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Nouvelles des Bibans, Santé : Une thérapie de choc

Les maux dont souffre la santé dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj sont aussi divers que profonds, comme le manque de structures et le déficit en encadrement.

PUBLIE LE : 27-05-2018 | 0:00
D.R

Page animée par Fouad Daoud

Les maux dont souffre la santé dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj sont aussi divers que profonds,  comme le manque de structures et le déficit en encadrement.

L’APW, qui a rappelé que le secteur est l’affaire de tous, a entrepris un diagnostic du secteur avant de proposer des actions capables d’améliorer son fonctionnement. La wilaya de Bordj Bou Arréridj, qui disposait d’un hôpital à l’indépendance du pays, en compte actuellement 5 répartis à travers le territoire de la wilaya. Ces hôpitaux qui offrent plus de 1.000 lits contre une centaine à l’indépendance sont renforcés par 5 autres structures qui appartiennent au secteur privé. On peut leur ajouter la création de 42 polycliniques, 9 maternités rurales et 145 salles de soins. Malgré ce développement certain, les capacités de la wilaya dans ce domaine restent en deçà des besoins de la population et même du taux national qui est de l’ordre de 1,76 lit pour 1.000 habitants contre 1,11 pour la wilaya. Mais il n’y a pas que pour le nombre de lits que la wilaya accuse un retard certain. En matière d’encadrement, qui est le parent pauvre de la région, le manque est flagrant surtout pour les médecins spécialistes. Si pour les généralistes, la wilaya compte un médecin pour 1.766 habitants contre 1 pour 1.118 au niveau national, pour ces derniers le nombre est encore plus réduit. Elle dispose, en effet, d’un médecin spécialisé pour 4.368 habitants alors qu’au niveau national, le taux est d’un médecin pour 1.413 citoyens. Le déficit est plus grave pour les sages-femmes. Une seule d’entre elles est comptabilisée pour 5021 habitants, alors qu’au niveau national, le nombre est de 1.203. Pour les agents paramédicaux, la disponibilité est de moitié dans la wilaya; 325 contre 664 au niveau national. Il n’y a que pour le nombre des salles de soins que la wilaya s’en tire avec un taux supérieur et une structure de ce genre pour 4.911 habitants. Au niveau national, le taux est d’une salle pour 6.886 habitants. Cette situation qui s’est traduite par des dysfonctionnements importants n’a pas manqué d’être dénoncée par les habitants et même par le personnel qui se plaint des mauvaises conditions de travail dans lesquelles il évolue. C’est que le manque d’équipements s’est manifesté par la détérioration des services offerts au niveau de toutes ces structures. Les hôpitaux de la wilaya n’ont toujours pas de scanner permettant un diagnostic fiable de certaines maladies, de même que l’IRM, même si le premier équipement qui a fait l’objet d’une acquisition sur budget de la wilaya est en voie d’installation à Bordj Bou Arréridj et Ras El Oued. La dégradation des structures a fait le reste. Celle de Ras El Oued, construite en préfabriqué dans les années 80, se distingue par une exigüité du service des urgences. L’hôpital mère et enfant n’arrive pas à répondre aux besoins importants de la population de la wilaya d’autant qu’il accuse un déficit flagrant en médecins spécialisés en gynécologie obstétrique, pédiatrie et même en sages-femmes. Celui de Medjana ne dispose même pas de bloc opératoire. Ce qui oblige ces services à orienter les malades nécessitant des opérations chirurgicales vers l’hôpital de Bordj Bou Arréridj.

