samedi 15 dcembre 2018 11:17:58

Présentation à la fin de l’année du bilan de 20 ans de gouvernance de M. Bouteflika : La juste reconnaissance

Usant de ses qualités de tribun hors pair, le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, dont l’expérience politique n’est plus à démontrer, vient de fermer, de façon très subtile, la parenthèse des «commentaires exagérés» des adeptes de la culture du pessimisme et de la déchéance.

PUBLIE LE : 16-04-2018 | 0:00
D.R

Usant de ses qualités de tribun hors pair, le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, dont l’expérience politique n’est plus à démontrer, vient de fermer, de façon très subtile,  la parenthèse des «commentaires exagérés» des adeptes de la culture du pessimisme
et de la déchéance.

«L’Algérie n’est pas un tableau noir où il n’y a que des choses négatives à relever», a en effet clamé M. Ouyahia lors de la très médiatisée conférence de presse qu’il a animée samedi au Centre  international des conférences (CIC) d’Alger. Si le pays enregistre des progrès et sa situation socioéconomique est en nette amélioration d’année en année, l’essor enregistré dans  l’ensemble des domaines résulte incontestablement de la gouvernance judicieuse du  Président de la République. Le chef de l’Etat «dirige le pays». N’en déplaise aux partisans  des  critiques stériles et ceux qui troquent l’encre de leur plume  contre du venin, c’est grâce  à la sagesse du chef de l’Etat que le pays a pu résister à une crise des hydrocarbures que le Premier ministre a qualifiée de «mortelle» et plus difficile que celle de 1986. «Dieu merci, le pays a pu y faire face grâce aux sages décisions du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, dont le paiement de la dette extérieure par anticipation, la création du Fonds de régulation des recettes (FRR), ayant permis au pays de se financer durant trois ans, ainsi que le recours au financement non conventionnel», avait en effet soutenu M. Ouyahia. Des décisions sages mais  aussi très pertinentes et bien adaptées aux besoins croissants de la société, devenue plus exigente sur les conditions de son bien-être social, sa sécurité et sa stabilité. Ces deux derniers principes ont été d’ailleurs inscrits au  cœur de l’action menée sous la conduite de M. Bouteflika depuis sa première élection en 1999 à ce jour. Avant la fin de l’année en cours, le bilan de la réalisation de 2018, celui du 4e mandat du chef de l’Etat et celui des 20 dernières années de sa gouvernance seront communiqués à l’opinion, a indiqué le Premier ministre. Il a fait savoir  que  la présentation de ces bilans sera  une réponse «pour ceux qui s’interrogent où sont passés les 1.000 milliards de dollars et  qui devraient plutôt se dire qu’est-ce qui a été  réalisé  avec ce montant ? ». En d’autres termes, la présentation de ces bilans obéit à conforter le principe de transparence érigé en constante immuable par les hautes autorités de l’Etat  dans la gestion du pays. Aussi, le fait de  rendre  public dans les détails  ce qui a été  réalisé  en  20  années de gouvernance du  Président de la République, ce n’est là qu’une juste reconnaissance de ses efforts  consentis au service de son pays qu’il a su replacer   résolument sur la voie du progrès et de la modernité. « Si on nous posait la question en  tant que membres du  gouvernement, et à leur tête le Premier ministre nous ne serions que ravis qu’il poursuive ses fonctions à la tête de l’Etat », avait, par  ailleurs, soutenu  le Premier  ministre.  A  ce propos, il  est certain que son souhait   ainsi   ouvertement exprimé  sera   largement partagé  par la  majorité de la  société. 
Karim Aoudia


Développement socioéconomique
Les réponses chiffrées d’Ouyahia

«Les résultats seront sans aucun doute meilleurs en 2018 sur le plan socioéconomique, pour plusieurs raisons, à commencer par l’augmentation, par l’Etat, du volume des budgets, ainsi que la dynamique que connaissent l’économie et l’investissement depuis le deuxième semestre de 2017». L’annonce du Premier ministre, traduite par des chiffres probants, sonne également comme un démenti cinglant à ceux, nombreux, qui n’ont eu de cesse à prédire une mise à genoux de l’Algérie suite à la chute des prix du baril. Ni les projets n’ont connu d’arrêts, ni les investissements ont reculé. Une sorte de rappel, car à sa présentation de la feuille de route du Gouvernement, «l’Algérie n’est pas en train de s’effondrer et ne va jamais s’effondrer», avait précisé le chef de l’Exécutif. Une croissance hydrocarbures qui passe, entre 2016 et 2017, de 3,3% à 3,7%, une inflation qui passe de 6,4% à 5,5%, la création de 563.000 emplois, etc. Si l’année 2017 avait enregistré un budget d’équipement de 2.500 milliards  de dinars, le montant de ce budget, inscrit dans la loi de finances 2018, est de 4.100 milliards DA. Le résultat n’est pas le fruit du hasard, mais le corollaire de l’assainissement par l’Etat de ses dettes à l’égard des entreprises économiques nationales, la  levée du gel pour la réalisation de plus de1.500 projets d’un coût global de 260 milliards DA. S’y ajoute, d’autre part, l’inscription, l’année dernière, à l’Agence nationale de développement des investissements, de quelque 5.000 nouveaux projets d’investissements. Des indicateurs qui démontrent que la machine économique n’est pas en panne. Une année après la mise en œuvre du nouveau modèle de croissance, l’Etat veut atteindre une vitesse de croisière avec notamment l’objectif de diversifier l’économie et la promotion du produit national. Une diversification qui prend forme, jour après jour. En témoigne l’essor d’un secteur agricole à plus forte valeur ajoutée. A ce sujet, M. Ouyahia précise que pour ce qui est des investissements publics dans l’agriculture et le développement rural, 38 milliards DA ont été consacrés par l’Etat en 2017 à la conservation et au développement des forêts avec 2,4 milliards DA, l’appui à l’investissement dans les exploitations agricoles avec 9  milliards DA. En butte à de sérieux problèmes, comme le stress hydrique et la sécheresse, l’Algérie réussit à assurer plus de 70% de son alimentation par la production nationale. Elle dégage aussi des excédents pour certains produits, qui lui permettent d’être présente sur le marché international, dont les dattes, huile d’olive, produits maraîchers, pomme de terre et fruits. Les réformes engagées durant les deux dernières décennies, dans le cadre des différents programmes quinquennaux de relance de la croissance économique, ont permis au secteur de réaliser des résultats «très encourageants». Compte tenu de la menace des deux phénomènes cités, l’Etat a consacré 18,8 milliards DA pour l’appui à la régulation  de la production agricole, 0,264 milliard DA pour la lutte contre la désertification et le développement du pastoralisme et un montant de 3,9 milliards DA a été consacré au développement rural et à l’appui aux petits exploitants. Dans les travaux publics et transports, le secteur routier a vu la réalisation de 52 km de rocades, 517 km de routes nationales, 65 km de  chemins communaux et de wilayas, ainsi que la réalisation de trois gares routières.  
Fouad Irnatene

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