mardi 11 dcembre 2018 22:10:52

Grand Angle : Nécessaires concessions

Avant de se rendre à Londres où il a évoqué entre autres questions, avec la première ministre britannique Theresa May, la question du Yémen, le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane Al Saoud, avait déclaré au Caire, que la guerre qui oppose depuis 2014 dans ce pays, d'une part les rebelles houthis et les militaires loyaux à l'ex-Président Ali Abdallah Saleh, tué le 4 décembre dernier, et d'autre part les forces gouvernementales et les milices populaires «touche à sa fin».

PUBLIE LE : 08-03-2018 | 0:00
D.R

Avant de se rendre à Londres où il a évoqué entre autres questions, avec la première ministre britannique Theresa May, la question du Yémen, le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane Al Saoud, avait déclaré au Caire, que la guerre qui oppose depuis 2014 dans ce pays, d'une part les rebelles houthis et les militaires loyaux à l'ex-Président Ali Abdallah Saleh, tué le 4 décembre dernier, et d'autre part les forces gouvernementales et les milices populaires «touche à sa fin». Une annonce qui devrait réjouir la communauté internationale, d’autant que l’Arabie saoudite conduit la coalition arabe qui soutient une des deux parties au conflit et que la situation humanitaire au Yémen est des plus préoccupantes. Le directeur des opérations du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), M. John Ging, a indiqué fin février qu’après trois ans de conflit la situation humanitaire au Yémen est «catastrophique», avec un nombre «sans précédent» de civils en détresse, 22,2 millions au total, dont 8,4 millions en insécurité alimentaire et près de 400 000 enfants âgés de moins de 5 ans atteints de malnutrition aiguë. De son côté l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Yémen, M. Ismail Ould Cheikh Ahmed, qui quittera prochainement son poste pour être remplacé par le britannique, Martin Griffiths, a déclaré devant le Conseil de sécurité le 17 février dernier que
«seuls les décideurs yéménites sont capables d’arrêter la guerre et l’effusion de sang». Mais Ismail Ould Cheikh Ahmed qui intervenait pour la dernière fois devant l’Organe onusien a également tenu à indiquer que la «seule chose qui manque» pour mettre fin au conflit dans ce pays «c’est l’engagement des parties à faire des concessions et à accorder la priorité à l’intérêt national». En effet, si l’organisation d’une conférence des donateurs le 3 avril à Genève pourra récolter les fonds et  atténuer un tant soit peu la «pire crise humanitaire au monde causée par l’homme», il n’en reste pas moins vrai que le plus important est la fin de ce conflit dévastateur. Seul le retour à la paix permettra aux Yéménites de panser leurs blessures et d’envisager le retour à une vie ordinaire ou presque, tant il est certain qu’il faudra beaucoup de temps pour guérir les traumatismes causés par ce conflit.
Nadia K.

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