mercredi 18 juillet 2018 08:09:17

Conseil de la nation : Nouvelles spécialités à la prochaine rentrée universitaire

Le Conseil de la nation a abrité, jeudi, une séance plénière présidée par M. Abdelkader Bensalah, en présence du ministre des Relations avec le Parlement, M. Mahdjoub Bedda, et de nombreux membres du gouvernement.

PUBLIE LE : 14-04-2018 | 0:00
D.R

Le Conseil de la nation a abrité, jeudi, une séance plénière présidée par M. Abdelkader Bensalah, en présence du ministre des Relations avec le Parlement, M. Mahdjoub Bedda, et de nombreux membres du gouvernement. Cette séance a été consacrée à des questions orales adressées à trois membres du gouvernement, à savoir, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche   scientifique, M. Tahar Hadjar, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Mokhtar Hasbellaoui, et le ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Mohamed Hattab.

Enseignement supérieur
Prochaine ouverture d’une école nationale du numérique et de l’intelligence économique

Premier à répondre aux interpellations des membres du Conseil de la nation, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la   Recherche scientifique, Tahar Hadjar, a annoncé,  «l’ouverture   pour l’année universitaire 2018-2019 d’une nouvelle école nationale spécialisée en numérique et en intelligence économique et industrielle». 
  En réponse à la question orale du membre du Conseil de la nation Abdelkader Chenini, sur l’inexistence d’une spécialité universitaire «intelligence économique», le ministre a fait savoir que «l’année prochaine verra l’ouverture d’une nouvelle école nationale du numérique et de l’intelligence économique et industrielle».  M. Hadjar a précisé que l’intelligence économique constitue l’un des axes   d’intérêt de son secteur, notamment en termes de veille économique, de   prospection et d’efficacité économique de l’Etat.  Il a rappelé, dans ce cadre, les formations dispensées par l’Université de   la formation continue (UFC) durant les années universitaires (2007-2008) et   (2008-2009) dans la spécialité de l’intelligence économique au profit d’un   nombre de cadres de l’Etat et de directeurs généraux d’institutions   étatiques.  
«l’UFC avait lancé, à partir de l’année universitaire 2010-2011, trois promotions en intelligence économique à l’université d’Oran et nombre de   cadres spécialisés ont été diplômés», a indiqué M. Hadjar. 
Le ministre a évoqué, dans le même sillage, une offre de formation sur l’administration électronique (e-administration) homologuée durant l’année   universitaire (2017-2018) à l’université de Sétif 2 ainsi que des projets   de formation proposés par des établissements universitaires sur les banques  économiques et l’économie numérique au titre de la prochaine année   universitaire et devant être homologués par la Commission nationale d’habilitation (CNH)».  Il a appelé, dans ce cadre, tous les secteurs à contribuer, chacun dans   son domaine, pour « doter le pays d’un système de prévention pour la   protection de l’économie nationale et l’accès à l’économie du savoir».
 Répondant à une autre question sur la nécessité d’ouvrir de nouvelles spécialités au centre universitaire d’Illizi, posée par le membre du Conseil, M. Abbas Bouamama, le ministre a rappelé «les efforts consentis   par l’Etat pour le développement du secteur de l’enseignement supérieur et   le renforcement des différentes régions du pays en pôles universitaires».  Dans ce cadre, M. Hadjar a précisé que «l’ouverture de nouvelles   spécialités n’est pas du ressort de la tutelle, mais fait suite à la demande   de la base, c’est-à-dire de l’université qui l’initie en fonction de ses   capacités», ajoutant que «cela passe par des conditions contenues dans le   cahier des charges à réunir et sa validation par les Commissions régionale   et nationale et enfin l’approbation du ministre».
 

Jeunesse et sports
La subvention attribuée aux clubs professionnels consacrée à la formation

Le ministre de la Jeunesse et des Sports,   Mohamed Hattab, a, lors de son intervention, indiqué que la subvention financière   attribuée aux clubs professionnels de football est consacrée exclusivement à la formation et la prise en charge des jeunes catégories, sans qu’elle soit orientée pour le paiement des salaires de joueurs et entraîneurs.    
 Lors de la séance consacrée aux questions orales, le ministre a indiqué que «les aides attribuées par   l’Etat aux clubs professionnels de football doivent être utilisées pour la  promotion de ce sport, la création des écoles et centres de formation,   l’hébergement et le transport des joueurs, selon les dispositions de la loi n°13-05 sur le sport et la convention signée entre la tutelle et les clubs concernés.  
«L’Etat contribuera chaque saison à hauteur de 3 à 4 millions de dinars pour la prise en charge des jeunes catégories, mais les clubs utilisent cette subvention pour leur préparation à l’étranger», a relevé Hattab, soulignant que «les sorties à l’étranger doivent être financées par les fonds propres des clubs». Le premier responsable du sport a appelé, à cette occasion, les clubs à   programmer leurs stages au niveau des infrastructures sportives dont dispose l’Algérie, notamment l’Ecole nationale des sports olympiques à Sétif ou le Centre du sport et de loisirs à Tikjda (Bouira).  
Répondant à une autre question émanant du sénateur Noureddine Belatreche, sur une réflexion lancée par le MJS pour venir à l’aide des clubs mythiques de football, à l’image de l’Espérance de Mostaganem  et le Ghali Ain Tedles, créé en 1917, le ministre a indiqué «que cela dénote de la   concurrence entre les clubs et l’Etat ne peut privilégier un club par rapport à un autre et le seul critère dans cette histoire, c’est la performance de chaque équipe».  Le ministre a appelé les opérateurs économiques publics et privés à investir dans le football, le sport le plus populaire en Algérie.