Une polyclinique établie dans... une bibliothèque

A Bordj Ghedir, le bloc existe mais c’est l’encadrement qui fait défaut obligeant les responsables à suspendre les interventions et suivre l’exemple de Medjana. La polyclinique et plus particulièrement les salles de soins qui se trouvent pour la plupart en milieu rural n’échappent pas à cette situation. C’est le cas de la polyclinique Bouhafs-Saïd de Ras El Oued qui est une structure vétuste non adaptée à présenter les services adéquats aux malades qui s’y rendent. La polyclinique de la cité Abdelmoumene de Bordj Bou Arréridj est même fermée pour des raisons inconnues. Celle de Hasnaoua est sans clôture. Ce qui la laisse à la portée de tous les dangers et même les saletés de tous genres. Le point noir pour ces structures reste la polyclinique de Bordj Zemmoura qui est installée dans les locaux d’une... bibliothèque. Ni les malades ne sont à l’aise, puisque la structure n’a pas été aménagée pour ces nouvelles fonctions, ni les amateurs de livres n’ont trouvé un autre lieu pour s’adonner à leur passion. Cette situation dure depuis quatre sans qu’un délai ne soit donné pour qu’elle cesse. Certaines salles de soins sont également dans un état déplorable. On peut citer celles du village d’El kherba, dans la commune de Khelil, Ksir El Ghoul à Ain Taghrout, Ouled Aissa à Rabta, Guemmour à El Anasser. C’est vrai qu’un effort a été fourni pour améliorer des dizaines de structures et notamment les polycliniques du chef-lieu de wilaya et même le service des urgences de l’hôpital de Bordj Bou Arréridj qui sont devenues plus accueillantes.
Cet effort, qui a été accompagné de plusieurs mesures, comme l’informatisation des bureaux d’accueil, la réactivation du SAMU, l’augmentation des capacités en réanimation de la wilaya à 32 lits avec la création d’une salle de déchoquage au niveau de l’hôpital de BBA,  le renforcement des services de cardiologie et l’oncologie qui sont passés de 16 à 30 lits avec la formation de médecins généralistes dans ce dernier domaine et les consultations spécialisées ont été étendues à 29 polycliniques.
Mais cela reste insuffisant pour faire  face aux besoins quantitatifs et même qualitatifs d’une population estimée à près de 700.000 habitants à laquelle on peut ajouter des milliers de visiteurs algériens et même étrangers. La pression sur les structures est telle que les médecins et infirmiers se trouvent souvent dans des situations incroyables, comme le fait d’examiner un malade ou lui effectuer un pansement alors qu’il est entouré par d’autres patients qui attendent leur tour notamment au service des urgences. Cette tension provoque même des altercations entre les deux parties. Un médecin a même été agressé dans ce service dépendant de l’hôpital de Bordj Bou Arréridj par l’accompagnateur d’un malade. Beaucoup de patients se résignent à se rendre au secteur privé qui allège quelque peu leurs souffrance même s’ils sont obligés de payer le prix de cette prise en charge destinée normalement à une catégorie aisée. Il existe en effet 139 cabinets de médecins spécialistes et 190 appartenant à des généralistes en plus des 5 cliniques privées qui offrent une hospitalisation dans plusieurs services. L’assemblée populaire de la wilaya a consacré la première session de son mandat à ce dossier qui revêt un intérêt particulier. Les membres de l’assemblée qui se sont rendus dans toutes les structures et écouter toutes les parties concernées par ce dossier, dont le mouvement associatif, ont adopté plusieurs recommandations pouvant permettre de traiter pour rester dans la terminologie du secteur les différents maux dont il souffre. C’est ainsi qu’ils ont insisté sur la révision de la couverture en encadrement des hôpitaux, polycliniques et salles de soins pour arriver à une utilisation optimale du personnel sur l’amélioration de la sécurité dans les structures de santé, l’organisation du service des urgences de l’hôpital de Bordj Bou Arréridj et l’agrandissement de celui de Ras El Oued, la promotion de l’unité d’oncologie en service pour une meilleure prise en charge des patients, la signature de conventions avec les privés pour couvrir le déficit en médecins spécialistes à l’hôpital mère et enfant, l’ouverture de polycliniques à Zemmoura, Hasnaoua et Mansourah, la création d’un centre de suivi des toxicomanes, le renforcement du parc de la wilaya en ambulances, l’encouragement de l’investissement dans le secteur et même la construction d’un CHU dans la wilaya. Ils ont surtout manifesté leur disponibilité à accompagner le secteur avec les actions nécessaires pour son amélioration pour qu’il réponde aux besoins de la population qu’ils représentent rappelant que la santé est l’affaire de tous. En attendant que toutes ces recommandations voient le jour, le secteur a enregistré récemment le dégel des projets de construction de deux hôpitaux à Bordj Bou Arréridj et Ras El Oued qui est la seconde agglomération de la wilaya ainsi que deux autres de 60 lits à El Hamadia et Bordj Zemmoura. La réalisation de ces deux projets, qui s’ajoutent à l’hôpital orthopédique régional en cours d’édification dans la wilaya, permettra d’améliorer la couverture des différentes régions de la wilaya et surtout augmenter les capacités de cette dernière qui seront renforcées par 700 lits supplémentaires. La wilaya de Bordj Bou Arréridj devra alors dépasser le taux national. Avec l’encadrement qui devra suivre même les autres indices seront revus à la hausse. L’apport de l’école paramédicale également en cours de réalisation devra être certain pour combler le déficit que connait la wilaya.

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Dégel des projets de 4 hôpitaux

Le directeur de la santé de la wilaya de Bordj Bou Arréridj a annoncé dans une déclaration à la presse le dégel des projets de construction de deux hôpitaux à Bordj Bou Arréridj et Ras El Oued qui est la seconde agglomération de la wilaya ainsi que deux autres de 60 lits à El Hamadia et Bordj Zemmoura pour couvrir les régions nord et sud, dépourvues de ce genre de structures pour les deux derniers et atténuer la pression sur les structures des deux premières villes. Ces projets avaient été inscrits lors de la visite effectuée par l’ancien ministre de la santé, M. Abdelmalek Boudiaf, qui avait promis également la construction d’un hôpital à l’est de la wilaya pour offrir les mêmes chances à la population de cette région.

