dimanche 22 juillet 2018 11:48:28

Le MAE roumain en visite officielle aujourd’hui : Renforcement du dialogue politique de haut niveau

Le ministre roumain des Affaires étrangères, Teodor Melescanu, effectuera une visite officielle en Algérie, du 31 mars au 2 avril 2018, à l’invitation de ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a annoncé hier le ministère, dans un communiqué.

PUBLIE LE : 31-03-2018 | 0:00
D.R

Le ministre roumain des Affaires étrangères, Teodor Melescanu, effectuera une visite officielle en Algérie, du 31 mars au 2 avril 2018, à l’invitation de ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a annoncé hier le ministère, dans un communiqué.

«Cette visite donnera lieu à une évaluation exhaustive de l’état et des perspectives des relations bilatérales ainsi qu’au renforcement du dialogue et de la concertation politique de haut niveau entre les deux pays», a précisé le communiqué du ministère des Affaires étrangères (MAE). Dans le domaine économique, il est attendu, a ajouté la même source, que «les ministres évoquent les voies et moyens permettant de lancer des partenariats entre les entreprises des deux pays, plus particulièrement dans les secteurs de l’industrie, du tourisme et de la formation». Dans le domaine scientifique, les deux parties examineront «les possibilités de coopération entre les universités des deux pays à travers la conclusion d’accords de coopération», a, en outre, indiqué le MAE. «Les deux parties évoqueront également le cadre juridique bilatéral visant à renforcer la coopération dans le domaine culturel, de la formation professionnelle, de la justice, du tourisme et des archives», selon le texte. Les deux ministres des Affaires étrangères échangeront également «leurs appréciations respectives sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun», a fait savoir le MAE. «L’Algérie et la Roumanie sont liées par des liens d’amitié traditionnels et cette visite permettra de donner une nouvelle impulsion à leurs relations bilatérales», a conclu le communiqué.

Suivi des efforts pour le règlement des conflits

Le ministre roumain des Affaires étrangères, Teodor Melescanu, a souligné hier que la Roumanie suit avec «beaucoup d’intérêt» les efforts déployés par l’Algérie pour arriver à des solutions pacifiques aux conflits dans la région et dans le monde.
«La Roumanie suit avec beaucoup d’intérêt les efforts déployés par l’Algérie afin de solutionner, d’une manière pacifique, les conflits et tensions dans la région, mais aussi, dans le monde», a déclaré M. Melescanu dans un entretien accordé à l'APS, à la veille de sa visite de deux jours en Algérie. Le MAE roumain a rappelé, à ce propos, le combat mené par l'Algérie, pendant toute son histoire, afin d'arriver à des solutions «pacifiques».
«D’ailleurs, pendant toute son histoire, l’Algérie a activement milité pour la voix du dialogue et du consensus comme principe fondamental, afin de solutionner les divergences», a-t-il déclaré, rappelant le traitement de la crise malienne par l'Algérie.
«L’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali ainsi que les actions visant le rapprochement des parties impliquées dans la crise libyenne ont été remarquées et appréciées par la communauté internationale», a fait remarquer M. Melescanu.
Pour lui, le dossier malien a, en même temps, démontré que «l’Algérie est l’un des principaux artisans de la paix et de la stabilité dans l’Afrique du Nord et Sahel». Evoquant par ailleurs les perspectives d'un partenariat sur le volet sécuritaire, le chef de la diplomatie roumaine a exprimé le soutien de son pays, en tant qu'Etat membre de l'Union européenne et de l'OTAN, aux projets sécuritaires que ces organisations entretiennent avec l'Algérie.
«En tant que membre de l'Union européenne et de l'OTAN, la Roumanie soutient les projets sécuritaires que ces organisations développent avec l'Algérie», a-t-il dit.
M. Melescanu a jugé «important» que la Roumanie et l'Algérie travaillent «ensemble» pour «prévenir la radicalisation et  éviter aux messages de haine et de propagande de faire de nouvelles victimes». Il n'a pas manqué de souligner, dans ce cadre, la volonté de son pays d'«explorer l’opportunité d’élargir notre coopération vers d’autres aspects du volet sécuritaire». Tout en rappelant en outre, que son pays assumera la présidence du Conseil de l'UE en 2019 et aura, pendant cette période «un engagement ferme sur la dimension sud de la politique européenne de voisinage», M. Melescanu a fait savoir que l'un des objectifs de son pays  est «la poursuite des efforts consentis par l'UE en faveur de la stabilité à long terme». «La présidence s'emploiera à aider la haute représentante dans les efforts qu'elle déploie pour parvenir à un règlement pacifique du conflit en Syrie et relancer les négociations à Genève sous les auspices des Nations unies», a-t-il ajouté.
M. Melescanu a également fait savoir que la présidence soutiendra notamment «les efforts en faveur de la reconstruction et de la réconciliation en Iraq, ainsi que le travail mené pour trouver une solution politique à la crise en Libye sur la base du plan de l'envoyé spécial des Nations unies». Il sera question aussi, d'«appuyer les efforts déployés par l'UE afin de contribuer à faire avancer le processus de paix au Proche-Orient dans la perspective d'une solution durable fondée sur les résolutions du CS de l’ONU».

