samedi 15 dcembre 2018 09:05:56

M. Bensalah, représentant du Président de la République, au sommet extraordinaire de L’OCI : Faire face à la machine de répression israélienne

M. Bensalah s’entretient avec le Premier ministre palestinien, Rami Hamdallah en marge des travaux du sommet

PUBLIE LE : 20-05-2018 | 0:00
D.R

Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, représentant du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, au sommet extraordinaire de l'Organisation de la coopération islamique (OCI),  tenu vendredi dernier à Istanbul (Turquie), consacré à l'examen de la situation en Palestine, a réitéré  «la position constante de l'Algérie aux côtés du peuple palestinien et sa cause juste, outre son soutien à sa lutte en vue de juguler toutes les mesures arbitraires prises contre ce peuple et son droit à faire face à la machine de répression israélienne.»

Dans son allocation prononcée devant les présidents et chefs de gouvernement des pays musulmans participant à ce sommet, M. Bensalah «réitère, sous la direction du Président de la République, sa position de principe soutenant la cause juste du peuple palestinien dans ces circonstances difficiles.
«L'Algérie réaffirme son soutien à la lutte du peuple palestinien en vue de juguler toutes les mesures arbitraires prises contre lui et son droit de faire face à la machine de répression israélienne et aux pratiques arbitraires exercées par l'occupant sioniste dans la ville sainte d'El-Qods, en Cisjordanie et dans la Bande de Ghaza», a ajouté M. Bensalah, qui a souligné que l'Algérie «appelle à la relance de la poursuite des efforts internationaux qui s'inscrivent dans le cadre du soutien de la résistance du peuple palestinien».
Dans ce contexte, le président du Conseil de la nation a indiqué que l'OCI doit «redoubler ses efforts pour défendre la cause palestinienne, qui est, pour elle, une question centrale et essentielle, et cela ne peut se faire qu'en évitant les divisions et scissions entre les musulmans, en colmatant les fissures et en réglant les différends, pour permettre ainsi à tous les pays membres d'unifier et de redynamiser toutes les voies politiques, diplomatiques et juridiques offertes aux niveaux national, régional et international, pour mettre un terme à l'occupation israélienne et à sa politique de judaïsation des Lieux saints musulmans et chrétiens dans la ville sainte d'El-Qods».
«L'OCI doit, en collaboration avec la communauté internationale, activer les démarches visant à défendre le droit du peuple palestinien à l'autodétermination et à l'établissement d'un Etat, à travers l'instauration d'un climat politique et juridique positif et favorable à la paix à même d'élaborer une approche commune et crédible pour mettre fin au conflit et à l'occupation, conformément aux dispositions du droit international et des décisions de l'ONU», a indiqué M. Bensalah.
«Face à ce crime de guerre qui coïncide avec la commémoration du 70e anniversaire de la Nakba et des manifestations pacifiques organisées par les Palestiniens, en refus de la violation de leurs droits légitimes, la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité, est appelée à nouveau et avec force à assumer son entière responsabilité dans la garantie de la protection et de la justice pour le peuple palestinien, conformément au droit international humanitaire».
M. Bensalah a estimé que «ces crimes ignobles commis par les forces d'occupation qui ont fait 60 morts et des milliers de blessés parmi les Palestiniens sont le résultat du non-respect du droit international et des décisions de la communauté internationale, à l'instar de la décision de l'Administration américaine de transférer son ambassade à El-Qods, ce qui constitue une violation criante des résolutions pertinentes de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment la résolution 181 de 1947, relative à la division de la Palestine qui a conféré à la ville sainte un cachet particulier ne reconnaissant à Israël aucune forme de souveraineté».
Le statut particulier de la ville d'El-Qods «revêt une importance primordiale pour la nation musulmane et la communauté internationale toute entière, nonobstant l'appartenance religieuse, d'où la nécessité de préserver le caractère spirituel, religieux et culturel exceptionnel de la ville sainte, à travers le règlement définitif de la situation, à la faveur de négociations conformes aux décisions pertinentes de l'ONU».
Après avoir rappelé que la décision du transfert de l'ambassade américaine vers la ville sainte d'El-Qods «a été fermement condamnée par la communauté internationale, la considérant comme une violation des droits historiques, juridiques, naturels et nationaux du peuple palestinien», M. Bensalah a affirmé que «cette situation tragique et sanglante, provoquée par les forces de l'occupation israélienne ne sont que l'une des résultantes des retombées néfastes de cette décision inique, rendue effective le 14 mai, sur le processus de paix au Moyen-Orient et sur la stabilité régionale et internationale».
«Le processus de paix, en situation de blocage complet depuis plusieurs années déjà, se trouve aujourd'hui dans une véritable impasse, en raison de positions irrationnelles, sans fondement politique, juridique et diplomatique et diamétralement opposées à son rôle consistant à contribuer aux efforts internationaux d'instauration de la paix dans la région», a-t-il soutenu.
Le président du Conseil de la nation a réitéré «la détermination du Président de la République à ne ménager aucun effort en vue de contribuer à la réussite des travaux de ce sommet», formant le vœu de voir «ce sommet couronné de résultats positifs et audacieux, à mettre en œuvre, en vue d'assurer la protection du peuple palestinien et soutenir ses droits confisqués pour l'établissement d'un Etat indépendant avec Al-Qods pour capitale.
     M. Bensalah a transmis les salutations du Président Abdelaziz Bouteflika à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan ainsi qu'aux peuple et gouvernement turcs.

