mercredi 19 septembre 2018 03:22:14

Sommet arabe de Dhahran (Arabie Saoudite)

RENFORCEMENT DE L’ACTION COMMUNE

PUBLIE LE : 16-04-2018 | 0:00
D.R

Au centre des débats, la question palestinienne, la crise libyenne, la situation en Syrie et en Irak, le dossier du Yémen et la réforme de l’organisation panarabe.   

Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, s’est félicité de la relation “privilégiée” entre l’Algérie et l’Arabie saoudite qui sera, a-t-il dit, hissée à un “plus haut niveau” à la faveur de la réunion de la commission mixte algéro-saoudienne, prévue à Riyadh, appelant les Etats   membres de la Ligue arabe à conjuguer leurs efforts, à dépasser les différends et à placer les intérêts arabes au-dessus de toute autre   considération. 
Dans un entretien au journal saoudien Al-Riyadh, à la veille de la tenue du 29e Sommet arabe à Dhahran (Arabie saoudite) et des travaux de la commission mixte algéro-saoudienne, M. Messahel s’est félicité de la   relation “privilégiée” entre l’Algérie et l’Arabie saoudite, notamment entre les dirigeants des deux pays “frères”, le Président Abdelaziz Bouteflika et le Serviteur des Lieux saints, le roi Salmane ben Abdelaziz   Al-Saoud, qui se traduit, a-t-il dit, par le haut niveau de la concertation et de la coopération entre Alger et Riyadh dans divers domaines.
Une relation qui sera hissée à “un plus haut niveau” à la faveur de la réunion de la commission mixte, prévue mardi prochain, a-t-il estimé. Concernant le Sommet arabe, M. Messahel a souligné qu’‘‘il intervient dans une conjoncture “très sensible” au sens, a-t-il précisé “où notre nation arabe n’a jamais été confrontée à des défis aussi grands et aussi graves qu’aujourd’hui. Les crises et les conflits qui secouent les pays arabes se   sont aggravés en raison de l’ingérence étrangères dans nos affaires intérieures”, a-t-il déploré.
Estimant nécessaire d’œuvrer, au niveau   arabe, à trouver les solutions idoines, M. Messahel a indiqué que les pays arabes doivent “conjuguer leurs efforts, dépasser les différends et placer les intérêts arabes au-dessus de toute autre considération”. A une question sur la participation de l’Algérie et son attachement à l’unité arabe, le ministre a réitéré que “l’Algérie a de tout temps été   soucieuse de l’unité arabe et cette ligne de conduite a été maintenue sous la conduite éclairée du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika.
“Dans toutes ses démarches en direction des frères et des autres partenaires, l’Algérie demeure convaincue que les solutions aux   crises qui secouent notre nation ne sauraient être que pacifiques loin de tout ingérence étrangère”, a soutenu M. Messahel. L’Algérie n’a eu de cesse d’appeler à des réformes profondes de notre organisation panarabe afin de lui permettre de s’adapter à la situation actuelle aux plans régional et international et de trouver des solutions arabes aux différends et aux crises qui secouent la nation afin qu’aucune solution ne soit imposée de l’extérieur, a affirmé le chef de la diplomatie algérienne. Sur les résultats attendus de ce Sommet, M. Messahel a indiqué que la situation arabe a connu une détérioration continue ces dernières années, notamment en ce qui concerne notre cause centrale, en l’occurrence la cause palestinienne avec ses dramatiques développements, sans que l’on puisse traiter cette situation avec le sérieux et la détermination requis.
Nous souhaitons que ce sommet soit un nouveau tournant dans la façon de traiter les crises qui entravent le processus de notre action commune pour faire face aux périls et défis auxquels est confrontée notre nation, notamment la   montée de l’extrémisme violent et du terrorisme et prendre des décisions cruciales qui soient à la mesure des ambitions de nos peuples”. “L’Algérie mesure l’ampleur de la responsabilité qui pèse aujourd’hui sur le Royaume d’Arabie saoudite, frère qui accueille ce sommet dans une conjoncture arabe, régionale et internationale difficile. Une grande responsabilité que partagent tous les pays arabes. Nous espérons que notre sommet aboutisse, sous la direction saoudienne éclairée, à des résultats à même de consolider l’action arabe commune et les liens de cohésion entre nos pays et nos peuples”, a ajouté M. Messahel.  
Réitérant à la fin la nécessité que la Ligue des Etats arabes revoit sa méthode de travail, le chef de la diplomatie algérienne a précisé que “cela ne peut se réaliser qu’à travers une réforme de fond de tous les mécanismes de son fonctionnement et de sa gestion, ainsi que son appréhension des questions arabes”.  A ce titre, M. Messahel a rappelé que l’Algérie avait déjà apporté sa contribution pour la réforme de l’organisation panarabe à travers des idées et des propositions qui devront conférer davantage d’efficacité et d’efficience à l’action de la Ligue.

