dimanche 16 dcembre 2018 10:27:10

Nouvelles des Bibans, Fête du printemps ou « Chaw Rbiaa » : Une tradition millénaire

La wilaya de Bordj Bou-Arréridj, qui s’est fait connaître grâce à son industrie, dispose de plusieurs autres cordes à son arc. En plus de son histoire millénaire, elle compte des traditions très attachantes, comme la fête du printemps qui fait sa particularité.

PUBLIE LE : 04-04-2018 | 0:00
D.R

Page animée par : Fouad Daoud 

La wilaya de Bordj Bou-Arréridj, qui s’est fait connaître grâce à son industrie, dispose de plusieurs autres cordes  à son arc. En plus de son histoire millénaire, elle compte des traditions très attachantes,  comme la fête du printemps qui fait sa particularité.

Le visiteur de la wilaya de Bordj Bou Arréridj aura remarqué, ces derniers jours, les sorties des habitants en pique-nique durant les week-ends. Des familles entières se retrouvent en plein air pour jouer, manger et profiter de l’amélioration de la température. On raconte qu’un visiteur qui avait remarqué ce déplacement collectif avait cru à un séisme qui aurait fait fuir les résidents. Renseignements pris, il a appris qu’il s’agit d’un pique-nique général qu’aucun bordjien qui se respecte n’aurait raté. Ces sorties qui concernent tous les citoyens, quels que soient leur catégorie sociale ou leur revenu, ne datent pas d’hier en fait. Depuis la nuit temps, les bordjiens fêtent la venue du printemps qui est synonyme de réchauffement du climat mais aussi d’apparition de l’herbe et des fleurs. C’est comme s’ils allaient à la rencontre de celui qui leur apporte nouveautés et bienfaits. La neige, qui couvre habituellement les champs, est remplacée par de larges pâturages verts qui ne manquent d’être salués par les manifestations de bonheur qu’ils méritent. La célébration de la fête du printemps ou chaw Rbiaa, comme les habitants de la région l’appellent, commence d’ailleurs plusieurs jours avant l’événement. Les pères de famille, qui se préparent pour cette occasion comme il le font pour l’aïd, le ramadhan ou la rentrée, font le tour des magasins pour acheter trois produits essentiels, à savoir la pâte de datte ou ghars, nécessaire pour la préparation de «m’bardja», ce gâteau traditionnel fait à base de semoule sans lequel la fête n’en serait pas une, les bonbons de différents goûts, couleurs et formes et les fameux petits couffins appelés justement ceux du printemps. Les enfants, qui attendent eux aussi cet événement, commencent à apprécier leurs couffins avant de chercher après son contenu. Sitôt le chargement effectué et ramené à la maison, vient le tour des mères de famille qui passent des heures à la préparation de la m’bardja. Un véritable stock de ce gâteau est constitué pour le jour J. Ce n’est pas la seule tache pour ces femmes qui ont pour souci de faire en sorte que la fête soit totale. En plus de la préparation des autres composantes du couffin, comme les œufs durs et les oranges qui vont servir de rafraichissants nécessaires au vu des efforts qui devront être déployés durant la journée, elles devront mettre de côté de beaux habits pour leur progéniture. Drapés de ces habits, les enfants seront les premiers du groupe en partance pour les pâturages quand ce jour arrive. Ils seront les plus bruyants également avec leurs cris, rires et chants. Ce qui ne manque d’assurer une animation certaine aux localités de la wilaya. D’ailleurs, il existe plusieurs airs repris par les petits bordjiens pour manifester leur joie pour ce nouveau venu qu’ils répètent génération en génération.