Un partenaire privilégié  en Afrique du Nord

L’Algérie est considérée comme une «priorité et un partenaire privilégié» en Afrique du nord, a assuré le ministre, soulignant que c'est un pays avec un potentiel économique «énorme», qui va connaître un développement «soutenu» dans l’avenir. «L’Algérie est considérée comme une priorité, un partenaire privilégié en Afrique du Nord. Le fait que l’ambassadeur roumain à Alger est accrédité dans deux autres pays (le Tchad et le Niger) prouve sans équivoque l’importance de l’Algérie dans la stratégie de politique étrangère de la Roumanie pour la région», a affirmé M. Melescanu.  Il a ajouté, qu'après l’adhésion de son pays à l’Union européenne (UE), en 2007, qui représentait l’objectif primordial de la période, «nous avons réévalué la présence de la Roumanie à travers le monde».
Interrogé sur une absence relativement longue et l'intérêt manifeste que montre la Roumanie pour reprendre la coopération multiforme avec l'Algérie, M. Melescanu a indiqué que la Roumanie avait connu une période de «profonde évolution» politique, économique et sociale après l’année 1989, et qu'à cet égard, les relations avec plusieurs régions du monde ont été marquées par un «certain ralentissement». Pour le chef de la diplomatie roumaine, l’Algérie est un pays avec un potentiel économique énorme et va connaître «un développement soutenu» dans l’avenir, ajoutant qu'en s’appuyant sur les relations d’amitié historique qui lient les deux pays, la Roumanie reste un «partenaire de confiance» de l’Algérie en Europe, qui va encourager le développement favorable des relations pour que les deux parties en bénéficient mutuellement.
Interrogé sur le niveau de la coopération politique actuelle entre l’Algérie et la Roumanie, notamment dans le volet sécuritaire, M. Melescanu a estimé qu'il était nécessaire que les deux pays travaillent ensemble en vue de la prévention de la radicalisation, «pour ne plus permettre aux messages de haine et de propagande de faire de nouvelles victimes».
«En même temps, nous sommes ouverts pour explorer l’opportunité d’élargir notre coopération vers d’autres aspects du volet sécuritaire», a-t-il assuré, soulignant qu'en tant qu’Etat membre de l’Union européenne et de l’OTAN, la Romanie soutient les projets sécuritaires que ces organisations entretiennent avec l’Algérie.
Pour M. Melescanu, la Roumanie suivait avec «beaucoup d’intérêt» les efforts déployés par l’Algérie afin de solutionner d’une «manière pacifique» les conflits et les tensions dans la région, mais aussi, dans le monde, faisant observer que pendant toute son histoire, l’Algérie avait «activement milité pour la voix du dialogue et du consensus comme principe fondamental, afin de solutionner les divergences». Evoquant le travail intense de la diplomatie algérienne, le chef de la diplomatie roumaine a estimé que l’«Accord pour la paix et la réconciliation au Mali et les actions visant le rapprochement des parties impliquées dans la crise libyenne avaient été remarquées et appréciés» par la communauté internationale et démontrent en même temps que l’Algérie est «l’un des principaux artisans de la paix et de la stabilité dans l’Afrique du Nord et Sahel». Interrogé si la Roumanie voulait faire des investissements dans le secteur automobile en Algérie, M. Melescanu a souligné qu'il y a trois ans, les premiers contacts entre les entreprises roumaines et les hommes d’affaires algériens avaient été matérialisés, afin de démarrer, en Algérie, la production de pièces et sous-ensembles automobile pour l’usine d’Oran, précisant que deux partenariats avaient été concrétisés, d’autres sont dans un «stade avancé» de négociations. Il a rappelé que Renault est un investisseur très important pour la Roumanie dans le domaine