La « Déclaration de Dhahran » comme feuille de route

Les travaux du 29e Sommet arabe se sont ouverts hier après-midi à Dhahran (Arabie saoudite) sous la présidence du serviteur des Lieux saints, le roi Salmane ben Abdelaziz   Al-Saoud. Les travaux devraient être sanctionnés par la “Déclaration de Dhahran” qui servira de feuille de route à l’action arabe   commune en vue de trouver des solutions à plusieurs dossiers, notamment l’escalade israélienne contre le peuple palestinien, les retombées de la crise syrienne, la crise libyenne, et la situation au Yémen et en Irak. 
Les ministres arabes des Affaires étrangères avaient soumis aux dirigeants arabes les projets de décisions découlant de leur réunion et dans lesquels ils ont insisté sur l’identité arabe d’El-Qods, capitale de l’Etat palestinien, et le droit du peuple palestinien à exercer sa souveraineté sur ses territoires aux frontières de 1967 conformément aux décisions de la légalité internationale. 
Les ministres ont également souligné leur attachement à l’option de paix comme solution stratégique dans le règlement politique et durable des crises auxquelles sont confrontés certains Etats arabes.
 
Rétablir la paix

Les dirigeants arabes se sont penchés sur l’examen de la plateforme de 18 dispositions soumise par les chefs de diplomatie portant sur la question palestinienne, la crise libyenne et la situation en Syrie, particulièrement à la lumière des frappes aériennes menées vendredi par les Etats-Unis et leurs alliées.
La situation en Irak et le dossier du Yémen sont également au centre des débats des dirigeants arabes qui ont exprimé à maintes reprises leur souhait de parvenir à un consensus positif, réaliser les aspirations de leurs peuples et à œuvrer à ne pas faire de ce sommet qu’un autre chiffre dans le registre de leurs réunions périodiques.  
Outre la lutte contre le terrorisme et les aspects socio-économiques et le développement, la question de la réforme de l’organisation panarabe, soulevée depuis plusieurs années, est également au menu de ce 29e sommet.  

Le roi saoudien rejette les « ingérences flagrantes » de l’Iran

Le roi Salmane d’Arabie saoudite a dénoncé les “ingérences flagrantes de l’Iran” dans les affaires arabes et évité d’évoquer publiquement la Syrie, 24 heures après les frappes occidentales, dans son discours d’ouverture hier du 29e sommet arabe.
 Riyadh et Téhéran sont engagés depuis des années dans des conflits par procuration, de la Syrie au Yémen, en passant par l’Irak et le Liban. “Nous renouvelons notre ferme condamnation des actes terroristes commis par l’Iran dans la région arabe et rejetons ses ingérences flagrantes dans les affaires des pays arabes”, a dit le roi dans cette intervention devant le sommet annuel des dirigeants arabes à Dhahran (est de l’Arabie saoudite). Cette réunion s’est ouverte 24 heures après que les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France ont mené des frappes ciblées contre le régime du président syrien Bachar al-Assad, allié à l’Iran et à la Russie, en  représailles à une attaque chimique présumée contre une enclave rebelle.    
Par ailleurs, le roi Salmane a rejeté dans son discours la décision de l’administration de Donald Trump de transférer l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem.    
“Nous réitérons notre rejet de la décision américaine concernant Jérusalem”, a déclaré le souverain, ajoutant que “Jérusalem-Est est une partie intégrante des territoires palestiniens”.
Sur le Yémen, le roi Salmane a déclaré accueillir “avec satisfaction la déclaration du Conseil de sécurité (de l’ONU) dénonçant les tirs de missiles balistiques de fabrication iranienne sur des villes saoudiennes”. 
Riyadh a pris en 2015 la tête d’une coalition au Yémen en soutien aux forces loyalistes pour contrer l’avancée des rebelles Houthis.   

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