Des chants pour célébrer l’événement

Ces chants font toujours le bonheur des enfants. Le bonheur pour l’avènement de la saison aussi. Ce qui a changé c’est le lieu et surtout la date. Habituellement, les habitants de la wilaya sortent le même jour, généralement le premier vendredi du mois de mars. Comme il ne s’agit pas d’une fête officielle, les citoyens doivent utiliser une journée de repos pour sortir ensemble. Cette entente tacite, qui n’est adoptée par aucune structure qu’elle soit étatique ou associative, offrait la possibilité à tous les bordjiens de se retrouver ensemble en dehors des villes et villages. Quand cette date arrive, les localités se vident de leurs résidents. Ceux-ci sont dans les champs en train de se promener, jouer et respirer l’air frais, loin de l’exiguïté des bâtiments et des émanations toxiques que ce soit des cheminées ou des usines. La journée est tellement pleine que le déjeuner saute. Même si des plats cuisinés sont parfois placés dans les couffins, c’est le sucré qui domine, une fois n’est pas coutume. Sur les tapis qui sont déroulés sur l’herbe, la m’bardja est reine. Ce n’est pas seulement l’estomac qui prend des libertés. Les rapports familiaux subissent des largesses qui n’auraient pas été possibles avant. Les femmes déambulent seules ou arpentent à leur guise montagnes et arbustes sous le regard bienveillant de leurs accompagnateurs. La détente est totale pas seulement sur le plan physique. La communion avec la nature est telle que certaines personnes, essentiellement les vieilles, s’arrangent pour prendre des herbes comestibles qui vont servir à préparer le diner ou être consommés carrément sur place. Cette communion touche également l’aspect humain, puisque la sortie favorise également les retrouvailles entre familles d’autant que le lieu de rencontre était également le même. Tout le monde se rendait à Boumergued, qui était la destination privilégiée des familles. Le lieu cerné entre la route d’El Anasser et celle de Sétif est une prairie située en contrebas de la foret du même nom. En plus de ses qualités naturelles, l’endroit était proche de la ville.
Ce qui facilitait l’affaire des randonneurs qui n’avaient pas besoin de moyens de transport pour y aller.
Cela n’est plus le cas aujourd’hui malheureusement. Hélas, les lieux ont été utilisés pour abriter des équipements publics et des promotions immobilières.

Un carrousel de voitures est constaté chaque week-end le long des accès des villes et villages

Mais les autres endroits pouvant abriter les sorties sont loin de la ville. Il faut disposer d’une voiture pour trouver un espace qui n’a pas été squatté par le béton. Ce qui oblige les pères de famille à aller loin pour trouver un endroit tranquille.
Toutes les sorties sont visées. C’est ainsi qu’un carrousel de voitures est constaté chaque week-end le long des accès des villes et villages et notamment le chef-lieu de wilaya qui a connu ces dernières années un agrandissement certain. Chaque fois les routes se retrouvent encombrées le matin pour l’aller et le soir pour le retour. Les bas- côtés se transforment en des parkings géants. Même si les endroits visités se sont multipliés, les plus prisés restent les routes de Medjana et d’Ain Soltane qui sont réputées pour l’immensité de leur verdure. A noter que certaines familles préfèrent se rendre dans les villages dont elles sont originaires. Ce qui se traduit par une visite des parents et un partage de souvenirs d’enfants qui sont également une dimension importante de l’événement. Même la date d’organisation de la journée du printemps n’est plus la même. Ce n’est plus le vendredi qui est préféré pour le faire. Même le samedi est associé à l’opération. La première semaine de mars n’est plus de rigueur aussi. Ce sont toutes les semaines du mois qui sont concernées. Désormais la venue de la saison chère aux bordjiens n’est pas fêtée en une journée mais en 30. Les habitudes ont quelque peu évolué. Mais l’essentiel est resté, cet amour de la nature et la joie de la retrouver avec toutes les manifestations de cette dernière. Ces manifestations qui font partie du patrimoine immatériel de la wilaya ont même tenté les spécialistes en tourisme qui voudraient l’exploiter comme un produit ou l’intégrer dans un circuit. Ce qui est sur, c’est que la wilaya de Bordj Bou Arréridj, qui s’est fait connaitre grâce à son industrie, a montré qu’elle a plusieurs cordes à son arc. En plus de son histoire millénaire et ses richesses, la mobilité de sa population et la diversité de ses traditions impressionnent le visiteur. Dommage que ses structures d’accueil ne suivent pas, sinon son territoire vaut le déplacement… Surtout en mois de mars !

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Bien que la pluviosité ait été clémente
Perturbation de l’alimentation en eau potable

La commune de Bordj Bou Arréridj,  approvisionnée à partir du barrage de Ain Zada, est marquée ces derniers jours par une perturbation de l’alimentation des habitants en eau potable. Ce sont les résidents des quartiers hauts de la ville, comme la cité des 1.044 logements, qui souffrent le plus de cette situation. Ces résidents qui ne sont pas desservis comme leurs voisins des autres quartiers sont obligés de restreindre l’utilisation de cette matière précieuse. Comme cela ne suffit pas,  il leur faut acheter des citernes.  Ce qui augmente leur détresse et même leurs dépenses. Les habitants des étages supérieurs, qui sont les plus touchés, craignant que cette contrainte s’aggrave en été, appellent les responsables concernés pour trouver des solutions qui allègent leurs souffrances. Justement, le directeur de l’unité locale de l’ADE avance la baisse du niveau de remplissage du barrage de Ain Zada qui est descendu à moins de 20 millions de mètres cubes alors que ses capacités dépassent les 120 millions, pour expliquer cette perturbation. Le responsable, qui a affirmé que ses services cherchent à maîtriser la production d’eau qui parvient de la station de traitement du barrage pour assurer une justice dans la distribution, pour ne pas pénaliser les habitants des parties hautes, a annoncé que des mesures d’urgence seront prises pour améliorer la dotation en eau potable de la population. Notons que ce problème n’a pas manqué d’affecter d’autres communes même celles qui sont approvisionnées à partir des eaux souterraines, puisque celles-ci ont également baissé à cause de la sécheresse qui a frappé la wilaya. Ce qui rend urgent l’adoption de solutions à même de répondre aux besoins de la population avant que la saison estivale n’arrive.

