mercredi 19 septembre 2018 03:20:39

Fonder une famille : Un rêve inachevé

Pour beaucoup de jeunes, le célibat est devenu un mode de vie, et ce, pour des raisons économiques, socioculturelles, familiales ou simplement personnelles.

PUBLIE LE : 11-04-2018 | 0:00
D.R

Pour beaucoup de jeunes, le célibat est devenu un mode de vie, et ce, pour des raisons économiques, socioculturelles, familiales ou simplement personnelles.

Le mariage est un projet trop sérieux, pas seulement parce qu’il est question de responsabilités supplémentaires, d’obligations familiales à prendre en considération et à ne pas laisser au hasard, mais aussi pour des préparatifs et des rituels coûteux, à même de briser l’échine des plus «costauds». Franchir ce cap difficile pour beaucoup est une affaire d’argent avant et après tout, d’où le recul des mariages contractés ces dernières années. Le directeur de la population au ministère de la santé, M. Ouali Amar, a été formel sur ce sujet. En effet, ce dernier a affirmé, il y a quelques jours, que le nombre d’actes de mariage en 2017 a baissé de 3.000 par rapport à 2016. Selon le même responsable, 160.000 personnes avaient changé de statut l’année précédente contre 163.000 durant l’année 2016. Les Algériens et les femmes en particulier se marient moins par rapport au passé. Convoler en justes noces ne tente plus les jeunes de nos jours, qui ont d’autres préoccupations plus urgentes, à l’instar de poursuivre leurs études, trouver un boulot, avoir un logement individuel et d’autres soucis auxquels il faut trouver des solutions avant de penser à fonder une famille, sachant que le coût d’un mariage donne très souvent le tournis. Une étude sur ce phénomène social ne laisse plus de doute sur la tendance à rejeter le mariage, démontrant que le célibat féminin et masculin a bel et bien connu une croissance. Une augmentation de l’âge moyen du mariage en Algérie, selon une enquête lancée par le Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle, fait ressortir qu’on est passé de 31,5% de femmes célibataires en 1987 à 41,6% en 2008 et de 45,2% d’hommes célibataires à 51,1%, à titre illustratif, sachant qu’il n’existe pas de chiffres officiels sur cette question. Pour la tranche d’âge 25 à 29 ans, la part des femmes célibataires est passée de 45,3% en 1998 à 51,6% en 2008, soit un accroissement de 6 points en 10 ans, selon ces mêmes données. Pour la catégorie des 30 à 34 ans, la proportion des femmes s’est accrue de 12 points, passant ainsi de 22,4 à 34,7%. S’agissant des hommes, la proportion des célibataires pour la tranche d’âge 25 à 29 est passée à 82,4% en 2008, contre 77,7% en 1998, un accroissement de 5 points en 10 ans, alors que pour les hommes âgés entre 30 et 34 ans, la proportion est carrément passée de 37,9% à 50,0%.
En d’autres termes, ces statistiques révèlent la montée du célibat qui s’installe sur une longue durée, avec des taux de 24,3 et 23%, respectivement pour les hommes et les femmes pour la catégorie d’âge 35 à 39 ans. des statistiques sur le célibat chez-nous manquent, néanmoins une comparaison des données actuelles par rapport à celles d’il y a une dizaine d’années, par exemple, ne laisse plus de doute sur le recul du taux de nuptialité, imputé à des problèmes d’ordre économique et social, très souvent, quand bien même le célibat reste parfois un choix délibéré, pas seulement pour les hommes mais également pour les femmes.
Samia D.
 

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