mercredi 19 septembre 2018 03:25:01

Pétrole : à son plus haut niveau en trois ans

Les cours pétroliers, portés par la persistance de tensions au Moyen-Orient et la baisse des réserves d'or noir dans le monde, ont fini vendredi à leur plus haut niveau depuis décembre 2014.

PUBLIE LE : 15-04-2018 | 0:00
D.R

Les cours pétroliers, portés par la persistance de tensions au Moyen-Orient et la baisse des réserves d'or noir dans le monde, ont fini vendredi à leur plus haut niveau depuis décembre 2014. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin a clôturé en hausse de 56 cents à 72,58 sur l'Intercontinental Exchange (ICE). Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet  crude" (WTI) pour le contrat de mai a gagné 32 cents à 67,39 dollars. 
Sur la semaine le prix du Brent a augmenté de 8,2% et celui du WTI de 8,6%. Comme ces derniers jours, le marché pétrolier avait vendredi les yeux rivés sur la Syrie et le risque de frappes militaires pouvant par ricochet   perturber la production et les exportations d'or noir dans le monde."A l'approche du week-end les investisseurs ont fait grimper les prix car ils s'inquiètent de ce qui pourrait se passer au cours des prochains jours et de toutes les conséquences qui pourraient en découler", a commenté Andy Lipow de Lipow Oil Associates. Vendredi les prix étaient aussi tirés "par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) qui a déclaré que l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) est en passe de régler le sujet d'une offre mondiale surabondante", a estimé Lukman Otunuga, analyste pour FXTM. 
Le cartel, associé à d'autres producteurs non membres du cartel dont la Russie, a décidé fin2016 de limiter sa production afin de résorber les  stocks excédentaires et tenter ainsi de redresser le prix. Résultat: les réserves commerciales des pays de l'OCDE ont encore reculé en février, de 26 millions de barils à 2,8 milliards de barils, soit leur "plus bas niveau depuis avril 2015". Elles pourraient selon l'AIE atteindre, voire être en-dessous du niveau moyen sur cinq ans, au mois de mai.
Les cours du pétrole maintenaient leur tendance haussière vendredi en cours d'échanges européens, avec le light sweet crude   qui atteint un nouveau sommet en plus de trois ans, et ce, suite au rapport mensuel positif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Vendredi après-midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin valait 72,37 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 35 cents par rapport à la clôture de jeudi. Il évolue non loin de son plus haut de mercredi à 73,01 dollars.
 Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de mai prenait 27 cents à 67,34 dollars, après avoir atteint un sommet depuis 2014 à 67,76 dollars en matinée. Les prix étaient tirés vers le haut notamment "par l'AIE qui a déclaré que   l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) est en passe de régler le sujet d'une offre mondiale surabondante", a estimé un analyste.   L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avait ainsi évoqué jeudi une réduction des stocks de brut dans le monde, en raison d'une baisse de la production en Angola, au Venezuela, en Algérie et en Arabie Saoudite, rappellent les analystes. Les réserves baissent alors même que les Etats-Unis continuent sans relâche les extractions. De son côté, l'AIE a maintenu vendredi sa prévision de demande de pétrole en 2018, mais a prévenu que les tensions commerciales actuelles entre les Etats-Unis et la Chine représentaient un risque pour ces prévisions.  Par ailleurs, les prix étaient de même tirés par les tensions géopolitiques, notamment en Syrie et le risque de frappes militaires avec des craintes d'escalade entre les Etats-Unis et la Russie. Outre qu'un conflit peut perturber la production, il aurait des conséquences négatives sur l'économie mondiale et pèserait sur la demande de brut. "Les opérateurs restent circonspects même si la situation géopolitique au Moyen-Orient se calme un peu", soulignent des analystes, alors que le président de Donald Trump a tenu des propos plus conciliants sur une action militaire.
 

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