dimanche 21 octobre 2018 14:23:35

Le peuple algérien sunnite confronté à des idées étrangères : Y Faire face « avec clairvoyance »

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a appelé hier à «faire face avec clairvoyance» aux idées «étrangères auxquelles est confrontée l’unité du peuple algérien sunnite».

PUBLIE LE : 17-04-2018 | 0:00
D.R

«L’unité du peuple algérien sunnite est confrontée, aujourd’hui, à des idées qui nous sont complètement étrangères et à d’effrayantes thèses religieuses qui ont été, dans un passé très proche, source de Fitna et pourraient encore l’être si elles ne sont pas appréhendées avec clairvoyance», a précisé le Président Bouteflika dans un message, à l’occasion de la célébration de la Journée du Savoir (Yaoum El Ilm), lu en son nom par le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, à l’Opéra d’Alger. Par ailleurs, le Président de la République a fait remarquer que «notre pays demeure exposé à la déferlante civilisation occidentale sur le monde d’aujourd’hui. Une civilisation qui nous met devant un double défi, à savoir réussir l’acquisition du savoir et les moyens de développement économique et technique par nos générations montantes et maintenir l’attachement de notre société, tout entière, à ses références spirituelles et civilisationnelles authentiques». Il a ajouté que «l’avènement de la mondialisation et des moyens de communication modernes ainsi que certains évènements ayant secoué le monde musulman et de nouvelles idées, ô combien étrangères au peuple algérien, ont graduellement ébranlé notre cohésion idéologique et intellectuelle au point d’affecter la stabilité de l’Algérie et de la faire basculer dans l’enfer du terrorisme et des affres de la tragédie nationale». Le Chef de l’Etat a souligné, à ce propos, que «Cheikh Ben Badis qui était fier de sa religion, de son amazighité d’origine et de son arabité ancestrale, a puisé les hautes valeurs nationales de la civilisation dont les différentes contrées de notre vaste pays ont été le berceau et de toutes ces sources de gloire et de fierté, il s’en est inspiré une méthode de travail, un plan de réforme et une ligne de conduite». «En célébrant encore une fois ‘‘Yaoum El Ilm’’, nous sommes en droit de nous enorgueillir des réalisations de l’Algérie pour la consécration du message fondamental pour lequel a milité l’érudit Cheikh Abdelhamid Ben Badis, le message de l’identité, de l’authenticité et de la modération. Un message qui a contribué au déclenchement de la glorieuse révolution de Novembre. Un message qui a présidé à la construction et l’édification culturelle, civilisationnelle et spirituelle de l’Algérie. Un message qui, aujourd’hui et demain, doit rester au cœur de notre mobilisation pour l’édification et la préservation de l’Algérie, forte et digne», a souligné le Président Bouteflika. «Nous réalisons dans notre chère Algérie des réussites dans divers domaines. Ces acquis sont tout à notre honneur en cette conjoncture régionale et civilisationnelle instable et dont les idées dangereuses ne nous ont pas épargnés», a souligné le Président de la République. A ce propos, le Président Bouteflika a affirmé que «l’Algérie indépendante a veillé à la mobilisation de tous les moyens juridiques, financiers et humains afin d’ancrer notre Sainte religion dans toutes les régions du pays, au sein de notre peuple et dans nos références juridiques afférents au Livre et à la Sunna». Le Chef de l’Etat a ajouté que «grâce à Dieu, à la volonté de notre vaillant peuple et à la résistance et aux sacrifices de notre Armée nationale populaire (ANP), digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN), l’Algérie s’en est sortie en empruntant la voie judicieuse de la Concorde civile et de la Réconciliation nationale, un choix inspiré de notre Sainte religion et de la culture du juste milieu, à la promotion de laquelle a œuvré Cheikh Abdelhamid Ben Badis». «Quant à notre croyance religieuse et son évolution dans son environnement naturel, l’Algérie musulmane veille également à l’encadrement et au soutien de l’action généreuse de notre peuple pour la propagation des mosquées, un travail encadré par l’Etat dans le cadre de la loi et appuyé par nombre de promotions de cadres des Affaires religieuses, formés dans les universités et diplômés des écoles coraniques, que veillent à animer nos augustes Zaouïas qui ont été et demeurent une composante au service de notre religion et de la cohésion de notre société», a précisé le Président Bouteflika. «En plus de tous ces chantiers, j’ai tenu à apporter une dynamique qui a permis au peuple algérien de s’approprier, dans la sérénité, son amazighité qui, quand bien même défendue par Cheikh Abdelhamid Ben Badis, a fait l’objet de dissensions, de la part de certains et de manœuvres politiciennes, de la part d’autres», a ajouté le Chef de l’Etat, à une époque de notre histoire contemporaine. «C’est dans la sérénité et la stabilité que l’Algérie s’est réappropriée le legs civilisationnel et culturel du Cheikh Abdelhamid Ben Badis, dans le cadre du programme de reconstruction nationale, que j’ai veillé à lancer avec le soutien de notre vaillant peuple», a souligné le Président de la République.

Plus de 10 milliards de dollars par an pour l’enseignement et la recherche scientifique

Le Président a indiqué que l’Etat «mobilise plus de 10 milliards de dollars annuellement pour l’enseignement et la recherche scientifique». Le chef de l’Etat a précisé, dans ce sens: «Nous avons pu multiplier les acquis de notre chère patrie dans les domaines de la science, de la formation et du savoir. Aujourd’hui, le nombre de nos enfants dans les écoles dépasse les huit millions d’élèves et celui de nos étudiants et étudiantes atteindra les deux millions avant la fin de cette décennie». Le Président de la République a exhorté les Algériens à «remporter le pari de la promotion, dans l’Algérie contemporaine, des droits y compris le droit syndical, tout en veillant à préserver l’avenir des générations montantes, à réussir la réforme du système éducatif et à ne pas gaspiller les capacités colossales mobilisées par l’Etat pour l’enseignement, la formation et le savoir». Les établissements éducatifs ont accueilli, durant l’année scolaire 2017/2018, plus de 9 millions d’élèves répartis sur 27.000 établissements. En outre, l’Etat veille à la distribution de 70 millions de livres dont 40 millions nouveaux. Le taux de scolarisation des enfants âgés entre 6 et 15 ans est passé de 93% à 97% chez les garçons et de 88% à 96% chez les filles.
 

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