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M. Abderrahmane Benkhalfa, délégué général de l’ABEF : “Priorité aux nouvelles entreprises”

Sur 3.300 milliards de dinars de crédits à l’économie nationale, en 2010, 90% ont été affectés aux entreprises, ce qui dénote du caractère privilégié de cette relation banque-entreprise.

PUBLIE LE : 24-05-2011 | 17:50
D.R

Sur 3.300 milliards de dinars de crédits à l’économie nationale, en 2010, 90%  ont été affectés aux entreprises, ce qui dénote du caractère privilégié de cette relation banque-entreprise. Aussi, l’accompagnement bancaire va essentiellement aux créations nouvelles d’entreprises, soit un objectif de 50.000 nouvelles entités à atteindre vers la fin de l’exercice en cours. Ce volume des financements de l’économie va crescendo puisqu’il sera porté à quelque  3.400 milliards de dinars (MDS de DA) à la fin de l’année 2011. Ainsi, la relation continue sur le plan de l’évolution étant donné que le taux annuel des crédits additionnels aura, aussi, évolué entre 17% et 18%. Ce sont là les chiffres avancés par le délégué général de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF),  hier, sur les ondes de la radio Chaîne III. Ainsi, sur le plan du volume des crédits, a affirmé
M. Abderrahmane Benkhalfa, les choses avancent bien, mais en termes de qualité de la relation, il y a encore des difficultés dues, en grande partie, à la croissance, à l’état des entreprises, à la profitabilité des affaires, à la compétitivité des entreprises. « Et donc nous sommes dans une économie en pleine croissance et où les risques d’entreprise sont encore importants », a souligné l’intervenant qui ajoutera que « s’il est vrai que sur le plan de prise de risques, beaucoup reste à faire, nous attendons aussi de l’entreprise, à la faveur de la mise à niveau, en termes de maîtrise des aspects de la production, du management, de la certification. La création de nouvelles entreprises, dira, à ce propos, M. Benkhalfa,  explique la non-maîtrise de certains aspects managériaux et une vulnérabilité dans un marché qui est concurrentiel. « Donc, les banques ont à faire sur le plan du risque et les entreprises, une compétitivité à acquérir », estime le délégué de l’ABEF pour qui, les banques, face à leurs charges,  doivent prendre des risques, mais des risques mesurés car elles sont face à une exigence qui consiste à concilier entre l’impératif d’extension et celui de la sécurité. Par conséquent, « le challenge consiste à étendre les financements sans toucher à la sécurité des placements ».
Pour ainsi dire, « l’entreprise ne doit pas être déresponsabilisée dans son environnement et que les deux parties doivent continuer à constituer des acteurs complémentaires dans le développement ». Interrogé sur la part des créances non performantes dans le portefeuille des crédits, M. Benkhalfa  dira que " nous sommes dans un pays où l'économie est entourée de risques et exposée à des échecs qu'il faut accepter et assumer". Ces créances que M. Benkhalfa se gardera de révéler, « ce genre d'information relevant du "secret bancaire" affichent une tendance baissière". Et d’ajouter que « ce n'est pas le stock de ces créances qui importe, mais plutôt leur évolution » car,  "il ne faut pas qu'un crédit additionnel produise des créances non performantes additionnelles". Abordant l’organisation actuelle des banques, le délégué général de l’ABEF  soulignera la "nécessite de mesures adéquates de la part des autorités", précisant que les 1.500 points bancaires existant à travers le territoire national offrent un « point » bancaire pour chaque groupe de 23.000 habitants, d’où l’importance de l’extension du réseau bancaire. Dans le même ordre d’idées, l’invité de la Chaîne III indiquera que « les éléments de la bonne gouvernance sont nécessaires et donc, de plus en plus, les banques sont en train de donner un espace à la décision ».  A ce titre, « nous allons avoir des effets positifs grâce à la dépénalisation de l’acte de gestion, comme libérer les initiatives, tant au plan économique que bancaire.
Cette décentralisation qui sera consacrée à travers les 1.500 points bancaires, va permettre d’aller vers la prise de décision à l’endroit du client et un meilleur suivi du crédit».
Dans le même contexte, « les nouveaux produits permettent plus de réponses appropriés à des besoins différents », affirmera l’intervenant. Concernant la participation de l’ABEF à la tripartite, il dira que « les banques qui sont de simples exécutants d’une réglementation, vont devoir se mobiliser dans cette phase pour plus de réactivité ». D’autre part, les thèmes retenus constituent, a-t-il déclaré, « un signal important appelé à donner un dynamisme » à l’économie nationale « et une opportunité pour tirer les signaux de ce qui a été fait ».
D. Akila

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