jeudi 13 dcembre 2018 08:20:00

M.Abderrahmane Mebtoul, Expert International : « Nécessité de dynamiser le système financier national »

Dans une analyse dont une copie nous a été transmise, le Pr. Abderrahmane Mebtoul préconise, pour un meilleur développement de l’Algérie, une dynamisation du système financier, avec, entre autres, des «entreprises compétitives» et une «assise financière locale».

PUBLIE LE : 29-05-2018 | 0:00
D.R

Dans une analyse dont une copie nous a été transmise, le Pr. Abderrahmane Mebtoul préconise, pour un meilleur développement de l’Algérie, une dynamisation du système financier, avec, entre autres, des «entreprises compétitives» et une «assise financière locale».

Relevant un manque d’agressivité de la part des banques, l’expert international et professeur des universités estime que d’autres modes de financement pour dynamiser le tissu productif sont nécessaires. «Il y a lieu  de lever la rigidité de la gestion, les banques privilégiant l’importation au détriment des producteurs de richesses. Ce qui suppose d’autres modes de financement, sans bien entendu renier les instruments classiques, afin de dynamiser les projets  facteurs de croissance dont le retour du capital est lent», fait-il savoir.
Enchaînant, l’universitaire souligne que «les petites et moyennes entreprises (PME) qui jouent un rôle vital dans le développement économique, par l’accroissement de la concurrence, la promotion de l’innovation et la création d’emplois, sont souvent confrontées à plusieurs défis en matière de croissance, qui varient des environnements macroéconomiques peu favorables aux barrières administratives et à la bureaucratie».
Toutefois, poursuit le Pr. Mebtoul, «le plus grand obstacle demeure peut-être leurs capacités limitées à avoir accès aux services financiers. Les financements bancaires à long terme habituels sont généralement inaccessibles pour les PME, faute de garanties, ce qui rend les actifs mobiliers peu sûrs pour l’accès au crédit». Cette situation, ajoutée au niveau élevé des coûts de transactions liés à l’obligation de vigilance, amène, explique l’expert, «les banques commerciales à continuer de privilégier les prêts aux marges, les entreprises bien établies. Dès lors, le crédit-bail  pourrait être un complément comme moyen de financement pour certains  biens d’équipements en particulier pour les entreprises plus petites qui n’ont pas une tradition de crédit ou qui ne disposent pas des garanties requises pour avoir accès aux formes habituelles de financement». D’autres solutions existent. L’expert relève la nécessité d’«impulser le  marché de la finance islamique qui a bien résisté à la crise mondiale  qui est appelé à croître (…). L’objectif de la finance islamique est de promouvoir l'investissement dans des actifs tangibles, les investissements devant  être adossés à des actifs réels, le banquier ne devant pas être seulement prêteur mais co-investisseur  du projet financé, ses revenus correspondant à une quote-part des résultats issus du projet financé, permettent d'atténuer le risque selon le principe  du partage des pertes et profits». Aux solutions proposées, le Pr. Mebtoul ajoute la nécessaire dynamisation de la Bourse d'Alger. Avec quels
leviers ?
Il est question de «la levée des contraintes d'environnement», de l’impératif, pour la SGBV, de «se fonder sur un système bancaire rénové». Ce n’est pas tout. Il s’agit également de «la résolution de titres de propriété qui doivent circuler librement segmentés en actions ou obligations», de s’appuyer sur des
«comptabilités claires et transparentes calquées sur les normes internationales par la généralisation des audits et de la comptabilité analytique», et, «transitoirement comme amorce, une privatisation partielle de quelques champions nationaux».  
Fouad Irnatene

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