mercredi 18 juillet 2018 08:07:21

Pétrole : Le Brent à plus de 72 dollars

Les prix du pétrole progressaient hier en cours d’échanges européens, le WTI atteignant un nouveau sommet en plus de trois ans, en raison du risque géopolitique et après le rapport mensuel de l’AIE.

PUBLIE LE : 14-04-2018 | 0:00
D.R

Les prix du pétrole progressaient hier en  cours d’échanges européens, le WTI atteignant un nouveau sommet en plus de trois ans, en raison du risque géopolitique et après le rapport mensuel de l’AIE. Dans la matinée, le baril de Brent de la Mer du Nord pour livraison en juin valait 72,32 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres,   en hausse de 30 cents par rapport à la clôture de jeudi. Il évolue non loin de son plus haut taux de mercredi à 73,01 dollars. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour le contrat de mai gagnait 30 cents à 67,37 dollars, après avoir atteint un sommet depuis 2014 à 67,76 dollars vers 09h00 GMT. Ces derniers jours, le marché pétrolier avait les yeux rivés sur la Syrie et le risque de frappes militaires avec des craintes d’escalade entre les Etats-Unis et la Russie et, sur un autre plan, les tirs de missiles sur l’Arabie saoudite depuis le Yémen n’ont rien arrangé.  
Sachant qu’un conflit peut perturber la production, il aurait des conséquences négatives sur l’économie mondiale et pèserait sur la demande de brut. «Les opérateurs restent circonspects même si la situation géopolitique au Moyen-Orient se calme un peu», soulignent les analystes chez Commerzbank, alors que le président Donald Trump a tenu des propos plus conciliants sur une action militaire. Stephen Brennock, analyse chez PVM, rappelle, quant à lui, que «la possibilité d’une frappe américaine en Syrie reste bien sur la table», ce qui allait dans le sens des investisseurs misant sur une hausse du baril. Les prix n’étaient pas seulement tirés vers le haut par le contexte géopolitique mais également par les fondamentaux, si l’on en croit de récents rapports. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avait évoqué jeudi une réduction des stocks de brut dans le monde, en raison d’une baisse de la production dans quatre de ses pays membres.  Les réserves baissent alors même que les Etats-Unis continuent sans relâche les extractions. De son côté, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a maintenu hier sa prévision de demande de pétrole en 2018, mais a prévenu que les tensions commerciales actuelles entre les Etats-Unis et la Chine représentaient un risque.

Le prix du panier de l’Opep à plus de 68 dollars

Le prix du panier de référence du brut de   l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s’est établi mercredi à 68,29 dollars le baril, contre 66,95 la veille, a indiqué jeudi, cette organisation sur son site web.  Introduit en 2005, le panier de référence de l’Opep comprend quatorze variétés de pétrole, dont le Sahara Blend (Algérie), l’Iran Heavy (Iran), Es-Sider (Libye), Basra Light (Irak), Bonny Light (Nigeria), Arab Light   (Arabie Saoudite), Girassol (Angola) et le Mery (Venezuela). Mercredi, les cours de «l’or noir» ont grimpé à leur plus haut niveau depuis décembre 2014, portés par un regain de tensions géopolitiques au   Moyen-Orient. À Londres, le baril de Brent de la Mer du Nord pour livraison en juin a   pris 1,02 dollar sur l’Intercontinental Exchange (ICE) pour terminer à 72,06 dollars.  Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour le contrat de mai a gagné 1,31 dollar à 66,82 dollars. Ainsi, des analystes estiment que le risque géopolitique soutient les cours. D’autre part, l’Agence américaine d’information sur l’énergie a fait état d’une hausse surprise de 3,3 millions de barils des stocks de brut aux Etats-Unis, confirmant les estimations de la Fédération privée American   Petroleum Institute (Api). Mais cette annonce n’a que très brièvement pesé sur les prix, avancent des analystes. L’agence a aussi fait état d’une nouvelle hausse des extractions d’or noir dans le pays, la production atteignant un record à 10,53 millions de barils   par jour, ainsi que d’une progression pour la cinquième semaine consécutive des réserves de brut à Cushing, dans l’Oklahoma, où sont stockés les barils servant de référence au pétrole coté à New York. Par ailleurs, le bon respect des objectifs de réduction de production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de leurs partenaires, comme la Russie est un facteur positif pour les cours du pétrole. Les pays participant à l’accord ont atteint un nouveau record de respect des objectifs de limitation de la production, qui a atteint un niveau de 138%, selon    le Comité ministériel conjoint de suivi de l’accord de réduction de la production pétrolière des pays Opep et non Opep ( JMMC).
Pour rappel, les pays producteurs de l’Opep, associés à dix autres   producteurs non membres de l’Opep dont la Russie, s’étaient pour leur part mis d’accord fin 2016 pour limiter leur production afin de contenir la chute des cours. Dans son dernier rapport, l’Opep a revu en hausse de 0,28 million de   barils par jour (mbj) son estimation de la production non-Opep. Cette année, elle devrait atteindre 59,53 mbj, soit une croissance de 1,66 mbj sur un an. Jeudi, les cours du pétrole continuaient de grimper en Asie, les investisseurs ignorant la hausse des réserves américaines de brut pour se concentrer sur les risques géopolitiques au Proche-Orient.  
Le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en mai progressait de 32 à 67,14 dollars dans les échanges électroniques en Asie. Le baril de Brent, référence européenne, pour livraison en juin, gagnait 32 cents à 72,38 dollars. 

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