dimanche 22 avril 2018 19:29:04

Le gouvernement décidé à enrayer la pénurie de lait : 10.000 tonnes par mois pour Giplait

La tension sur le lait en sachet, ressentie dans plusieurs régions du pays, devrait se dissiper dans les tout prochains jours.

PUBLIE LE : 14-04-2018 | 0:00
D.R

La tension sur le lait en sachet, ressentie dans plusieurs régions du pays, devrait se dissiper dans les tout prochains jours. C’est en tout cas l’objectif gagé à travers cette louable initiative du gouvernement ayant décidé d’augmenter les quantités de poudre de lait fournies par l’Office algérien interprofessionnel du lait (Onil) aux laiteries publiques et privées.
En effet, dans un communiqué publié jeudi dernier sur le portail du Premier ministère, il est précisé que «les laiteries du Groupe public industriel de production du lait et de ses dérivées, Giplait, verront leur approvisionnement en poudre de lait passer de 7.000 à 10.000 tonnes par mois, avec en contrepartie l’augmentation de leur production de lait en sachet de plus de 2 millions à près de 4 millions de litres par jour».
Idem pour les laiteries du secteur privé qui, à la faveur du cette même décision du gouvernement, verront leur part d’approvisionnement faire l’objet d’une révision à la hausse. La quantité en poudre de lait qui leur sera octroyée passera en effet de 7.500 à 9.000 tonnes par mois, indique-t-on de même source. Dans le même communiqué, il est fait état clairement de «l’application ferme de la loi contre tous les auteurs de détournement de la poudre de lait fortement subventionnée par l’Etat au bénéfice des consommateurs». Cette pratique de détournement pratiquée par des cercles jusque-là tapis dans l’ombre est assurément l’une des principales causes ayant accentué la pénurie du lait en sachet dans plusieurs villes du pays, notamment à Alger où l’absence de ce produit alimentaire sur les étals des commerçants va au-delà d’une semaine.
Durcir le contrôle sur le processus de la distribution du lait est en effet le souhait déjà émis par des organisations de la société civile à l’instar l’Union nationale des paysans algériens (UNPA). Il est certain par ailleurs que ces nouvelles mesures décidées par le gouvernement tombent à point nommé pour mettre un terme définitif à une situation de perturbation que subit le marché d’approvisionnement du lait en sachet depuis plusieurs semaine déjà, à telle enseigne que le consommateur ne sait plus où donner de la tête face à une situation si préoccupante qui n’a que trop duré. Le gouvernement est ainsi intervenu à un moment opportun sachant qu’au fur et à meure qu’approche le mois sacré du ramadhan, le lait en sachet constitue une denrée alimentaire des plus sollicitée par une large partie de la population.
 Le lait, en effet, est un produit des plus prisés pendant le Ramadhan, et dans ce sillage l’organisme Onil sera certainement très sollicité pour assurer une meilleure disponibilité, comme l’a fait savoir tout récemment M. Ali Zoubar, sous-directeur à la Direction de la régulation et du développement de la production agricole au ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche. Ce même département a abrité le 20 mars denier une réunion tenue sous l’égide du ministre M. Abdelkader Bouazghi en présence de représentants du ministère du Commerce et de l’ONIL. Au terme de cette concertation, il a été décidé de l’introduction d’une nouvelle clause dans la convention liant l’ONIL aux propriétaires des laiteries, faisant obligation à ces derniers de présenter un document détaillant les quantités produites et distribuées sur lequel figureront les cachés apposés par les distributeurs, dans le but de définir le circuit réel du lait subventionné. Cette démarche a pour objectif «la traçabilité de la poudre de lait, à partir de l’étape d’approvisionnement jusqu’à l’arrivée du produit fini au niveau des commerçants en détail», avait expliqué l’ONIL. Quelque 118 laiteries réparties sur l’ensemble du territoire national, dont 15 complexes publics, sont conventionnés avec l’ONIL qui dispose d’un stock stratégique de 3 mois.
De son côté, la Fédération nationale des distributeurs de lait avait imputé la perturbation du marché du lait en sachet à la réduction, au cours des derniers mois, des quotas de poudre attribués aux transformateurs. Il avait également précisé que le taux de couverture des besoins en lait pasteurisé des wilayas du centre (Alger, Blida et Tipasa) a reculé de 80% en 2015 à 30 et 40% début de 2018, d’où les perturbations enregistrées dans la distribution.
Karim Aoudia

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