jeudi 20 septembre 2018 21:55:32

Journée parlementaire sur l’industrie militaire : Contribution effective et efficace

Une étude pour la création de sociétés mécaniques locales produisant des composants de moteurs.

PUBLIE LE : 14-03-2018 | 0:00
D.R

Une étude pour la création de sociétés mécaniques locales produisant  des composants de moteurs.   

Le directeur des industries militaires au ministère de la Défense nationale, le général major Rachid Chouaki, a annoncé, hier à l’Assemblée populaire nationale (APN), l’élaboration d’une étude pour la création de sociétés mécaniques locales produisant des composants et pièces de moteurs de véhicules en Algérie.

Les efforts du secteur de l’industrie militaire sont focalisés actuellement sur la fabrication des composants de moteurs en tant qu’axe essentiel de la fabrication des véhicules industriels, a déclaré M. Chouaki lors d’une journée parlementaire sur l’industrie militaire en Algérie, organisée sur le thème «Réalité et perspectives» au siège de l’APN, en présence des cadres du ministère de la Défense nationale et du président de l’APN, Saïd Bouhadja.  Le même responsable a fait état, dans ce sens, de «l’élaboration en cours d’une étude approfondie relative à la création de sociétés mécaniques produisant des composants de moteurs», affirmant que l’intégration est «un axe stratégique» dans l’industrie mécanique. Concernant le taux d’intégration enregistré par le secteur de l’industrie militaire dans le montage des véhicules, le général major Rachid Chouaki a indiqué que pour les usines de montage des véhicules et des bus militaires, l’ensemble des moteurs utilisés est fabriqué au niveau du complexe Oued Hmimine à Constantine, outre la fabrication des moteurs de tracteurs et d’engins de travaux publics, ajoutant que 25.000 moteurs lourds de marque Mercedes Benz seront fabriqués en 2019. S’agissant du renforcement et de l’élargissement des réseaux de la sous-traitance, le représentant du ministère de la Défense nationale a estimé que cela dépend des petites et moyennes entreprises (PME), annonçant des discussions en cours, dans ce cadre entre le secteur de l’industrie militaire et certains opérateurs locaux. Soulignant que les industries militaires sont une partie intégrante du tissu industriel national, M. Chouaki a rappelé que l’intégration du secteur de l’industrie militaire dans le tissu industriel national a débuté en 2012 à travers des partenariats entre les entreprises militaires économiques et des entreprises nationales.
«Nous avons veiller à l’activation de partenariats avec des entreprises nationales à l’image de la Société nationale des véhicules industriels (SNVI), l’Entreprise nationale des industries électroniques (ENIE) de Sidi Bel-Abbès et bien d’autres, en plus des partenariats conclus avec des partenaires étrangers», a-t-il ajouté. Par ces partenariats, les industries militaires sont venues renforcer le pôle industriel national, «très grand et considérable, mais qui nécessite un développement», a-t-il indiqué. Affirmant que le développement du partenariat avec le secteur industriel national a empêché la fermeture de plusieurs usines depuis 2012, le même responsable a mis en avant la réouverture d’usines fermées à l’instar de l’usine de fabrication de chaussures à Boussâada, remise en service grâce à un partenariat entre le secteur industriel militaire et le secteur industriel civil. En outre, ce partenariat a contribué à la modernisation de sites industriels à travers l’introduction de nouvelles technologies et la création d’emplois, a affirmé M. Chouaki, faisant état d’instructions pour le recrutement en priorité des habitants des régions où sont implantées ces activités industrielles.
Quelque 800 postes d’emploi ont ainsi été créés à Constantine, a-t-il déclaré. S’agissant du partenariat avec les partenaires étrangers, le général major Chouaki a précisé que ces derniers apportent avec eux la technologie et le savoir-faire en vue de leur appropriation et développement au niveau local.
Des compagnies mondiales comme Mercedes Benz ont décidé d’investir en Algérie car son marché est crédible, a affirmé M. Chouaki, rappelant que cette société allemande possède en Afrique deux sites, l’un en Afrique du Sud et l’autre en Algérie. D’autre part, le même responsable a indiqué que la production industrielle militaire, lancée depuis 2 ans, vise à satisfaire la demande grandissante de l’armée et les besoins du marché national, notamment en bus et les camions pour Sonatrach et les deux ministères de l’Energie et du Transport. En ce qui concerne l’exportation, M. Chouaki a fait savoir que les contrats conclus avec le partenaire étranger donne à la partie algérienne la licence d’exporter à travers les réseaux de son partenaire étranger. M. Chouaki a rappelé la mise en place, entre 2009 et 2012, d’un plan d’actions visant l’encadrement de l’activité des investisseurs actionnaires afin de garantir un lancement efficace des projets industriels.