Postes et télécommunications  
Le projet de loi relatif au secteur finalisé par la commission y afférente

Dans le cadre de ses activités parlementaires, la Commission d’équipement et de développement   local du Conseil de la nation a tenu, jeudi, une réunion pour parachever l’examen du projet de loi définissant les règles générales relatives à la  poste et aux communications électroniques, en présence de la ministre de la   Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique, Houda Imane Faraoun, a indiqué un communiqué du Conseil.  
Lors de cette réunion présidée par M. Abdelkader Moulkhaloua, président de la Commission, la ministre a écouté les préoccupations, les questions et   les observations des membres de la commission et apporté les   éclaircissements nécessaires, lesquels ont porté sur les différents aspects   contenus dans le texte, ajoute la même source. 
 La Commission s’emploie à élaborer son rapport préliminaire sur le texte de loi, objet d’examen, en vue de le présenter en séance plénière prévue mardi prochain, le 17 avril.  Mme Faraoun était accompagnée du ministre des Relations avec le Parlement, Mahdjoub Bedda, précise le communiqué. 
Synthèse Amel Zemouri
 

Santé  
Plus de 500.000 enfants vaccinés contre la rougeole en 20 jours

Le ministre de la Santé, de la   Population et de la Réforme hospitalière, M. Mokhtar Hasbellaoui, a dans son intervention, précisé que plus de 500.000 enfants ont été vaccinés contre  la rougeole durant les 20 derniers jours sur l’ensemble du territoire national.
A cet effet,  le ministre a souligné que le nombre de cas d’enfants atteints par cette maladie contagieuse a baissé dans   les wilayas d’El Oued, de Ouargla et de Tamanrasset.  Dans le cadre du plan mis en place par le secteur pour l’année 2018 visant   à endiguer la prolifération de la rougeole, «plus de 500.000 enfants ont  été vaccinés durant les 20 derniers jours», notamment dans les régions   touchées par l’épidémie outre l’organisation de campagnes de   sensibilisation sur les moyens de prévention, a précisé le ministre.   7.000 cas d’atteinte ont été enregistrés cette année ayant induit la mort   de 10 enfants en raison de la vaste prolifération de l’épidémie dans   certaines régions, a rappelé M. Hasbellaoui, qui a expliqué que les cas d’atteinte avaient «reculé à moins de 60 dans les wilayas ayant   enregistré le plus grand nombre d’atteinte, à savoir El Oued, Ouargla et   Tamanrasset».  Le ministre a imputé la prolifération de la rougeole au refus des parents   de vacciner leurs enfants âgés entre 11 et 18 mois, conformément au   calendrier national de vaccination à cause des rumeurs remettant en cause   la qualité du vaccin. M. Hasbellaoui a soutenu à ce propos que le «vaccin   disponible au niveau des établissements hospitaliers a été acquis après   vérification de sa conformité aux spécificités recommandées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le contrôle de qualité à l’Institut Pasteur». 
M. Hasbellaoui a réfuté l’existence d’une relation   entre la prolifération de la rougeole et la présence de réfugiés africains   en Algérie précisant qu’ «il n’y a aucun indice à ce sujet», a-t-il dit,  ajoutant que les «réfugiés africains n’ont bénéficié   d’aucun traitement spécifique dans le cadre de la lutte contre l’épidémie à,  l’exception des campagnes de vaccination menées dans les régions où ils se trouvent». 
A une question sur le retard accumulé dans la réalisation d’une école pour la formation des agents paramédicaux dans la wilaya d’El Oued, le ministre de la Santé a indiqué que le secteur avait bénéficié d’un dégel des projets à caractère prioritaire à la faveur d’une décision du Président de la   République, ce qui a permis la programmation du projet et le lancement des   travaux durant le «deuxième semestre de l’année en cours».  S’agissant de l’expiration de la validité des structures sanitaires réalisées sous forme de bâtisses préfabriquées dans la wilaya de Chlef —après le séisme d’octobre 1980—, M. Hasbellaoui a souligné que ce genre de structures existaient sur l’ensemble du territoire national, faisant remarquer que l’étude effectuée par ses services au niveau de 48 établissements hospitaliers démontraient que les «bâtisses de Chlef sont encore en bon état et ne nécessitent qu’une réhabilitation». 
Le ministre a ajouté que ces structures seront remplacées progressivement,  selon les besoins de la carte sanitaire de la wilaya qui a bénéficié de trois nouveaux établissements sanitaires spécialisés en oncologie, urgences médico-chirurgicales et maternité, « des projets dont le taux de réalisation a dépassé 90 % », a-t-il spécifié à la fin.
 

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