mardi 16 octobre 2018 07:57:44

Lancement du premier incubateur panafricain en Algérie : De l’idée à l’entreprise

Lancement du premier incubateur panafricain en Algérie.

PUBLIE LE : 03-05-2018 | 0:00
D.R

Un incubateur de start-up panafricain a été lancé, lundi à Alger. Nommé «IncubMe»  et situé à Bouchaoui, dans la commune de Chéraga, il est une entreprise algérienne  de recherche, d’innovation et d’amélioration des performances d’entrepreneuriat.

Elle dispose de bureaux à Alger et offre un accompagnement sur mesure, aux personnes intéressées, à travers des conseils, des orientations et recommandations, ainsi qu’un partage d’expériences inédites de professionnels de divers secteurs, dans un cadre de travail propice à la réflexion et à la création. Lors d’une rencontre organisée, à l’occasion du lancement d’IncubMe, Kamel Oumnia, membre fondateur de l’initiative, a déclaré que «les multiples efforts déployés par l'Algérie, ces dernières années, pour diversifier son économie et encourager le monde entrepreneurial, notamment auprès des jeunes, dans un contexte de baisse du prix du pétrole, ont poussé un collectif composé de jeunes Algériens issus de différents secteurs à se mobiliser».
M. Oumnia a expliqué que «l’Algérie a une population jeune, un territoire vaste, des ressources et des infrastructures importantes, une volonté politique d’encourager l’entrepreneuriat, et, pourtant, le pays accuse un déficit réel en matière de création d’entreprises, et plus spécifiquement en matière d’incubation».
Il a indiqué qu’en 2016, environ 18.000 entreprises ont été créées en Algérie. «Encore trop peu», selon l’équipe d’IncubMe, comparativement aux voisins africains. En effet, la même année, la Banque mondiale recensait le nombre de 173 incubateurs (dont 118 privés) sur le continent africain, avec une absence de représentation de l’Algérie sur la carte. M. Oumnia a souligné que «le but est d’accompagner de bout en bout les jeunes porteurs d’idées et de projets, indépendamment de leur nationalité, et offrir, à terme, des solutions africaines pour des besoins africains.
Et c’est notre priorité». Et d’ajouter : «Aujourd’hui, le renforcement du positionnement de l’Algérie sur le continent passe par le rapprochement de la jeunesse africaine sur des projets communs ou complémentaires, ainsi IncubMe mise sur les milliers de diplômés des universités algériennes chaque année.» Le membre fondateur d’IncubMe a estimé que «l’incubateur rappelle la contribution croissante et l’impact des jeunes entreprises sur le développement des économies développées et émergentes, en matière de création d’emploi et de richesse, et s’est appuyé à ce titre sur des éléments tirés du dernier rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques qui conclut que le phénomène est commun à tous les pays ; les start-up et jeunes entreprises, très nouvellement créées, génèrent de plus en plus d’emplois.
Les grandes entreprises, les anciennes, sont sur une tendance baissière».
Le jeune cadre a évoqué le rôle des incubateurs, pour répondre aux défis auxquels font face les start-up, et déploré le fait que l’incubateur de Sidi Abdallah soit juste un lieu d’hébergement et d’accueil de jeunes entrepreneurs. «Les start-up ont besoin d’encadrement, d’accompagnement et de suivi.
La mise en place d’un accompagnement efficient, notamment à travers l’implication des grandes entreprises, permettra d’assurer la réussite et la pérennité des start-up et favorisera l’émergence d’un écosystème entrepreneurial plus riche,» a expliqué M. Oumnia, avant d’ajouter : «Le lancement d’IncubMe marque l'aboutissement de plus de deux ans de recherche et de travail en Algérie et à l’étranger, afin de s’inspirer des meilleurs modèles d’incubation, en y apportant des ajustements, pour maximiser les chances de réussite des incubés et de concrétiser le slogan «De l’idée à l’entreprise.»
Les projets qui seront retenus et les moyens qui seront mis en œuvre par l’incubateur feront en sorte que l’incubation ne dépasse pas 18 mois. Néanmoins, une période supplémentaire pourra être envisagée au cas par cas.
Compte tenu de la gratuité totale de la prise en charge des start-up pendant toute la durée de l’incubation, une rétrocession d’une partie du capital de l’entreprise, une fois créée, au profit d’IncubMe sera requise, «proportion n’excédant pas les 20%», nous a-t-on précisé.
Wassila Benhamed

 

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions