lundi 24 septembre 2018 11:31:50

­­­Algérie - FMI : Diagnostic partagé

Effectuée au titre de ses consultations annuelles, conformément aux statuts régissant son fonctionnement, la mission du Fonds monétaire international en Algérie s’inscrit, par conséquent, dans la continuité de son action routinière consacrée à l’examen de la situation économique du pays.

PUBLIE LE : 13-03-2018 | 0:00
D.R

Effectuée au titre de ses consultations annuelles, conformément aux statuts régissant son fonctionnement, la mission du Fonds monétaire international en Algérie s’inscrit, par conséquent, dans la continuité  de son action routinière consacrée à l’examen de la situation économique du pays.
Une consultation qui porte sur les politiques et perspectives économiques devant être soldées par un rapport censé être examiné par le Conseil d’administration du Fonds, en juin. Une visite de travail qui devra conduire à des conclusions sur les étapes franchies par l’Algérie en matière de mise en œuvre des réformes, dans les secteurs économique et financier, mais aussi à des recommandations et des observations qui seront émises par les experts du Fonds, censées réaffirmer les positions du FMI par rapport aux dernières actions engagées par le gouvernement algérien.
Modernisation du système financier, amélioration du climat des affaires, nouvelle politique de l’emploi, réforme de la politique budgétaire, réaménagement des subventions de l’Etat, rôle du secteur privé, le partenariat Public- Privé (PPP), seraient parmi les axes à examiner au titre de cette mission du FMI. L’institution de Bretton Woods avait souligné, en mars 2017, lors d’une mission similaire, la nécessité de consolider le principe de la liberté d’entreprendre, l’amélioration du climat des affaires et la rationalisation des dépenses publiques en insistant sur la révision de la politique de subventions dans le sens d’une plus grande équité et d’une justice sociale.
 Le chef de mission du Fonds monétaire international en Algérie, Jean François Dauphin, avait mis l’accent, à cette occasion, sur la «résilience» de l'économie nationale face à la baisse des prix du pétrole. «L'économie algérienne a été globalement résiliente par rapport au choc pétrolier. Néanmoins, les équilibres des finances publiques et des comptes extérieurs ont subi de plein fouet ce choc», avait-t-il indiqué. Selon le FMI, la solution, pour l’Algérie réside dans la consolidation des finances publiques pour restaurer la soutenabilité à long terme de l'action publique et de rééquilibrer les échanges extérieurs». Le FMI, qui accorde un intérêt particulier aux réformes économiques dans le pays, avait mis l’accent, dans son dernier rapport annuel publié en octobre 2017 sur l’économie algérienne, l’impératif d’«un dosage équilibré» de mesures de politique économique et de réformes structurelles pour optimiser les niveaux de croissance. L’institution avait également suggéré d’opter pour la diversification des possibilités de financement de son économie, y compris «un recours prudent» à l’endettement extérieur, la cession d’actifs publics et un taux de change plus flexible. Des mesures censées assurer une plus grande marge de manœuvre budgétaire au pays pour aller vers un ajustement progressif et plus propice à la croissance, avait souligné le FMI.
 Il avait aussi mis en avant les efforts des autorités algériennes en matière d’assainissement de ses finances publiques, à moyen terme, ainsi que les mesures visant à réduire le déficit budgétaire, améliorer les recettes hors hydrocarbures, maîtriser les dépenses, et poursuivre la réforme des subventions tout en protégeant les plus démunis. Rappelant que les dernières perspectives économiques du FMI pour l’Algérie anticipent une baisse un peu moins que prévue de la croissance en 2018 à 0,8% contre 0,6% projeté en avril, pour reprendre en 2022 à 2,4%. L’inflation devrait baisser à 4,4% en 2018. Les mêmes projections prévoient que le déficit du compte courant devrait se réduire davantage en 2018 et représenter -10,8% du PIB avant de poursuivre sur la même cadence jusqu'à 2022 pour atteindre -6,7% du PIB.
D. Akila

 

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