lundi 18 juin 2018 01:00:48

La Pr Hayet Aouras, cancérologue : Donner une deuxième chance à la vie

«La vocation, c’est le bonheur d’avoir pour métier sa passion», dit-on.

PUBLIE LE : 08-03-2018 | 0:00
D.R

«La vocation, c’est le bonheur d’avoir pour métier sa passion», dit-on. Cela s’applique au professeur en médecine, Hayet Aouras, qui exerce à l’établissement (EHS) d’El-Bouni (Annaba). Ses patients et les gens qui l’ont côtoyée sont unanimes à souligner ses compétences et son humanisme. Depuis son jeune âge, Hayet rêvait de devenir médecin, et plus précisément chirurgien .Un rêve d’enfance qui se réalisa et la verra médecin, comme elle l’espérait et le souhaitait, au grand bonheur  de ses parents qui l’ont soutenue de bout en bout, comme elle a tenu à témoigner. Cumulant plus d’une vingtaine d’années de service, d’abord au Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Annaba, puis affectée à l’EHS d’El-Bouni, Hayet  Aouras a étudié à l’Institut national des sciences médicales (INESM) d’Annaba, devenu faculté de médecine de l’université Badji-Mokhtar d’Annaba, vers la fin des années 1980, pour se spécialiser en gynécologie obstétrique et cancérologie gynéco-mammaire, à l’université d’Alger, en 1992. Son contact avec plusieurs spécialistes en médecine, dont le Pr Boudiaf, lui a permis de gagner en compétence et savoir-faire, à telle enseigne que les patients qu’elle a traités ne tarissent pas d’éloges sur elle. C’est en 1996 qu’elle a entamé sa carrière professionnelle au CHU d’Annaba, pour atterrir des années après à l’EHS d’El-Bouni, dans le cadre de l’extension opérée dans le secteur de la santé à l’échelle de la wilaya d’Annaba. Le Pr Aouras estime que sa vie professionnelle lui a permis de découvrir sa seconde famille composée de femmes et d’hommes en blouse blanche venus de diverses régions du pays. Elle a vécu toutes les étapes du développement du CHU d’ Annaba, études universitaires jusqu’à sa promotion au rang de professeur en médecine dans la spécialité gynécologie obstétrique et de cancérologie gynéco-mammaire, un statut bien mérité. Aujourd’hui, Hayet s’occupe de la formation académique des étudiants en médecine interne et résidants. Elle assure également la formation continue des médecins généralistes, tout en participant aux différents congrès et manifestations scientifiques nationaux et internationaux par la présentation de communications dans le domaine. Plus on avance dans l’âge, plus l’être humain devient conscient de la tâche qui l’attend.
«C’est pour cela que je privilégie toujours le travail de groupe afin d’atteindre nos objectifs», dit-elle. J’essaye toujours, durant les stages, d’inculquer et de transmettre au mieux le savoir aux jeunes et futurs médecins qui m’entourent.
On s’entraide mutuellement dans le but surtout d’aboutir à une amélioration de la qualité de soins que nous sommes en train d’offrir aux patients, que ce soit sur le plan organisationnel et scientifique, que relationnel. C’est ma façon de voir les choses, à travers mon groupe. Je n’hésiterai pas une seule seconde lorsqu’il s’agit d’une demande d’encadrer les étudiants en graduation ou en post-graduation. Le nombre d’étudiants est partagé entre le CHU et l’ESH d’El-Bouni, pour un meilleur suivi et la prise en charge des patients venus des wilayas limitrophes. La gynécologie, comme toute spécialité, c’est la tâche la plus lourde des médecins spécialistes .
«Il s’agit d’une spécialité qui a trait au phénomène physiologique qui est la naissance. C’est un événement heureux pour le couple, et la mission du médecin gynécologue doit être double, dans la mesure où l’enfant doit sortir sain et sauf. Le cancer du sein, c’est le premier cancer de la femme. Donc, c’est une charge importante de travail qui pèse sur mon dos, au même titre que mes collègues et confrères. Généralement, on reçoit la femme sans suivi médical, ce qui rend difficile notre tâche par rapport à la pathologie.» Ce sont quelques enseignements qu’elle a tirés de son parcours de travail, tout en indiquant que le plus dur pour une femme est de concilier vie professionnelle et famille, qualifiant cela d’un défi.
Boudjemaâ Guetmi

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