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La « T’hara » Tout un rituel

Ramadan n'est pas seulement un mois de prière et de jeûne, c'est aussi une période durant laquelle on observe des traditions et organise des fêtes.

PUBLIE LE : 09-06-2018 | 0:00
D.R

Ramadan n'est pas seulement un mois de prière et de jeûne, c'est aussi une période durant laquelle on observe des traditions et organise des fêtes.
C'est une période importante pour les familles algériennes dont nombreuses d’entre elles attendent les dix derniers jours de ce mois sacré pour fêter la circoncision de leur petit garçon. C’est notamment le 27e jour, connu comme la Nuit de l'al-Qadr ou «Leïlat el Kadr» qui est choisi comme jour J pour la circoncision.
En Algérie, la circoncision est appelée  «t’hara» ou «khtana», ce qui signifie «purifier» ou encore «sceller». Ce rituel musulman semble tirer ses origines de la tradition hébraïque juive. Il est dit que le prophète Ibrahim pratiqua la circoncision sur lui-même ainsi que sur ses fils comme signe d’allégeance à Dieu. La circoncision est pratiquée de manière religieuse par les juifs et les musulmans, et bien avant eux, par les Égyptiens du temps des pharaons. Quel était le sens de la circoncision selon les époques ? La circoncision rituelle a été accomplie pour des motifs culturels et religieux depuis l’Antiquité. Bien que n'étant pas mentionnée dans le Coran, la circoncision est pratiquée dans l'ensemble du monde musulman, où elle est considérée le plus souvent comme une sunna. C’est Sidna Ibrahim El-Khalil qui va instituer la circoncision comme signe «de l’alliance» entre le peuple élu et Dieu. Signe fidèlement répété, de génération en génération, par les descendants d’Isaac et de ceux d’Ismaël. Par la suite, la circoncision s’est largement répandue dans le monde arabe à l’époque précoranique.
Cet évènement, selon l’Islam, ne nécessite ni de fête ni de cérémonie particulière. Il peut être effectué dans la discrétion la plus totale, en famille, comme il peut être fait d’une manière festive en invitant toute sa famille et ses voisins. Parfois même il est fêté collectivement en profitant des occasions religieuses comme la naissance du prophète Mohamed (que le salut soit sur lui) ou la nuit du destin (Lailet el-qadr). En Algérie, la circoncision est une pratique traditionnelle et séculaire rigoureusement observée par la société. Selon les régions et les coutumes, on ne circoncis pas un garçon au même âge. Dans les régions berbères, on préfère attendre que le fils atteint l'âge de quatre ou cinq ans alors que dans d'autres régions, l'enfant peut être circoncis quelques semaines après sa naissance. D'un point de vue islamique, il est préférable de circoncire l'enfant dès son plus jeune âge. Il est aussi de tradition de circoncire les petits garçons la nuit du 27e jour de ramadhan. Cette nuit est choisie par beaucoup d’Algériens pour fêter comme il se doit cette recommandation de notre prophète Mohammed, (que le salut soit sur lui). La circoncision chez nous est une occasion de joie, d’ambiance mais aussi de solidarité. «On procède à la circoncision de l’enfant dès 3 ou 4 ans par respect à notre Suna, mais aussi pour qu’il devienne un homme et quitte les bras de sa maman», nous dira khalti Meriem, une Algéroise âgée qui nous expliquera en détail les traditions accompagnant ce rituel. Différents d’une région à une autre en Algérie, les préparatifs de la cérémonie commencent aussitôt que le jour est fixé. Dans le cas où ce n’est pas la nuit du destin qui est choisie pour la circoncision d’un petit musulman, la tradition exige de choisir une journée «paire» de la semaine, c’est-à-dire, soit le lundi ou le mercredi. Si jamais il faut circoncire à la fin du mois, il faut alors choisir soit le sixième jour, soit le quatrième jour avant la fin du mois en question. Il faut toujours un chiffre pair.
Une fois la date arrêtée, les préparatifs peuvent commencer. «Les préparatifs de la fête commencent près d’un mois avant la date fixée», nous explique khalti Meriem, ceci afin que la famille puisse mettre en place tout ce qui est nécessaire à la célébration de cette occasion «ô combien exceptionnelle !». Ce qui fait la particularité de la célébration algéroise, c’est le trousseau du futur circoncis. Un trousseau parfois «très exagéré», avoue khalti Meriem. Il doit contenir au moins trois tenues différentes en plus des bougies et du henné qui est généralement commandé de La Mecque. «Quand on a dans une famille un petit garçon, il faut toujours prévoir du henné de La Mecque, qu’on demande généralement à un parent qui part pour accomplir le devoir du hadj, et qu’on garde pour le jour de la circoncision», affirme notre interlocutrice. Autrefois, ajoute-t-elle, «nous fabriquions les tenues nous-mêmes, nous lui préparions le pantalon arabe «seroual loubia» avec le haut en soie rehaussé de broderies et le gilet en velours chargé aussi de broderies. Tout cela était fait à la main, de préférence par la maman du garçon. De nos jours, la cérémonie qui entoure el-thara perd de son authenticité, et beaucoup de familles la perpétuent sous des traits d’opulentes fêtes.
F. L.


Bejaia
circoncision  d’enfants de pêcheurs

La Chambre de la pêche et de l’aquaculture de la wilaya de Bejaia a organisé avant-hier au niveau de la direction de la Pêche et des Ressources halieutiques une cérémonie de circoncision au profit de 18 enfants de pêcheurs de Bejaia et de Beni Ksila. Cette louable initiative a été très bien accueillie par les professionnels de la pêche qui ont marqué fortement leur présence dans une ambiance de fête aux cotés des enfants, en présence du wali, Toufik Mezehoud, du président de l’APW Mehenni Haddadou et de plusieurs responsables des secteurs. Chaque enfant a reçu des effets vestimentaires pour la circoncision, en soie blanc brodé (un burnous, chemise, cravate-papillon, pantalon, gandoura et chechia) avec un jouet électronique ainsi qu’une somme d’argent de 5.000 DA pour le bambin. Mr Kherfellah, président de la Chambre de la pêche et de l’aquaculture de Bejaia a souligné que « cette initiative s’inscrit dans le cadre de ses activités    qui accorde un soutien total a ses membres pêcheurs qui bénéficient des avantages sociaux au même titre que les autres métiers.
Donc nous avons rassemblés aujourd’hui ces enfants pour leur remettre leur trousseau et l’opération de circoncision aura lieu dimanche matin au niveau d’un cabinet médical privé à El Kseur que nous prendrons en charge a raison de 5.000 DA par enfants ».
Le directeur de la Pêche et des Ressources halieutiques de Bejaia, Nadir Adnane, dira :
«Nous avons accompagné cette excellente initiative qui a été honorée par le wali et le président de l’APW et beaucoup d’invités, en mettant à la disposition de la Chambre de la pêche, le siège de la direction pour organisé cette cérémonie que nous saluons énormément et  souhaitons un bonne fête aux familles de pêcheurs».
 M. Laouer

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