de la production des automobiles depuis 1967, ayant aussi une marge majeur d’innovation, de recherche et de développement. Pour lui, à partir de cette bonne relation de partenariat, la Roumanie a développé une importante chaîne de fabrication, au niveau de la sous-traitance dans le domaine de l’industrie d’automobile, qui assure le nécessaire de l’usine Renault, mais qui est aussi devenu peu à peu un vecteur pour les exportations roumaines vers des marchés traditionnels, tels que l’Allemagne, l’Italie, la France, etc... S'agissant de l’évolution de la coopération entre les deux pays dans les domaines de l’agriculture, le tourisme et l’enseignement supérieur,
M. Melescanu a indiqué que la Roumanie était intéressée d’approfondir et de diversifier les relations économiques avec l’Algérie. Il a relevé que ces trois dernières années, plusieurs missions économiques roumaines, spécialisées dans des secteurs comme l’agro-alimentaire, les TIC, la construction de bâtiments et l'industrie militaire, avaient été organisées en vue d’identifier des opportunités, ajoutant qu'on envisage aussi de redynamiser le cadre institutionnel déjà présent, à savoir la Commission mixte et le Conseil des hommes d’affaires. Pour le chef de la diplomatie roumaine, son pays soutient l’approfondissement de la coopération dans l’enseignement et la culture, y compris des échanges d'experts dans le domaine de la muséologie, la coopération dans l'archéologie, l’élaboration de projets communautaires pour la protection et la valorisation du patrimoine matériel, la coopération dans le domaine de la cinématographie et les bibliothèques. «En même temps, nous travaillons pour adapter le cadre juridique qui doit offrir aux hommes d’affaires des deux pays le support nécessaire en vue de stimuler les investissements», a-t-il également dit. M. Melescanu a indiqué, par ailleurs, que la Roumanie assumera la présidence du Conseil de l'UE en 2019, relevant que pendant cette période, «nous aurons un engagement ferme sur la dimension sud de la politique européenne de voisinage». Pour lui, l'un des objectifs de son pays, lors de la prise de cette présidence, sera la poursuite des efforts consentis par l'UE en faveur de la stabilité à long terme, soulignant que la présidence s'emploiera à aider la haute représentante dans les efforts qu'elle déploie pour parvenir à un «règlement pacifique» du conflit en Syrie et relancer les négociations à Genève sous les auspices des Nations unies.
M. Melescanu a indiqué que la présidence soutiendra les efforts en faveur de la reconstruction et de la réconciliation en Iraq, ainsi que le travail mené pour trouver une «solution politique» à la crise en Libye sur la base du plan de l'Envoyé spécial des Nations unies, ajoutant que la présidence travaillera pour appuyer les efforts déployés par l'UE afin de contribuer à faire avancer le processus de paix au Proche-Orient dans la perspective d'une solution «durable fondée sur les résolutions du CS de l’ONU».

Renforcer des relations privilégiées

Un groupe parlementaire a été installé mercredi à Alger. M. Smail Mimoun, vice-président de l'APN a indiqué que l'installation du groupe parlementaire d'amitié «Algérie-Roumanie» constitue «un espace important pour concrétiser davantage de rapprochement et de coopération avec la Roumanie, pays ami, et renforcer les relations privilégiées unissant les deux pays», affirmant que le but de la création de ce type de structure est «la mise en place d'un cadre d'échange et d'approfondissement du dialogue et de la concertation entre les parlementaires et le rapprochement des vues en vue de concrétiser un partenariat stratégique durable».                                             (APS)
 

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