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Eclairage : Anticiper

Les travaux de la 35e session du Conseil des ministres arabes de l'Intérieur, qui se sont tenus récemment à Alger, ont placé, au centre des consultations, l'importance de se préparer à éradiquer le terrorisme dans le monde arabe.

PUBLIE LE : 12-03-2018 | 0:00
D.R

Les travaux de la 35e session du Conseil des ministres arabes de l'Intérieur, qui se sont tenus récemment à Alger, ont placé, au centre des consultations, l'importance de se préparer à éradiquer le terrorisme dans le monde arabe. Certes, l’une des priorités est «de tenter de protéger les générations actuelles et futures contre l'extrémisme, et de se préparer à trouver des solutions et à tirer profit des expériences internationales étrangères et arabes dans la déradicalisation» comme l’a souligné un des participants. Toutefois, le terrorisme est un défi mondial qui exige une réponse multilatérale «urgente et concertée», pour reprendre les termes du secrétaire général adjoint et chef du Bureau des Nations Unies de lutte contre le terrorisme,
M. Vladimir Voronkov.
L’évolution sur le terrain des opérations militaires, notamment en Irak et en Syrie où Daech et Al Qaida et certaines organisations qui leur sont affiliées sont mises en déroute, pose un autre problème, à la fois grave et urgent: le retour des terroristes étrangers dans leur pays d’origine. L’Algérie compte moins de ces combattants comparativement à nos deux voisins de l’Est et de l’Ouest. Mais le Maghreb, auquel nous appartenons, et le Sahel, à nos frontières sud, posent une nouvelle problématique, tant ces deux régions sont asymétriques. La Libye exerce un effet d’aimant sur ces éléments qui fuient la Syrie, tandis que le Sahel, compte tenu de son espace qui échappe aux autorités constitutionnelles, est devenu une destination de choix pour le narco-terrorisme.
L’Algérie a toujours prôné une approche inclusive pour traiter ce fléau, qui a cette caractéristique de s’adapter en permanence. «Favoriser une coordination régionale et mondiale pour endiguer le phénomène du terrorisme, éradiquer la tendance d’endoctrinement idéologique en faveur de l’extrémisme, lutter contre les différents supports utilisés par les groupes criminels, notamment tout ce qui a trait au blanchiment d’argent, au trafic de drogue et des stupéfiants et tous les moyens utilisés par ces groupes», a résumé l’inspecteur général au ministère de l’Intérieur, Abderrahmane Sedini. En somme, «un pays seul ne peut pas faire face à ce phénomène qui est, par nature, transnational, donc il est tout à fait normal qu’il y ait un échange assez intense d’informations entre les pays, et notamment les pays arabes, pour pouvoir faire face à toutes les menaces qui se présentent». Dans son message à l’occasion de cette 35e session du Conseil de ministres arabes de l'Intérieur, M. Bouteflika a souligné deux réalités que le monde arabe —puisque cette aire géographique est la plus touchée par les actes terroristes— doit intégrer dans sa stratégie de lutte antiterroriste: la première, la déconfiture de groupes terroristes ne signifie pas la disparition ou l’éradication totale de la menace des éléments résiduels ; la seconde, l'espace virtuel qui est devenu un refuge pour les terroristes.
 En effet, Dans une étude réalisée par le Centre d’analyse politique Policy Exchange et intitulée «La nouvelle guerre du Net», il apparaît que ce sont des Européens, et spécialement des Britanniques, férus de nouvelles technologies et maîtrisant le montage vidéo, qui travaillent pour l’organisation terroriste, et Twitter compte encore pour 40% parmi les canaux de communication utilisés.
M. K.

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