jeudi 16 aot 2018 15:03:31

Bank of America : Le Brent atteindrait 1OO dollars en 2019

Les sanctions contre Téhéran pourraient réduire la production iranienne de 500.000 barils/jour à 3,8 mbj.

PUBLIE LE : 13-05-2018 | 0:00
D.R

Le prix du baril du Brent atteindrait la barre des 100 dollars, selon une étude publiée jeudi par Bank of America. Une projection établie, au regard des risques qui pèsent sur l'offre mondiale de pétrole par rapport aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et, récemment, par la décision du Président américain de retirer son pays  de l’accord sur le nucléaire avec l’Iran.

Une démarche qui aura des répercussions certaines sur le marché pétrolier, selon les observateurs. La même analyse prévoit que le cours du Brent pourrait se hisser à 90 dollars, au deuxième trimestre 2019, au rythme des réductions des stocks mondiaux.
Un scénario qui tient compte d'une hausse de la production de l'Opep et d'un impact limité du retour des sanctions sur les exportations de l'Iran. En cas de dérive par rapport à ce scénario, il est donc possible que le seuil des 100 dollars soit à nouveau atteint, selon les analystes de la banque.
Les cours qui enregistrent actuellement leurs plus hauts niveaux depuis juillet 2014, année de déclin des prix de l’or noir, seraient appelés à poursuivre sur cette cadence optimiste au cours des prochains mois, confirment également certains spécialistes. Mais la crise iranienne ne constitue qu’un des facteurs à l'origine de la remontée des cours, souligne l’analyse. En fait, en sus des tensions qui secouent la région du Moyen-Orient, l’élément à retenir concerne la baisse conséquente de la production du Venezuela, un pays qui traverse une grave crise politique et économique. Entre avril 2017 et mars 2018, la production pétrolière vénézuélienne est passée de 2,8 millions de barils par jour, à 1,5 million. Une situation qui n’est pas sans impact sur l’offre mondiale de pétrole, et, par conséquent, sur les prix, d’autant plus qu’elle devrait perdurer, affirment les experts. L'OPEP, nqui surveille les réactions du marché, se réunirait, probablement, à la fin du mois courant, pour examiner les risques d’une éventuelle pénurie de pétrole, a déclaré, mercredi dernier, le ministre irakien du Pétrole, Jabbar Ali Al-Lueibi.
L'Iran, troisième plus grand producteur au sein de l'OPEP, avec 3,8 millions de barils par jour et des exportations dépassant les 2 millions de barils par jour, soit près de 2% de la production mondiale, devrait être au centre de la concertation de l’OPEP. Par ailleurs, la tendance haussière des prix, amorcée il y a quelques mois, semble durer dans le temps, selon plusieurs analystes aux États-Unis.
Dans une récente note publiée au lendemain du retrait des États-Unis de l’accord nucléaire iranien, la banque d’affaires américaine, Goldman Sachs, n’exclut pas un rebond au-dessus des 80 dollars le baril, cet été. Les tensions géopolitiques accrues au Moyen-Orient, la baisse de la production au Venezuela et le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire iranien devraient pousser les prix à 82,50 dollars le baril durant l'été, anticipe cette banque.
Les sanctions contre Téhéran pourraient initialement réduire la production iranienne de 500.000 barils/jour à 3,8 mbj, soit le même niveau prévu par Bank Of America. «De tels risques géopolitiques exacerbent les risques à la hausse pesant sur les prévisions du Brent et renforcent notre opinion, selon laquelle la volatilité des prix de pétrole va continuer à croître», commentent les analystes de Goldman Sachs.
D. Akila

 

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