mardi 11 dcembre 2018 19:59:38

Dans la lucarne : Les dangers du tartan

Les sportifs de part le monde et plus particulièrement les footballeurs aiment pratiquer leur sport favori sur une belle pelouse verte, grasse et surtout douce.

PUBLIE LE : 13-03-2018 | 0:00
D.R

 Les sportifs de part le monde et plus particulièrement les footballeurs aiment pratiquer leur sport favori sur une belle pelouse verte, grasse et surtout douce. Elle permet de mieux amortir les chutes par rapport aux autres surfaces où le football peut se pratiquer. C’est vrai que dans les pays développés, le gazon est quasiment une condition impérative pour que les compétitions hebdomadaires puissent se dérouler sans la moindre anicroche. Avant, en Algérie, juste après l’indépendance du pays en 1962, nos compétitions, même au niveau de l’élite, se jouaient sur du «tuf», une surface très dangereuse où,  chaque week-end, les blessures des joueurs sont légions. C’est quasi-inévitable de voir des joueurs transportés hors du terrain sur des civières. Le gazon n’existait que dans de rares stades, mais faute d’entretien, ces surfaces ont perdu de leur superbe et se sont transformées, bon an mal an, en terrain en tuf. On avait l’impression de continuer à y jouer sur du «tuf» pour le restant de nos vies. Il y eut quelques stades comme celui de Constantine (Hamlaoui), 19- mai 1956 d’Annaba, celui de Mascara, de Bel Abbès, de Tiaret, Relizane, mais… Faute de moyens d’entretien conséquents, la détérioration de leurs pelouses était plus rapide que la musique. C’est pour cette raison que le tartan synthétique avait fait son apparition, notamment durant les années 80 où ce type de surface avait commencé à se généraliser laissant le «tuf» battre en retraite. Tellement décriés, les terrains en «tuf» avaient vraiment laissé des séquelles auprès de nos sportifs, même les plus grands d’entre eux. Cette période assez «noire» avait été oubliée par nos sportifs du fait que les joueurs étaient confrontés à des blessures parfois mortelles. On se rappelle, dans les années 60, le décès de Tayeb Amrous lors d’un match entre le MCA et Hamra Annaba. Un choc avec Houès suivi d’une chute avait provoqué la mort d’un joueur au talent avéré. Le natif de Bordj Menaïel avait fait pleurer tout un peuple, eu égard à sa grade valeur. Il était victime du «tuf». Même si aujourd’hui, cette surface de jeu n’est plus de mise ni d’actualité sauf dans de rares contrées et communes du pays, l’introduction du tartan synthétique dans les différents stades, globalement en Afrique, est en train de susciter les questionnements des scientifiques. Il est clair que le décès de Gasmi, au stade du 1er Novembre de Tizi-Ouzou, lors du match JSK-USMAnnaba, suite à une chute dangereuse, est encore vivace dans tous les esprits des sportifs algériens. Là aussi, les risques de cette surface sont réels. Et ce n’est nullement une exagération de notre part. Toutefois, le problème avec le tartan est aussi tout autre. Selon des scientifiques américains et aussi d’autres pays, le tartan ne doit plus être utilisé comme surface où les matches de football doivent s’y dérouler, chaque week-end que dieu fait. Selon ces scientifiques, il faut carrément abandonner ce type de couverture des terrains de football. Les granulés qui se trouvent dans cette surface, ressemblant à des «pouces», sont très dangereuses pour l’être humain. Ils sont tout simplement «cancérigènes» selon les dires de ces scientifiques. Outre cela, même sans contact, elles peuvent faire libérer, un produit qui est trop «nocif» pour les acteurs du «jeu à onze», mais aussi les supporters qui viennent pour suivre le spectacle. Dernièrement, au stade du 5-Juillet, il y a eu une réunion entre experts des entretiens des stades avec le ministre de la Jeunesse et des sports. Il était question que pour une très bonne pratique du football, il est plus préférable et adéquat de privilégier une surface de jeu en gazon naturel. Le ministre de la Jeunesse et des Sport, El Hadi Ould Ali, avait affirmé qu’il «faudra abandonner le tartan pour le gazon naturel». C’est une sage décision qu’il faudra appliquer immédiatement. Car, il y va de la vie et la santé de nos sportifs et surtout des footballeurs. Vivement le gazon naturel !
                                   Hamid Gharbi

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