fera qu’accentuer les souffrances du peuple syrien et exploser le nombre de victimes et de réfugiés. La guerre en Syrie aurait fait plus de 35.000 morts et 11 millions de réfugiés ou déplacés depuis 2011. Les nouvelles statistiques annoncées hier par l’ONU tendent à affirmer que la situation est loin de se normaliser. Plus de 920.000 personnes ont été déplacées en Syrie au cours des quatre premiers mois de l'année, un chiffre record depuis le début du conflit il y a 7 ans, a annoncé le coordinateur humanitaire de l'ONU pour la Syrie, lors d'une conférence de presse à Genève. «C'est le plus grand nombre de déplacés sur une courte période de temps depuis que le conflit a débuté», a-t-il ajouté. Pourtant avait affirmé en avril dernier le secrétaire général des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, «n’oublions pas  qu’au bout du compte nos efforts visent à mettre un terme à la terrible souffrance du peuple syrien». Mais force est de croire que le patron est impuissant face au diktat des puissants du Conseil de sécurité qui se soucient avant toute chose de leurs intérêts géostratégiques. «Nous avons besoin de la Russie pour les décisions politiques concernant la Syrie», a indiqué, la chancelière allemande Angela Merkel. De son côté , le président syrien Bachar al Assad a nié que Moscou tire les ficelles dans son pays déchiré par la guerre, affirmant au contraire, dans une interview publiée dimanche sur un média britannique, qu’ «au final les seules décisions sur ce qui doit se passer en Syrie sont des décisions syriennes». Qu’à cela ne tienne. L’essentiel est de sortir de l’impasse actuelle et de mettre un terme au conflit.
Nadia K.

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