dimanche 22 avril 2018 19:27:34

Nouvelles de Bejaïa

La wilaya de Béjaïa est confrontée à un retard énorme dans l’achèvement des projets dans différents secteurs en cours de réalisation. Pour le secteur des infrastructures de base, c’est la pénétrante de Sidi Aïch qui n’arrive pas à voir le bout du tunnel. 

PUBLIE LE : 07-04-2018 | 0:00
D.R

Le Wali inspecte les ouvrages des réseaux routiers
L’ÉCHÉANCE sera-t-elle respectée ?

 

La wilaya de Béjaïa est confrontée à un retard énorme dans l’achèvement des projets dans différents secteurs en cours de réalisation. Pour le secteur des infrastructures de base, c’est la pénétrante de Sidi Aïch qui n’arrive pas à voir le bout du tunnel. En effet, après avoir réceptionné 50 km uniquement reliant l’échangeur d’Ahnif, dans la wilaya de Bouira,
au pont de Takrietz, il reste encore à réaliser la même longueur pour parvenir au port de Béjaïa.

L’achèvement du tunnel est prévu pour juin 2018. Un autre projet en voie d’achèvement  qui constitue une bouffée d’oxygène pour la ville de Béjaïa et l’échangeur des quatre chemins, à l’entrée du chef-lieu de la wilaya, et dont le wali a fixé sa date de réception au 30 avril 2018 après avoir délocalisé tous les commerces qui entravent la bonne marche de ce projet. Une date qui semble ne pas convaincre les usagers de cet axe routier vu la cadence des travaux en cours et le manque de main-d’œuvre. Aux gorges de Kherrata, qui constituent depuis ces dernières années le point noir du trafic routier entre la wilaya de Béjaïa et les hauts-plateaux, où de nombreux accidents mortels ont été enregistrés à l’intérieur même des trois tunnels, dus essentiellement aux manque de l’éclairage et de l’aération, les travaux de réhabilitation et de l’ouverture d’un second tronçon accusent un grand retard à cause du relief accidenté du site et du non-règlement de la situation financière de l’entreprise chargée des travaux avec une réévaluation de l’enveloppe financière.

D’importantes structures en passe d’être réceptionnées

Dans le secteur de la santé, deux projets sont concernés; la réception de l’établissement hospitalier «mère et enfants» de targua Ouzemour prévue pour ce mois d’avril et les hôpitaux de Souk El Tenine et l’établissement psychiatrique de oued Ghir dont les travaux ne sont pas encore achevés. D’autres projets aussi importants accusent beaucoup de retard et qui doivent être pris en charge dans l’immédiat tels que  le raccordement des foyers en gaz naturel de plusieurs communes dépourvues et dont le taux de pénétration ne dépasse guère les 48%. Ainsi, selon un communiqué de la wilaya, «après avoir trouvé une solution pour le problème de Tidelsine, à Aokas, bloqué par une opposition des citoyens depuis 15 années et dont le raccordement concerne quelque 6.000 foyers, le projet de réalisation d’un gazoduc 20 pouces, reliant Béni-Mansour à Béjaïa, vient de trouver une issue».  Accompagné du responsable de la GRTG (réseau de distribution) et des responsables du secteur de l’énergie, le wali de Béjaïa s’est déplacé dans la commune de Boudjellil, où il a sensibilisé les propriétaires des terrains sur l’importance et l’urgence de réaliser ce gazoduc. En effet, la continuité et la qualité de service dépendent de la concrétisation de ce projet. Prochainement, 15 communes, soit 145.000 habitants, vont être raccordées, enfin, au réseau de gaz, et grâce aussi à ce projet, le taux de pénétration sera augmenté de 30% à 70% pour toute la wilaya.