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Garantir la protection du peuple

Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, s'est également entretenu avec le Premier ministre palestinien, Rami Hamdallah, en marge des travaux du sommet extraordinaire de l'OCI, selon un communiqué du Conseil. La rencontre qui a eu lieu en présence du ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a permis de passer en revue la «situation palestinienne dans ce contexte marqué par la grave escalade et les agressions israéliennes commises quotidiennement contre des Palestiniens innocents», a précisé le communiqué. Les deux parties ont évoqué, en outre, les «moyens susceptibles de faire face à cette situation pour garantir la protection du peuple palestinien et lui permettre de recouvrer ses droits légitimes et d'établir un Etat indépendant avec pour capitale El Qods», ajoute-t-on de même source. M. Bensalah a réitéré la «position constante de l'Algérie en faveur de la Palestine, sous la direction du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, ainsi que son soutien absolu au peuple palestinien pour le recouvrement de ses pleins droits».
Pour sa part, le Premier ministre palestinien a salué le «soutien inconditionnel de l'Algérie, sous la direction du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et sa solidarité permanente avec la Palestine, peuple et gouvernement», conclut le communiqué. Dans la même journée, des milliers de personnes ont manifesté à Istanbul en soutien aux Palestiniens, en présence du président turc, Recep Tayyip Erdogan, et du Premier ministre palestinien, Rami Hamdallah, après l'agression israélienne contre Ghaza où plus de 60 Palestiniens ont été tués. La manifestation s'est déroulée à l'appel de M. Erdogan, avant le sommet de l'OCI en début de soirée. Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait condamné mercredi dernier le silence de la communauté internationale face à la «tyrannie israélienne» après la mort d'une soixantaine de Palestiniens sous des tirs israéliens lundi lors de la manifestation à la frontière de Ghaza. «Si le silence persiste face à la tyrannie israélienne, le monde va s'enfoncer rapidement dans un chaos où les bandits feront la loi», avait lancé M. Erdogan lors d'un dîner de rupture du jeûne à Ankara.
Des dizaines de milliers de Palestiniens de la bande de Ghaza se rassemblent depuis le 30 mars près de la frontière pour la «Marche du retour» qui revendique le droit des Palestiniens à retourner sur les terres dont ils ont été chassés en 1948. Les forces d'occupation israélienne ont tué lundi près de 60 manifestants palestiniens et blessé 2.500 autres, lors de protestations pacifiques le long de la barrière de sécurité séparant l'occupant israélien de la bande de Ghaza, faisant de cette journée la plus meurtrière depuis l'agression israélienne durant l'été 2014.

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