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Il a été projeté samedi au ciné club du CNCA : les déracinés séduit le public

Le cinéaste Lamine Merbah aura passé un bel après-midi, samedi dernier, au ciné-club du CNCA suite à la projection de son premier film Les Déracinés, réalisé en 1976.

PUBLIE LE : 09-04-2018 | 23:00
D.R

Le cinéaste Lamine Merbah aura passé un bel après-midi, samedi dernier, au ciné-club du CNCA suite à la projection de son premier film Les Déracinés, réalisé en 1976. Ceux qui ont revu le film et ceux qui l’on découvert pour la premier fois ont été séduit par cette production de l’ONCIC qui traite la dépossession des terres du temps de la colonisation, vers 1880. «Mes parents n’étaient pas mariés quand ce film est sorti, je viens de découvrir une autre facette du cinéma algérien, Les Déracinés est un film intemporel». Zahia Yahia s’est dite séduite par ce film qui a gagné le pari de se baser sur une thèse universitaire de Djilali Sari pour en faire une fiction dramatique et politique. Ce film montre bien «Les bienfaits de la colonisation» souligne-t-elle. M. Boualem Aissaoui, cinéaste trouve que le film d’une beauté inouï est une belle œuvre du patrimoine cinématographique algérien et note amèrement que Lamine Merbah aurait dû réaliser durant sa longue carrière au moins une dizaine de films. Les réalisateurs Larbi Lakhal, Said Mahdaoui et le comédien Abdenour Chelouche ont tenu à témoigner de leur expérience cinématographique acquis auprès du «grand» Lamine Merbah qui selon eux a excellé en tant que réalisateur et en tant que DG de l’ENPA.
Bref ce n’étaient que des éloges et cela n’a pas du tout déplu à Lamine Merbah, visiblement heureux qui a répondu à ceux qui ont demandé à ce que son film soit de nouveau diffusé, dans les universités du pays. Lors de l’avant-première mondiale qui s’est déroulé au cinéma l’Algéria  note Merbah, le comédien Hassan Hassani lui confiera que le film l’a fait pleurer. Merbah note qu’à l’époque, que cela l’avait surpris et que maintenant, effectivement le film l’attriste et lui rappelle la misère et les souffrances du peuple algérien durant la colonisation.
Interrogé sur les paramètres qui conduiraient vers le sursaut du cinéma algérien, Lamine Merbah souligne qu’il faut une formation d’universitaire pour être réalisateur et une formation technique et artistique est obligatoire pour les techniciens et les comédiens d’un film. Il dit constater malheureusement que n’importe qui s’improvise réalisateur et que cela a conduit à la médiocrité que nous voyons à la télévision surtout. Kamel Mekesseur ingénieur de son dans ce film a pris la parole pour souligner que 90% de l’équipe technique et artistique sont décédés, le dernier en date est le comédien Omar Tayane tout en rappelant les spécificités du matériel cinématographique de l’époque dont le poids incroyable de la caméra. «Nous avons travaillé dans des conditions incroyables mais nous avons relevé le défi et le résultat est là et vous l’avez souligné. A la fin de ce deuxième numéro du ciné-club du CNCA, le cinéaste Lamine Merbah a été honoré et a reçu deux récompenses pour son film et sa participation sous les applaudissements du public.
Abdelkrim Tazaroute

 

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