Amélioration notable de l’alimentation
en eau potable 

Après les dernières intempéries qui ont causé une rupture de la canalisation de l’eau potable traversant l’oued Agrioun, l’alimentation en eau potable des
localités de la wilaya a été sérieusement perturbée et ce durant quatre jours, et actuellement l’eau coule un jour sur deux jusqu’à réparation de la canalisation. L’espoir de voir la commune de Béjaïa alimentée en eau potable 24H/24 durant la prochaine
période estivale semble remis à plus tard. Les citoyens doivent encore tenir leur mal en patience.
 Mais le plus urgent des priorités est de désengorger la wilaya à travers son réseau routier qui étouffe la wilaya par les embouteillages et le trafic très dense des véhicules surtout pour les poids-lourds. Ainsi, le réseau routier de la wilaya de Béjaïa compte 444 kilomètres de routes nationales dont 320 km sont en bon état, 104 km dans un état moyen et 20 km dans un mauvais état. Ce réseau compte également 803 km de chemins de wilaya et 3.055 km de chemins communaux. Avec ce réseau largement insuffisant, Béjaïa étouffe sous le poids des encombrements quotidiens et peine à se désengorger par le nombre important d’usagers qui empruntent les différents axes routiers. Des projets pour améliorer le secteur des travaux publics sont lancés mais accusent un grand retard dans l’achèvement des travaux. Depuis son installation à la tête de la wilaya de Béjaïa, le wali Mohamed Hattab a fait de ce secteur sa priorité pour désenclaver toute la wilaya.
Lors de sa dernière visite à travers la wilaya, et qui a débuté par le chef-lieu de la wilaya, il a inspecté les travaux de l’échangeur au carrefour des quatre-chemins, à l’entrée de la ville de Béjaïa, constitué de 06 ponts.
Trois ponts d’une longueur de 228 mètres linéaires (ML) avec deux voies, 220 ML et deux d’une longueur de 252 ML d’une voie chacun, relieront l’est de la ville de Béjaïa à Alger et vice versa.
Ce projet, d’un montant de trois milliards de dinars et inclus dans le programme de consolidation à la croissance économique (PCCE), a été inscrit en 2010 et le démarrage des travaux a été lancé en mai 2012. Ce grand chantier a enregistré un grand retard dès son lancement par les nombreuses oppositions, telles que Naftal, qui a rejeté ce projet pour sa proximité des cuves de pétrole et de l’oléoduc qui longe la RN9 ainsi que des riverains commerçants qui refusent la délocalisation de leurs locaux et qui n’ont été transférés que récemment vers des locaux achetés par l’APC au quartier de l’Edimco et l’arrière-port.
 


 TOURISME
Aucune nouvelle infrastructure

 Les années se suivent et se ressemblent pour le secteur du tourisme dans la wilaya de Béjaïa. Aucun investissement touristique n’a vu le jour pour cette année 2018. A deux mois de l’ouverture de la saison estivale, les responsables du secteur se contentent de l’état actuel des choses et n’arrivent pas à donner un déclic au secteur pour offrir un meilleur accueil aux millions d’estivants qui affluent chaque année sur le littoral Est-Ouest. Une étude sera engagée prochainement autour du schéma de développement touristique de Béjaïa par des architectes et spécialistes en la matière ; une décision prise par M. le wali en associant à cette démarche l'ordre des architectes ainsi que nos élus pour «dessiner la ville de Béjaïa de demain» tout en valorisant son image et architecture authentique suite à une réunion qui a regroupé le président de l’APW et le comité d’architecture pour examiner et étudier les projets touristiques programmées au niveau des zones d’expansion touristiques des côtes est et ouest de la wilaya. Les projets touristiques présentés lors de la séance du comité d'architecture vont être revus et corrigés dans le cadre de cette nouvelle vision d'embellissement de nos communes. Il ressort que le secteur du tourisme dans la wilaya compte 62 hôtels en exploitation avec une capacité de 4.447 lits (2325 chambres) dont 38 hôtels sont classés respectivement en 11 hôtels pour la première catégorie, 07 hôtels dont 2 auberges pour la deuxième catégorie et 02 hôtels pour la troisième catégorie. Des infrastructures hôtelières très insuffisantes et qui dispensent des services médiocres sur le plan accueil, restauration et hébergement mais avec des prix excessifs et qui ont comptabilisés durant l’année 2015, 296.318 nuitées de nationaux et 21.702 nuitées d’étrangers. Le secteur du tourisme est mal loti malgré les atouts que dispose la wilaya. Sur le côté investissement, la wilaya dispose de 14 zones d’expansion et sites touristiques (ZET) d’une superficie totale de 956,50 ha.  Neuf ZET se situent sur la côte Ouest et cinq ZET sur la côte Est. 


