dimanche 22 avril 2018 19:31:29

Energies renouvelables et protection de l’environnement : Oxford Business Group salue les efforts de l’Algérie

L’économie verte, une stratégie nationale

PUBLIE LE : 05-04-2018 | 0:00
D.R

Le cabinet britannique d’experts économiques, Oxford Business Group (OGB), évoque, dans son dernier rapport, la question de la protection de l’environnement en Algérie, et revient sur les efforts consentis par les pouvoirs publics en matière du développement des énergies renouvelables.
OBG s’attarde, à ce propos, sur la stratégie nationale à l’horizon 2030, sur l’environnement et les énergies renouvelables, présentées par la ministre du secteur, lors du Salon international «SIEERA-2018», tenu récemment à Alger. «La stratégie en question doit, notamment viser au développement des énergies renouvelables sur l’ensemble du territoire, la modernisation de la gestion des déchets, via le recyclage et la valorisation énergétique, ainsi que la nécessité d’attirer des investissements, pour établir un écosystème compétitif et intégré», rappelle-t-il, en affirmant que ce plan est annoncé après la mise en place de plusieurs projets locaux dans ces domaines, au cours des dernières semaines.
L’annonce de l’initiative Ecodzair, poursuit le rapport, a été suivie de la mise sur pied d’un programme-pilote de recyclage, auquel participent 20 hôtels de la ville d’Oran. Le programme, issu d’un accord entre les hôtels, le ministère du Tourisme et de l’Artisanat, et l’Entreprise publique de gestion des Centres d’enfouissement technique, permettra à ses participants de dégager des revenus «supplémentaires», grâce au recyclage des déchets. Une fois le programme-pilote achevé, tous les hôtels, établissements touristiques et restaurants classés participeront à cette initiative de développement durable.

L’économie verte,  une stratégie nationale

«Ce projet s’inscrit dans un ensemble plus vaste de politiques qui visent à apporter des solutions aux problèmes environnementaux et à diversifier une économie dépendante des hydrocarbures, par le biais du développement de l’économie verte», explique OBG, qui révèle, se référant aux statistiques du département ministériel de Fatma-Zohra Zerouati, que l’Algérie a investi, entre 2001 et 2007, plus de 2 milliards de dollars dans plus de 1.200 projets liés à l’environnement, parmi lesquels on peut citer la construction de sites d’enfouissement, de centres de traitement des eaux et de laboratoires de contrôle de la qualité de l’eau, afin de lutter contre la pollution.
En matière de gestion des déchets, la stratégie environnementale mise en place par le gouvernement à l’horizon 2035 comporte deux projets phare destinés à répondre aux préoccupations rencontrées dans les zones urbaines. Il s’agit du Programme national de gestion des déchets solides municipaux (PROGDEM), et du Plan national de gestion des déchets spéciaux (PNAGDES).
«Ces programmes ont permis l’éradication de plus de 2.000 dépôts de déchets informels à travers le pays, dont le plus grand d’entre eux est situé dans la banlieue d’Oued Smar, ayant été depuis transformé en jardin public, ainsi que la réalisation de 177 sites d’enfouissement technique de déchets ménagers et de 38 autres pour les déchets internes», se félicite le cabinet d’intelligence économique, qui souligne que ces initiatives ont permis également de créer 47 établissements publics à caractère industriel et commercial, 16 centres de tri des déchets ménagers et cinq déchetteries. «Ensemble, le PROGDEM et le PNAGDES procèdent à la gestion d’environ 13 millions de tonnes de déchets ménagers par an, dont plus de 7 millions de tonnes sont récupérables ou recyclables», ajoute le rapport.

Attirer davantage  d’investissements  du secteur privé

Rappelant les efforts déployés par le secteur public, qui a su «améliorer» la gestion des déchets ménagers, Oxford Business Group estime que le privé a une belle carte à jouer en ce qui concerne la récupération des déchets et le recyclage qui constituent toujours en grande partie des activités informelles. «Le marché potentiel du recyclage en Algérie, pays qui produit 16 millions de tonnes de déchets par an, a été estimé à plus de 500 millions de dollars, ce qui montre bien qu’une gestion et une récupération insuffisante des déchets représentent non seulement des risques sanitaires, mais également des occasions manquées», détaille-t-il, en affirmant que l’enlèvement, le transport et le traitement des déchets, tout comme le recyclage, sont considérés comme des secteurs présentant un «fort» potentiel de «création d’emploi» et «d’investissement».            
S. A. M.

 

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