vendredi 20 septembre 2019 19:04:32

Collectivités locales : Rationaliser la consommation d’électricité

Le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire sera leader en matière d’utilisation des énergies renouvelables. En effet, au début du second semestre 2018, il va inaugurer un vaste programme de généralisation de leur usage à l’ensemble des administrations locales du pays.

PUBLIE LE : 04-06-2018 | 23:00
D.R

Le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire sera leader en matière d’utilisation des énergies renouvelables. En effet, au début du second semestre 2018, il va inaugurer un vaste programme de généralisation de leur usage à l’ensemble des administrations locales du pays.

«Cette opération d’envergure vise à rationaliser la consommation d’énergie dont les factures d’électricité ont atteint des sommets », explique Mme Nahla Dina Kheddache, la chef de projet des énergies renouvelables au sein de ce ministère.
S’exprimant sur les ondes de la chaîne 3 de la Radio algérienne, cette responsable a précisé que la «très lourde facture» de consommation d’énergie s’est élevée à 27 milliards de dinars, en 2017, soit 5% du budget de fonctionnement des communes et 8% de la consommation nationale.
Elle dira    que certaines parmi les APC qui ont cumulé des créances d’électricité de l’ordre de 3,3 milliards n’arrivent pas à s’en acquitter vis-à-vis de Sonelgaz, une situation, dit-elle, « qui risque de s’aggraver davantage ».
L’intervenante expliquera que le poste « le plus énergivore » est constitué par l’éclairage public, lequel représente 56% du total de la consommation d’énergie, suivi de l’exploitation des forages hydrauliques, des mosquées, et des écoles primaires.
Elle relève que 10 wilayas utilisent à elles seules 58% de la consommation totale des communes, entre autres Alger, Sétif, Mostaganem, Oran, Adrar, Msila, El Oued, Béjaia, Tlemcen et Biskra.
Selon Mme Kheddache, le ministère entend donner un sens concret au concept de transition énergétique liée à l’usage d’énergies renouvelables, les collectivités locales « devenant pionnières en la matière » vont, annonce-t-elle, être un «maillon très important» quant à l’usage à grande échelle de ce type d’énergies.
Elle indique que ces nouveaux moyens énergétiques, compte tenu de leur facilité d’installation, commenceront à être adaptés à l’éclairage public, lequel consomme quelque 14,9 milliards de dinars/an. Elle annonce, en outre, la substitution des anciennes lampes par celles à consommation réduite, dans toutes les administrations, les écoles et les mosquées.
Pour réaliser cette vaste opération, l’invitée de la rédaction fait état du lancement d’un programme d’investissement s’étalant sur trois années, qui devrait commencer à prendre forme cette année « pour introduire les énergies renouvelables, rationaliser la consommation d’énergie et réduire ainsi la facture d’électricité », a-t-elle précisé.

Le Président a instruit  le gouvernement de placer les énergies renouvelables en tête « des priorités  nationales »

Et justement comme première étape, une convention a été signée, samedi, entre le ministère de l’Energie et les présidents d’APC de Chlef, Sétif et Médéa portant sur le financement commun des projets de remplacement des lampes d’éclairage public, afin de permettre aux collectivités locales de rationaliser l’utilisation de l’énergie. Ainsi le FNME financera ces projets à hauteur de 50%, tandis que les communes assureront les 50% restants.
La responsable a également fait état de premières démarches prises par son ministère, à savoir le lancement de l’opération de remplacement des lampes classiques par des lampes à faible consommation (LED), outre «les instructions relatives à la généralisation de l’éclairage public utilisant les panneaux solaires, notamment au niveau des wilayas du Sud, des Hauts Plateaux et des régions éloignées du réseau national d’électricité».
Par ailleurs, il est prévu, selon Mme Nahla Dina Kheddache, à la prochaine rentrée scolaire 2018/2019, la réalisation de projets pilote utilisant les énergies renouvelables au niveau de 48 écoles primaires.  Selon toujours Mme Kheddache, le secteur a programmé deux sessions de formation dans le domaine des énergies renouvelables au profit de 116 cadres techniques et attachés au cabinet de toutes les wilayas et wilayas déléguées. Il a été procédé également à la nomination de chargés d’énergie au niveau de 48 wilayas et dont la mission est le suivi des programmes locaux.
 Il faut rappeler que le président-directeur général de la Société algérienne de la distribution de l’électricité et du gaz, Mourad Adjal, avait indiqué que 8% de la consommation nationale en électricité revenait aux communes.
L’éclairage public, qui représente plus de 70% de la consommation des communes en électricité, occupe la première place des infrastructures et établissements énergivores tant au niveau local que national, a-t-il précisé.
Il est utile de rappeler dans ce contexte que la révision constitutionnelle de 2016, initiée par le Président de la République, «consacre le rôle de l’Etat dans l’utilisation rationnelle des ressources naturelles». En effet, comme l’a rappelé le ministre de l’Intérieur, M. Noureddine Bedoui, «le Président Bouteflika a donné des instructions au gouvernement pour la mise en œuvre de cette stratégie alternative». Celui-ci a mis en avant le fait que le Président a instruit le gouvernement de la nécessité de placer les énergies renouvelables en tête «des priorités nationales», d’autant qu’elles sont consacrées dans le programme national des énergies renouvelables, adopté par le gouvernement en 2011 et actualisé en 2015.
 Salima Ettouahria

 

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