mardi 18 dcembre 2018 17:15:01

Du 4 au 7 septembre : Semaine économique et culturelle de l’Algérie à Washington

La Semaine économique et culturelle de l’Algérie aux États-Unis sera organisée, du 4 au 7 septembre 2018 à Washington, a indiqué, hier à Alger, le président du Conseil d’affaires algéro-américain (USABC), Ismael Chikhoune.

PUBLIE LE : 08-03-2018 | 0:00
D.R

La Semaine économique et culturelle de l’Algérie aux États-Unis sera organisée, du 4 au 7 septembre 2018 à Washington, a indiqué, hier à Alger, le président du Conseil d’affaires algéro-américain (USABC), Ismael Chikhoune. Pour inciter les opérateurs économiques algériens à participer à cet évènement, une journée d’information a été ainsi organisée hier à Alger par l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex) et l'USABC, en collaboration avec l’ambassade d’Algérie à Washington. Cette journée vise à faire connaître aux exportateurs algériens, les opportunités d’exportation vers le marché américain et à susciter le partenariat commercial et industriel entre l’Algérie et les États-Unis, a indiqué le directeur général d’Algex, Chafik Chiti. Elle s’inscrit, selon lui, dans le prolongement du processus devant jeter les bases d’une véritable coopération entre les deux pays, à l’effet de donner un sens aux efforts engagés par les deux gouvernements et une plus grande visibilité aux opérateurs économiques algériens, mais aussi américains. Cette journée a ainsi permis d’éclairer le milieu d’affaires algérien et américain sur les opportunités commerciales et de partenariats industriels entre les deux pays. Pour mettre en évidence les opportunités d’exportation vers le marché américain, M. Chiti a précisé qu’entre 2012 et 2017, les importations moyennes des États-Unis avaient atteint 2.341 milliards(mds) de dollars, dont seulement 3,4 mds de dollars en provenance d’Algérie, qui occupe ainsi le 57e rang des pays fournisseurs des États-Unis. M. Chiti a également fait savoir que 62% des importations américaines proviennent de 4 pays africains, en l’occurrence l’Afrique du Sud (23%), le Nigeria (21,1%), l’Algérie (10%) et l’Angola (7,8 %). Durant les 6 dernières années, a-t-il poursuivi, les exportations algériennes moyennes vers les États-Unis ont atteint 5,1 mds de dollars, avec un pic de 11 mds de dollars en 2012. La répartition par secteur des ventes algériennes au profit du marché américain fait ressortir, que le secteur des hydrocarbures demeure dominant, avec 3,3 mds de dollars, soit 98,9 % du total des exportations algériennes vers les États-Unis. En revanche, les importations algériennes de produits pétroliers en provenance des États-Unis ne représentent que 5% du total de ses importations, soit 86 millions de dollars. Pour ce qui est du secteur industriel, il n’accapare que 1% (34 millions de dollars) de la totalité des ventes algérienne vers le marché américain. Quant aux importations algériennes de produits industriels, elle accapare une part importante, soit 78 % (1,4 mds de dollars). Elles sont composées essentiellement d’appareils de radiodétection et de radiosondage, d’avions et autres véhicules aériens, pâtes chimiques de bois de conifères. Quant au secteur agro-alimentaire, il n’absorbe, lui aussi, qu’une infime partie des ventes algériennes aux États-Unis, précisément 2,6 millions de dollars, composées essentiellement des dattes, avec 98%. Outre les dattes, l’Algérie exporte également vers ce marché des caroubes, eaux gazéifiées et de l’huile d’arachide et ses fractions. S’agissant des achats de l’Algérie du marché américain en produits agro-alimentaires, ils n’occupent que 17% de la totalité de nos achats de ce marché, soit 1,4 mds de dollars. Ces chiffres démontrent ainsi qu’il existe un grand déséquilibre commercial. Pour sa part, M. Chikhoune a fait savoir que les Italiens, les Espagnols et les Grecs sont les exportateurs les plus agressifs vers les États-Unis. Il a regretté, de ce fait, la rareté du produit algérien dans les marchés communautaires (arabe et musulman). Selon lui, le peu de produits vendus aux États-Unis passe par le Canada. Sur les quelques tentatives d’exportation vers le marché américain, M. Chikhoune a signalé que ces opérations ont fait long feu, en raison de manque de volume et de qualité. (APS)
 

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