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Finance locale
16 communes déficitaires

En dépit des apparences qui font d’elle l’une des wilayas les plus riches, Bordj Bou Arréridj enregistre un nombre important de communes déficitaires. Ces communes, qui représentent près de la moitié de celles que compte la wilaya, n’arrivent à répondre aux besoins de la population et même le paiement de leurs charges, comme l’électricité et les salaires, que grâce aux subventions de l’Etat et surtout le fonds de solidarité, ex-FCCL. Ce qui a poussé les autorités de la wilaya, qui ont réuni les élus des communes pour un séminaire consacré à l’amélioration de la gestion des assemblées, à insister sur le développement de l’investissement pour augmenter les recettes de ces dernières, d’autant que les communes concernées disposent d’atouts certains dans les domaines agricole, industriel et touristique.
Le wali de Bordj Bou Arréridj, qui a rappelé le rôle déterminant que jouent les élus pour le développement des collectivités locales, a rappelé que 11 communes, dont 3 chefs-lieux de daïras, ont été retenues pour l’implantation de zones d’activité. Ces zones d’activité qui devront, selon lui, satisfaire les besoins des PME de la région, seront aménagées selon les spécificités de chaque commune pour assurer un développement harmonieux de la localité. En plus de la réalisation de l’objectif premier, qui est l’amélioration des ressources financières des APC pour les rendre équilibrées, ces espaces, qui devront influer sur les autres secteurs comme le commerce et le transport, auront un effet direct sur l’emploi. Les habitants de ces communes n’auront plus à se déplacer au chef-lieu de wilaya ou ailleurs pour trouver du travail, a-t-il annoncé.

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Secteur de l’habitat
Distribution prochaine de 342 logements sociaux à Bordj Ghedir

Les habitants de Bordj Ghedir attendent avec impatience la publication de la liste des bénéficiaires de logements sociaux dans la commune. Ce qui permettra de prendre en charge les besoins des centaines d’entre eux qui se plaignent des mauvaises conditions sociales dans lesquelles ils vivent. Ils sont d’autant plus pressés que la dernière distribution de logements dans la commune a eu lieu avant 5 ans. Ceux qui n’ont pas eu la chance de figurer parmi les bénéficiaires durant cette période ont vu leurs problèmes se multiplier. Le PAPC de Bordj Ghedir, M. Daghia. qui a reconnu la légitimité de la revendication, a annoncé que la liste qui a été arrêtée par la commission de la daïra a été transmise à la wilaya pour qu’elle soit assainie. «Nous voulons nous assurer que les logements vont être occupés par ceux qui les méritent», a-t-il révélé. Le maire, qui a noté que le programme, qui comprend 342 logements, devra permettre la satisfaction d’un nombre important de demandeurs. Il annoncé également que 180 autres logements sociaux sont en cours de réalisation. Il a demandé aux personnes concernées de patienter puisque leur tour devra arriver. «L’Etat ne va pas les oublier», a-t-il dit.

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Sport
Du gazon synthétique pour le stade de Bir Kasdali

La commune de Bir Kasdali, qui se  trouve à 20 kilomètres à l’est de Bordj Bou Arréridj, a bénéficié d’une opération importante qui consiste dans la couverture en gazon synthétique de son stade. Ce  qui devra améliorer la pratique sportive dans la commune qui a le statut de chef-lieu de daïra. En effet, les jeunes de Bir Kasdali se sont souvent plaints du mauvais état du terrain en plus du manque d’infrastructures pour l’accueil du public et des sportifs. L’équipe locale, qui affronte ses adversaires en dehors de la commune, devra être le premier bénéficiaire de la livraison de ce projet qui a été accompagné par la réhabilitation de la clôture, les vestiaires et des gradins. L’APC, appuyée par la DJS pour la modernisation du stade communal, a même prévu de créer un espace pour les enfants à proximité de la structure. Des jeux et des espaces verts devront être aménagés pour les accueillir dans de bonnes conditions. Ce qui devra transformer les lieux en un complexe de divertissement et de ressourcement, à condition qu’il soit préservé. Ce genre d’espace manque dans la commune qui a connu un développement certain ces dernières années.
 

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