mardi 11 dcembre 2018 22:13:45

Présidentielle en Russie : Poutine, seul face à l’occident

«La Russie n'est pas un pays qui a peur de quoi que ce soit», a déclaré récemment son Président, Vladimir Poutine, candidat à sa propre succession le 18 mars courant.

PUBLIE LE : 12-03-2018 | 0:00
D.R

«La Russie n'est pas un pays qui a peur de quoi que ce soit», a déclaré récemment son Président, Vladimir Poutine, candidat à sa propre succession le 18 mars courant.

Lorsqu’on se rappelle que le slogan avec lequel il a fait campagne est un
«président fort pour un pays fort», l’on comprend mieux pourquoi sa probable réélection n’est pas pour plaire à de nombreuses capitales occidentales. En effet, parce que Poutine est, pour les russes notamment, le président qui a restauré l'autorité et le rôle de Moscou dans l'arène internationale, perdus après l'humiliante chute de l'URSS, il ne pouvait que gêner dans un monde où les occidentaux avaient pris l’habitude de se comporter en maîtres du monde sans devoir faire des concessions ou entreprendre des négociations sur le règlement des conflits en cours. A ce titre, l’exemple du conflit syrien est révélateur. Sans l’intervention russe, il est certain que le sort de la Syrie aurait été tranché depuis belle lurette et ce en faveur de l’opposition. C’est l’entrée en jeu de Moscou qui a permis de faire basculer le rapport des forces en faveur de Damas. Au conseil de sécurité, la Russie, du reste, ne manque jamais de recourir à son droit de véto pour bloquer l’adoption de résolutions proposées à l’encontre de Damas car jugées «subjectives». Ce qui n’a pas été du goût de ceux qui ont pris fait et cause pour l’opposition. La Russie brandit son droit de véto à chaque fois qu’elle estime nécessaire afin de rééquilibrer les choses au sein de l’organe onusien mis au service des plus forts. Vladimir Poutine, considéré à l’étranger comme l’ennemi de l’occident, n’a que cure de cette image véhiculée par les médias occidentaux qui l’associe au «mal absolu». Aux yeux de Vladimir Poutine, fait-on remarquer, «tous ces reproches montrent en réalité que l'idée d'une Russie forte gêne les Occidentaux». Pour un analyste politique russe, «le fait qu'il soit considéré comme le principal ennemi de l'Occident, c'est la reconnaissance de son statut de principal homme politique».
La présentation, début mars, lors d'un discours devant le Parlement, des nouvelles armes «invincibles» de la Russie, tout en lançant aux Occidentaux : «Ecoutez-nous maintenant!» n’est pas faite pour arranger sa réputation ni pour rassurer ses détracteurs. Les russes, eux, sont disposés à réélire le président sortant Vladimir Poutine— il est crédité d'environ 70% d'intentions de vote par l'institut public VTSIOM— pour un second mandat de six ans.
Nadia K.
 

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