Le secteur attire près d’un milliard de dollars d’IDE

Le volume des investissements directs étrangers (IDE) dans les projets de partenariat du secteur industriel militaire s’élève à près d’un milliard de dollars, a indiqué hier à Alger le lieutenant-colonel Haddouche Benyahia. Dans son intervention intitulée «Le volet économique des industries militaires», le lieutenant-colonel Haddouche a précisé que le secteur de l’industrie militaire avait permis de surmonter les crises qu’ont connues certains secteurs industriels nationaux, dont le textile, à travers le partenariat entre les deux secteurs, la formation et l’emploi des habitants des régions dans lesquelles sont créées les activités industrielles. M. Haddouche a rappelé, entre autres, les différentes sociétés industrielles créées dans différents domaines avec un partenaire étranger et des entreprises nationales, selon la règle des 51/49, à l’instar de la Société de fabrication des véhicules de marque «Mercedes Benz», créée en juillet 2012 et dont l’objectif est d’atteindre les 2.000 véhicules de Mercedes Classe G avec un taux d’intégration de 30%, 5 ans après le lancement de la production. Il a également cité la Société algérienne pour la production de poids lourds «Mercedes Benz», lancée en février 2012 et qui a pour objectif de réaliser 15.000 camions annuellement et 15.000 bus avec un taux d’intégration minimum de 30% pour les 5 premières années. Le même responsable a, par ailleurs, rappelé la création en mars 2012 de la Société algérienne de fabrication de véhicules particuliers dont l’objectif est de produire 120 unités/an, ainsi que la Société algérienne de fabrication de véhicules blindés (NIMR) et la Société algérienne de fabrication de moteurs (SAFMMA) qui vise à produire quelque 25.000 unités de moteurs avec un taux d’intégration minimum de 50% durant les cinq premières années du lancement de production.
Le lieutenant-colonel Haddouche a également cité la Société algérienne de fabrication des systèmes électroniques (SCAFSE) et la société Caracal de fabrication de pistolets et d’armes légères en partenariat avec l’entreprise émiratie Caracal. Il a également évoqué la Société algérienne de production des explosifs, une usine de construction d’hélicoptères en sus de l’entreprise algérienne de distribution des véhicules Mercedez-Benz. Le même responsable a cité, en outre, l’Entreprise algérienne des textiles industriels et techniques (EATIT), fruit de la fusion de sept groupes de production de textile, expliquant dans ce cadre que le ministère de la Défense nationale contribuait à hauteur de 60% dans le capital social de l’Entreprise à travers son Etablissement d’habillement et de couchage
     Pour sa part, le colonel Karoui a mis en avant l’importance de l’industrie militaire dans la satisfaction de l’ensemble des besoins du marché national en camions, voitures et bus produits en Algérie, soulignant que le chiffre d’affaires des entreprises de l’industrie militaire devrait atteindre les 100 milliards de dinars en 2019. Il a ajouté que le secteur tablait sur la réalisation en 2019 d’un «chiffre d’affaires de 100 milliards de dinars, la création de 30.000 postes, la réalisation de 10 entreprises réparties à travers le territoire national, la création de 12 autres sociétés par actions et 40 usines». Dans son intervention intitulée «l’importance des industries de la Défense», M. Karoui a affirmé que l’investissement dans l’industrie militaire s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre du programme de relance économique initié par le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, soulignant, à ce propos, que «l’industrie militaire est une partie indissociable de l’industrie nationale». Rappelant que l’industrie militaire couvrait plusieurs domaines à l’image de la mécanique, l’électricité, les industries chimiques, le tissus, etc, le colonel Karoui a assuré que ces produits n’étaient pas destinés uniquement à usage militaire mais également à un usage paramilitaire et civil. Il a fait savoir enfin que le secteur prévoyait de satisfaire, à l’horizon 2019, la totalité des besoins du marché national en camions de fabrication locale. (APS)
 

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