mercredi 23 mai 2018 19:53:08

Grand angle : Et maintenant ?

Que va faire la communauté internationale et tous les pays soucieux du respect du droit international, après que le président des Etats-unis ait mis à exécution sa promesse électorale de transférer l’ambassade américaine de Tel Aviv à El Qods ?

PUBLIE LE : 15-05-2018 | 0:00
D.R

Que va faire la communauté internationale et tous les pays soucieux du respect du droit international, après que le président des Etats-unis ait mis à exécution sa promesse électorale de transférer l’ambassade américaine de Tel Aviv à El Qods ? Et maintenant que c’est chose faite depuis hier, qu’elle va être la réaction de toutes ces capitales occidentales et arabes qui n’ont eu de cesse de pousser les palestiniens à s’adosser au droit international pour arracher leurs droits légitimes et inaliénables. Mais à trop faire confiance à ceux qui privilégient la solution de la négociation, et par conséquent celle du compromis, les dirigeants palestiniens se sont au final retrouvés abandonnés et seuls face à l’impunité d’Israël. Et de nouveau, le peuple palestinien est contraint à payer le prix d’une énième trahison commise à son égard. Hier, lors de manifestations contre le transfert de l'ambassade américaine, d’autres palestiniens sont venus s’ajouter à la liste très longue des martyrs tombés sous les balles israéliennes pour avoir manifesté contre l’injustice qui leur est imposée par l’entité sioniste, soutenue par son allié américain et confortée dans sa politique répressive par la duplicité de la communauté internationale. A la demande de l’Etat de Palestine, la Ligue arabe tiendra demain au Caire une réunion d'urgence pour discuter de la question du transfert par les Etats-Unis de leur ambassade. Une réunion au niveau des représentants permanents qui sera, dans les meilleurs des cas, sanctionnée par un communiqué de condamnation et l’annonce d’un sommet extraordinaire. En effet, il est difficile d’imaginer dans le contexte actuel quels seront ces «moyens» censés être l’objet de la réunion, auxquels recourra la Ligue arabe pour «faire face à la décision illégale des Etats-Unis». Du reste, si ces
«moyens» étaient réellement à sa portée, ils auraient été utilisés depuis le 6 décembre dernier, date à laquelle le président Donald Trump avait annoncé la décision de transfert, au grand dam d'une large partie de la communauté internationale et des Palestiniens. D’autant que sur cette question, la position de la communauté internationale est claire : L'ONU considère que le statut de la ville sainte devra être fixé dans le cadre d'un accord entre les parties israélienne et palestinienne. Le responsable palestinien Saëb Erekat a souligné que «ceux qui assisteront à cette inauguration enverront le message inquiétant qu'ils encouragent les violations flagrantes du droit international et des droits inaliénables du peuple palestinien». Les Nations unies vont-elles réagir comme lors de la précédente tentative israélienne d’imposer el Qods comme sa capitale en appelant les missions diplomatiques ayant exprimé le souhait de s’y installer de ne pas le faire ? Certainement. Car en laissant les USA agir de la sorte, ce qui pourrait encourager d’autres pays à suivre son exemple, la conséquence sera le regain de tension et d’insécurité dans la région et même au-delà des frontières du Moyen-orient.
N. Kerraz

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