samedi 15 dcembre 2018 11:17:05

énergies renouvelables : « 160 MW prochainement sur le marché »

Plus de 500.000 véhicules convertis au GpL à l’horizon 2021/2022.

PUBLIE LE : 15-04-2018 | 0:00
Ph. : Louiza

Le programme des énergies renouvelables prévoit l’installation d’une puissance d'origine renouvelable de l'ordre de 22.000 mégawatts
à l'horizon 2030 pour le marché national. «Aujourd’hui, 400 MW sont réalisés et connectés au réseau», a déclaré, hier, Mustapha Guitouni, lors des 22es Journées de l’Énergie organisées à Alger par l’École nationale polytechnique.

Dans un point de presse tenu à l’issue de cette rencontre, le ministre de l’Energie annonce que «la capacité de production de photovoltaïque des panneaux est actuellement à 100 à 150 MW. On fera un premier jet et plus l’industrie s’installe, plus la production augmente». Affirmant que l’Algérie est en train de réfléchir à une base industrielle digne de nom, «n’accuse pas de retard dans le domaine du solaire». A ce sujet, il souligne qu’«on mettra sur le marché dans peu de temps, 160 MW» ajoutant que 25x2 MW le seront dans le programme de Sonelgaz pour débrider les centrales du sud, et diminuer la consommation du gasoil. Autres 120 MW, explique M. Guitouni, «seront mis aux enchères et seront confiés aux locaux pour continuer à réaliser le programme du Président».
D’autre part, le ministre a, dans sa communication, précisé que pour l'Algérie, la transition énergétique «ne peut être envisagée comme un simple passage d'un système énergétique basé sur les hydrocarbures à un autre basé sur les renouvelables». Le premier fondement est relatif au programme du Gouvernement adopté en 2011 et mis à jour en 2015, prévoit le développement d'une capacité de 22. 000 MW d’électricité d'origine renouvelable, notamment solaire à long terme.
Ce programme, explique M. Guitouni, économisera quelque 300 milliards de m3 de gaz, soit l'équivalent de 7 à 8 années de consommation nationale actuelle de gaz. Il est également question du saisir cette opportunité pour l'industrie nationale.
Si la compétition internationale en la matière est de plus en plus effrénée, l'Algérie dispose, aux yeux du ministre, de «réels atouts dans ce domaine dont la disponibilité des ressources énergétiques. «Une approche régionale viendra conforter ces avantages», poursuit M. Guitouni.

Outre le développement de l’industrie, l’orateur trouve impératif de mettre en place rapidement un cadre attractif pour attirer les technologues et les investisseurs autour de partenariats gagnant gagnant. Le 3e fondement, lui, consiste à adosser le programme des énergies renouvelables à celui de l’efficacité énergétique à travers diverses actions et projets au niveau de plusieurs secteurs économiques. A cet effet, une série de mesures et actions est prévue afin de réduire la pollution locale, y compris l'élimination à terme de l'essence plombée, la promotion de carburants «propres» comme le GPL/C et la réduction des émissions polluantes par les carburants et combustibles qui affectent l'environnement et la santé des citoyens. Enchaînant, ministre annonce la volonté de son département de convertir au GPL plus de 500.000  véhicules à l'horizon 2021/2022. Ces efforts s’inscrivent également dans l’objectif de préservation de l'environnement, y compris la lutte contre le réchauffement climatique. Rappelant que l’Algérie connait entre autres un stress hydrique, verra sa vulnérabilité s’accroitre. D’où la nécessité de travailler en synergie.

Sonelgaz : production électrique de 15.800 MW en 2018

De son côté, Mme Fatma-Zohra Zerouati, ministre de l’Environnement, a relevé de prime abord que la transition énergétique ne peut se faire qu’à travers le savoir et la technologie, tout en mettant en relief l’importance des énergies renouvelables dans le monde de demain.  Sollicité à l’issue de cette 22 e journée de l’énergie, Mohamed Arkab, PDG de Sonelgaz, annonce que la Société qui préside accompagne de la meilleure des manières les constructions de logement. Pour le mois de Ramadhan et la saison estivale, le même responsable s’est montré optimiste, précisant que les équipes de Sonelgaz seront au rendez-vous. Quant à la production totale en électricité qui avoisinait 14000 MW en 2017, atteindra cette année 15.800 MW. Pour sa part, Chems Eddine Chitour, professeur à l’école polytechnique dira qu’à l’horizon 2030, le monde connaîtra une boulimie et un gaspillage énergétiques, un stress hydrique, un changement climatique, précisant que le milieu naturel est surexploité avec un risque de compromettre sa capacité de régénération. Si des efforts sont consentis, Le Pr Chitour annonce que le modèle énergétique sera, hélas, à 80% fossile en 2030. Quant à M. Hafid Aourag, directeur général de la Recherche scientifique au ministère de l’Enseignement supérieur égrène une série de paradoxes, dont la progression de la science et le déclin de l’humanité, préconisant un accès pour tous à l’énergie. D’autre part, il met l’accent sur l’importance de l’économie circulaire, rappelant la fameuse citation de Lavoisier pour qui «rien ne se perd, rien ne se crée, mais tout se transforme». 
Fouad Irnatene
 

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