lundi 10 dcembre 2018 02:00:29

Caméra de surveillance : Les nouveaux « yeux » de la ville

La technologie est la nouvelle arme utilisée par les particuliers pour repousser une attaque ou carrément se protéger contre la délinquance urbaine.

PUBLIE LE : 13-03-2018 | 0:00
D.R

La  technologie est la nouvelle arme utilisée par les particuliers pour repousser une attaque ou carrément se protéger contre la délinquance urbaine.

Rien ne doit être négligé. Tout doit  être filtré, passer  au peigne fin. On applique à la lettre le principe qui dit que prévenir est mieux que guérir. Sur cette question, certains sont prêts  à casquer fort, pour se prémunir contre d’éventuelles situations compliquées et complexes.
La sécurité des  biens et des personnes, prend, en fait,  une autre forme de nos jours. On se protège comme on peut et comme on veut aussi, avec tous ces systèmes d’alarme et  caméras, vendus sur le marché. La sécurité des biens et des personnes, c'est aussi,  par les  temps qui courent, l'affaire  de la télésurveillance. Autres temps autres mœurs.
Aux grands maux, les grands moyens. Après les bergers allemands, les caméras arrivent pour rassurer tout le monde. On ne badine pas avec une question aussi vitale que la protection des personnes qu'on aime, son magasin ou encore son entreprise. Faire face à une attaque, un braquage ou tout autre acte criminel n'est pas exclu avec la violence urbaine de plus en plus visible.
En fait les caméras de surveillance, sont devenues une nécessité absolue pour beaucoup de personnes qui misent sur ce nouveau procédé pour affronter les aléas d'habiter dans une grande ville.
L’installation de caméras de surveillance à l’extérieur des maisons individuelles, et même d’immeubles fait partie des  nouveaux comportements des Algériens qui  se précipitent sur ces objets désormais, irremplaçables.

Plus de 3.500 caméras,  en  dix ans, dans la capitale

Des sources avancent le placement de plus de 3.500 caméras, en  dix ans, dans la capitale, uniquement. C’est un commerce florissant qui rapporte gros. Preuve en est, toutes ces entreprises spécialisées dans l’installation de ces mêmes kits, sans oublier également les boutiques qui proposent une panoplie de marques. Il faut dire que les prix élevés de nouveaux systèmes de protection, n’influe pas sur la demande, de plus en plus importante, de part et d’autre. Un vendeur de systèmes d’alarme et de caméras de surveillance à Dély Ibrahim, dira, à ce propos, que l’installation de caméras chez-nous, s’installe dans les grandes villes, ces dernières années et les particuliers découvrent ce moyen pour se protéger, comme ça se fait partout dans le monde. Pour ce dernier, des dizaines de caméras sont vendues par son magasin, chaque mois, avant de poursuivre que les prix varient de 10.000 à 40.000 DA, en fonction de la marque, de la qualité et ses caractéristiques.
Un autre vendeur, au niveau du  même quartier huppé, sur les hauteurs, dans le même sens, dira que les citoyens ne sont plus  comme avant. «Ils ont divorcé avec les anciennes pratiques et la fatalité, ces dernières années et préfèrent prendre les devants plutôt que d’encaisser les coups »,   insistera-t-il. Côté consommateurs, des particuliers rencontrés, au niveau de ces boutiques étaient unanimes quant à l’apport de ces  caméras pour lutter contre la criminalité.  Aujourd’hui, les statistiques des services de la gendarmerie et la sûreté nationale, bien qu’en baisse, en terme de la criminalité dans les villes, demeure un véritable casse-tête pas seulement pour ces derniers, mais également pour les familles qui semblent avoir trouvé la solution idoine pour se protéger. Mais dans cette course pour éviter le mal, l’on ferme les yeux sur un détail important, à savoir se soumettre à la loi, avant de procéder à l’installation de ces caméras.

Se sécuriser oui, mais la loi doit être appliquée

La loi est claire et pourtant,  certains font la sourde oreille et n’hésitent pas à outrepasser celle-ci. Des sources avancent que plus de 80% des citoyens ont recours à ce système de surveillance sans pour autant respecter les procédures administratives légales.  Que de fois, les services de sécurité ou encore les services de douane avaient saisis des équipements frauduleusement importés.   Ces derniers étant, il faut le dire   illégalement introduits ne peuvent  en aucun cas être légalisés. Et pourtant ils sont en vente et installés, selon  ces mêmes sources. Il faut savoir  que la réglementation exige de toute personne voulant filmer la voie publique, même en partie, de déclarer le système à la DRAG de la wilaya qui lui délivre une autorisation écrite, en bonne et due forme. Néanmoins rares sont les personnes qui se conforment à cette disposition, par ignorance ou par négligence.
En tout cas, c’est légitime de se protéger mais, cela ne devrait certainement se faire en dehors de la démarche légale.
Samia D.

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