Deux ZET approuvées par décret, dix autres en phase d’étude

Deux ZET sont approuvées par décrets, dix autres sont dans la deuxième phase d’étude et les deux dernières n’ont pas connu de lancement de leur étude car l’une est située à l’intérieur du parc national de Gouraya (PNG) et l’autre sur un terrain accidenté. Pour l’investissement public, le secteur a bénéficié de l’inscription de 17 opérations d’études d’aménagements touristiques susceptibles d’accroitre l’attractivité de la région, d’améliorer les conditions d’accueil des estivants par la création d’espaces avec des activités commerciales et touristiques. L’investissement privé a enregistré 37 projets pour une capacité d’accueil de 291 lits et qui sont en cours de réalisation. Aussi, 67 projets sont validés par le Calpiref pour une capacité d’accueil de 22.384 lits et un montant financier de 56 millions de dinars. Pour ce qui est de la saison estivale qui débute le 1er juin de chaque année et qui s’étalera au 30 septembre, Béjaïa compte à travers ses 100 km de côtes, 15 plages autorisées à la baignade et 12 autres toujours interdites aux estivants. Cette année, il est prévu d’autoriser 5 autres plages situées sur la côte Est et éventuellement une autre sur la côte ouest. Les communes se plaignent chaque année de l’incivisme des estivants avec la prolifération des déchets et ordures au niveau des plages malgré les efforts des services de nettoiement, l’exploitation irrationnelle des plages avec la mise en place forcée des parasols, la prolifération des commerces anarchiques sur plages, l’exploitation anarchique et le  squattage des airs de stationnement et l’instauration d’une tarification abusive de parkings illicites.  Aussi, l’absence d’un plan de circulation durant cette période qui enregistre des encombrements et embouteillages énormes sur les réseaux routiers des côtes Est et Ouest. Comme il a été signalé la mauvaise exploitation des terrains de camping dont huit ont été fermés l’an dernier.  Le secteur du tourisme doit être géré par des professionnels et des connaisseurs du domaine, à commencer par la direction de wilaya, et que la saison estivale, qui doit être préparée dès janvier, doit offrir un tourisme varié toute l’année tel que le tourisme de montagne, le tourisme culturel et autres qui doivent drainer à longueur d’année des visiteurs.


Cité Ihaddadene
Améliorer le cadre de vie


Une action de plantation d’arbres au quartier des 1.000 logements d’Ihaddadene a été organisée par la sûreté de wilaya de Béjaïa où plusieurs officiers et agents de police, en tenues règlementaires, ont pris part. Cette opération consiste à planter des arbres d’ornement dans les espaces verts aménagés récemment par la commune de Béjaïa et ce dans le cadre de l’embellissement des cités de la commune. Un officier dira : «cette opération, qui n’est pas la première du genre, permet le rapprochement du policier du citoyen. Bien que notre mission est d’assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens, mais nous préservons également le cadre de vie pour chaque citoyen où nous avons des sûretés urbaines comme ici à Ihaddadene avec la cinquième sûreté urbaine.
Nous sommes une police de proximité qui œuvre pour le bien-être des habitants des différents quartiers de la commune de Béjaïa.» Un grand bravo à nos policiers pour leur noble mission.


  
 

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