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Un timbre à l’effigie du château d’El-Mokrani

Algérie poste a édité cette semaine un timbre portant l’effigie du château El Mokrani qui est l’un des monuments principaux de la wilaya de Bordj Bou Arréridj. Cette édition, qui est consécration de la valeur de ce monument, permettra une meilleure connaissance du château d’El Mokrani qui a été traversé par plusieurs civilisations avant de porter le nom du héros de la résistance populaire Mohamed El Mokrani, natif de la région où il a lancé son insurrection contre le colonialisme. Grace au support pratique et international en dépit de ses dimensions réduites, le château devra passer les frontières pour voyager dans tous les pays. L’évènement a été salué par les responsables locaux dont ceux de la culture qui ont rappelé que le monument est devenu un identifiant de la wilaya en général et la ville de Bordj Bou Arréridj. Une exposition de philatélie a accompagné cet évènement avec la participation d’amateurs de timbres venus de 22 wilayas du pays. L’exposition, qui a eu lieu dans l’enceinte du château, a permis aux participants d’échanger leurs expériences dans le domaine et présenter au public les trésors qu’ils collectionnent depuis des années. Ils ont insisté dans leurs débats avec les citoyens qui ont apprécié cette initiative, tout comme celle de l’édition du timbre, sur l’importance de ce support comme moyen de communication et même d’ambassadeur de la culture locale. Ce qui pousse, ont-ils rappelé, les responsables d’Algérie poste à choisir à chaque fois un monument où une personnalité qui a marqué l’histoire du pays. Notons que la wilaya de Bordj Bou Arréridj a eu droit déjà à un timbre à l’effigie du héros de la résistance Mohamed El Mokrani. Plusieurs années après, c’est au tour du château qui porte son nom d’étre consacré. Selon le président de l’association des amateurs de philatélie de la wilaya qui est derrière cette proposition, les autres monuments comme l’ancienne mosquée de Bordj Bou Arréridj, appelée El Atiq, sont sur les tablettes de la commission nationale qui étudie les projets de timbre. Ce qui leur donnera l’occasion d’étre connus et pourquoi pas attirer les visiteurs, comme l’espèrent les responsables locaux.

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Succession de distributions de logements sociaux

Avec la distribution cette semaine de 850 logements sociaux locatifs à Ras El Oued, la seconde agglomération de la wilaya de Bordj Bou Arréridj, cette dernière enregistre la plus importante  opération de ce genre depuis le début de l’année. Plusieurs autres communes ont connu des opérations similaires même si elles sont de moindre envergure dans les semaines écoulées.
Le programme qui concerne 22 communes de la wilaya comprend 1.200 logements sociaux locatifs. Dans une déclaration à la presse sur l’évolution du secteur de l’habitat, le wali de Bordj Bou Arréridj, M. Salah Affani, a annoncé que plus de 3.000 logements de ce type sont en cours de construction dans la wilaya. Ils seront distribués avant la fin de l’année en cours. Leur taux d’avancement a dépassé les 60 %, a-t-il indiqué. Ils seront suivis l’année prochaine par 2?045 logements qui devront être terminés durant la même période, a-t-il annoncé. Ce qui permettra à la wilaya de réaliser entièrement ce qui lui a été attribué dans le cadre du programme du Président de la République qui est de l’ordre de 30.600 logements. M. Affani, qui a précisé que toutes les formules connaissent un déroulement satisfaisant, a rappelé que 800 logements LPA ont été lancés le mois dernier. Ils font partie, a-t-il dit, d’un programme de 1.250 unités dont a bénéficié la wilaya. Nous avons tenu une séance de travail avec les promoteurs pour lever toutes les contraintes qui se posent à eux a déclaré le wali qui a assuré le programme est suivi avec attention pour que les logements soient livrés à la fin du premier semestre de l’année en cours. M. Affani, qui a rappelé que la wilaya a bénéficié d’une autorisation de programme évalué à 100 milliards de centimes pour prendre en charge les VRD de ces logements, a insisté sur l’impact de cet acquit qui devra apporter de la joie à des milliers d’habitants dans le besoin. L’opération la plus attendue dans ce cadre reste celle qui concerne la commune de Bordj Bou Arréridj avec 1.500 logements. La distribution qui a pris trop de temps, selon les demandeurs qui ont  manifesté leur impatience de connaitre les noms des bénéficiaires, sera décidée lorsque les enquêtes seront terminées, notent les autorités locales qui rappellent que c’est pour éviter les erreurs passées dont se sont plaints les mêmes demandeurs que les services concernées veulent mettre tous les atouts nécessaires de leur côté pour arriver à l’établissement d’une liste selon les règles d’équité, de transparence et de justice.

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