mardi 18 dcembre 2018 17:17:47

20% des divorces à la demande des femmes : Le HCI, pour la révision du code de la famille

Le président du Haut Conseil islamique, M. Bouabdallah Ghlamallah, a plaidé, hier, en faveur de la révision du code de la famille, après avoir constaté que le nombre de divorces dus au khoul’ ne cesse de prendre de l’ampleur.

PUBLIE LE : 08-03-2018 | 0:00
Ph. : Louiza

Le président du Haut Conseil islamique, M. Bouabdallah Ghlamallah, a plaidé, hier, en faveur de la révision du code de la famille, après avoir constaté que le nombre de divorces dus au khoul’ ne cesse de prendre de l’ampleur.
M. Ghlamallah a révélé que 20% des divorces enregistrés annuellement sont attribués au Khoul’, et ce dans une déclaration, en marge d’une rencontre tenue à Alger sur la demande de divorce par la femme. Il a souligné la nécessité de mettre en place des mécanismes susceptibles de faire face à cette situation qui menace de nombreux foyers.
«Le mariage est un lien sacré qu’il faut préserver par tous les moyens», a-t-il expliqué, précisant que le divorce doit constituer la solution ultime en cas d’importants conflits dans le couple.
Le président du HCI a souligné que les cas de divorce sont de 68.000 en 2017. Il a insisté sur le fait que la rupture du lien sacré du mariage par le mari ou par l’épouse ne doit pas être un moyen de facilité auquel recourent de plus en plus de jeunes couples, pour des raisons parfois futiles et sans tenir compte des conséquences.
«Le divorce constitue une véritable menace pour la cellule familiale, qui est le noyau de la société», a souligné M. Ghlamallah. Il a recommandé aux époux de se référer au Coran et à la sunna, pour régler leurs différends et sauvegarder les intérêts des enfants.
Ont pris part à cette rencontre, des représentants d’institutions et de la société civile, ainsi que la présidente du Conseil national des droits de l'homme, Mme Fafa Benzerrouki, qui a salué l’initiative du HCI.
Pour elle, cette rencontre est une occasion pour émettre des propositions pour tenter de trouver des solutions aux problématiques du divorce et au khoul’.
Pour sa part, Mme Zoubida Igroufa, enseignante à l’université de Béjaïa, a indiqué que le divorce est dû en grande partie aux changements socioéconomiques et culturels du pays.
Elle a relevé la nécessité de réviser l’article 54 du code de la famille qui donne à la femme le droit au Khoul’.
L’enseignante a indiqué que depuis sa révision en 2005, 10.000 demandes de divorces émanant des femmes ont été enregistrées. L’experte propose la réactivation du concept de médiateur judiciaire spécialisé dans les affaires de divorce, à travers la création des cellules au sein des tribunaux.
Son rôle est de rapprocher les points de vue et de tenter de régler les conflits afin d’éviter le divorce.
Elle a évoqué l’importance pour le couple de suivre des formations portant sur les qualifications familiales avant le mariage, précisant que certains pays exigent des attestations d’aptitude familiale, citant le cas de la Malaisie qui a pu réduire le nombre de divorce de 38% à 8%.
    Kamélia Hadjib

 

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